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DE LA RECHERCHE A LA FORMATION

Nous avons créé ce blog dans l'intention de faire connaître les travaux de recherche en didactique de la géographie. Notre objectif est également de participer au renouveau de cette discipline, du point de vue de ses méthodes, de ses contenus et de ses outils. Plus globalement nous espérons que ce site permettra d'alimenter les débats et les réflexions sur l'enseignement de l'histoire-géographie, de l'école à l'université. (voir notre manifeste)

jeudi 24 mai 2012

Master 2 TICE - Mention Education et formation

Le laboratoire Ecole, Mutation, Apprentissage de l'Université de Cergy-Pontoise ouvre à partir de la rentrée 2012 un master 2 recherche option "Technologies de l'éducation" :
http://www.u-cergy.fr/fr/laboratoires/ema/ema---tice/master-2-technologies-de-l-education.html

Cette formation d’un an s’adresse aux professionnels de l’éducation souhaitant être aptes à répondre aux problématiques induites par les technologies de l’information et de la communication (TIC) en contexte éducatif. Elle s’adresse tout particulièrement aux professionnels déjà impliqués dans les pratiques des TICE qui veulent se former aux démarches et aux méthodes de la recherche. Il permet de s’engager par la suite dans un travail doctoral. Il s’adresse également aux publics ayant un parcours dans l’enseignement supérieur.

Le laboratoire d’appui est notamment constitué par l’équipe travaillant sur les technologies de l’éducation du laboratoire École Mutation Apprentissage, laboratoire de sciences de l’éducation dont les chercheurs appartiennent à plusieurs disciplines : sciences de l’éducation, sociologie, histoire-géographie, philosophie, sciences du langage et de la littérature francophone, didactiques.
Des intervenants internationaux (Christian Depover, Daniel Péraya, Thierry Karsenti, Jacques Wallet, Georges-Louis Baron, Éric Bruillard, Vassilis Komis) participeront aux séminaires de recherche et/ou aux ateliers d’encadrement de recherche des travaux des étudiants.

Ce parcours met en synergie une préparation à la recherche et une formation professionnelle. Il vise notamment à transmettre les méthodes, savoir-faire et résultats significatifs de la recherche notamment dans le domaine des technologies de l’éducation. Ce sera l’occasion pour les étudiants de conduire des travaux scientifiques et de s’approprier des repères théoriques, méthodologiques et empiriques concernant les situations d’enseignement/apprentissage intégrant les technologies informatisées. En se centrant sur les apprentissages et les enseignements instrumentés, les étudiants auront la possibilité d’acquérir une culture scientifique dont les compétences sont transférables en milieu professionnel.

Les enseignements se dérouleront en présentiel sur les sites de Gennevilliers et de Cergy et à distance avec regroupements. Consulter le site pour en savoir plus sur les contenus et les modalités de formation : http://www.u-cergy.fr/fr/laboratoires/ema/ema---tice/master-2-technologies-de-l-education.html

Géoforum 2012 de l’AFDG (20-21 juin 2012)

Où se situe l’innovation en géographie aujourd’hui ?

Géoforum de l’Association Française pour le Développement de la Géographie (AFDG) 
20-21 juin 2012 à Rouen

http://geoforum2012.wordpress.com/

L’AFDG renoue avec les Géoforums, qui ont été pendant longtemps l’occasion de nombreux débats dans un esprit pluraliste. Comment peut-on parler aujourd’hui d’innovation dans la géographie : dans son implication dans les interrogations de la société, dans la nouveauté de son approche des problèmes économiques, sociaux, environnementaux, dans son renouvellement conceptuel, dans ses méthodes d’investigation scientifique, dans l’approfondissement de ses limites ? Où réside le renouvellement ? Les débats sur ce thème seront largement ouverts à tous les témoignages et manifestes, pendant les deux journées.

En avant-première de ce Géoforum un appel avait été fait en 2011 à l’ intention des jeunes chercheurs titulaires d’un doctorat. Les textes reçus à cette occasion donneront lieu à deux débats, qui permettront une confrontation entre les « jeunes géographes » et les plus anciens se posant les mêmes questions.

Des ateliers seront également ouverts pour élargir les domaines de réflexion. Toute proposition originale de participation est bienvenue qu’elle soit individuelle ou collective. Le GEOFORUM est un espace pluriel et créatif, la moitié des ateliers seront donc déterminés en fonction des réponses. Celles qui nous parviendront avant le 8 MAI 2012 pourront être intégrées après avis du comité d’organisation de l’AFDG au programme détaillé du GEOFORUM.

Contact : developpement-geo@orange.fr

Lieu du Géoforum : Université de Rouen. Maison de l’Université Mont St Aignan



PROGRAMME

Mercredi 20 juin 
       

9h30 : Accueil des participants 
            

10 h: Concepts et théories importés d’autres disciplines : un usage innovant ?

Discussion à partir des rapports présentés par Christine Roux, Maxime Forriez, Camille Parrain en réponse à l’appel « Jeunes chercheurs ».

L’hystéresis, un concept à “revisiter”

- L’organisation en échelles du peuplement humain

- Territoire en haute mer: mobilis in mobile au sein de l’Atlantique

Discutants : Marie-Claire Robic, César Ducruet, Yves Guermond

11h30 : Pause-café

11h45 à  13 h : Débat sur le thème précédent, présidé par Thierry Joliveau

13 h : Repas


14h30  à 16 h :  

Atelier 1. Technologies de l’information et géographie : quelles innovations ? animé par Thierry Joliveau, César Ducruet, Laurent Beauguitte, Fatouma Coulibaly, Philippe Jeanne

- Atelier 2De l’individu au monde – Quelles nouvelles frontières pour la géographie politique ? animé par Michel Bussi

16 h : Pause-café


16h30 à 18 h :

- Atelier 3, animé par Pascal François et Sylvain Genevois : L’innovation pédagogique en géographie

- Atelier 4Peut-on renouveler la lecture géographique des langues ?  animé par David Dalby, Françoise Lucchini, Sylviano Freiré-Diaz, Pierrick Le Feuvre :

 18 h : Géographes Associés, quel rôle pour une association professionnelle aujourd’hui ? Séance plénière présidée par Madeleine Brocard


Jeudi 21 juin
                

9h : La recherche en géographie face aux discours politico-scientifiques ambiants.

Discussion à partir des rapports présentés par Christina d’Alessandro, Sylvain Dournel, Laurent Gagnol en réponse à l’appel « Jeunes chercheurs ».

Du développement au renforcement des capacités: vers une autre géographie de l’Afrique

- La géohistoire, une démarche scientifique porteuse…

Pour une géographie du mouvement

Discutants : Denise Pumain, Anne-Cécile Hoyez, Daniel Delahaye


10 h 30 : Pause-café


10h45à 11h30 : Débat sur le thème précédent, présidé par Nicole Mathieu

11h30 à 13 h :

Atelier 5. L’interdisciplinarité et la transdisciplinarité sont-ils porteurs de déplacements méthodologiques et théoriques en géographie ?  animé par Nicole Mathieu

Atelier 6. Le Monde comme projet  animé par Clarisse Didelon et Arnaud Brennetot :
   
13 h : Repas et fin du Géoforum

dimanche 6 mai 2012

La dernière séance du séminaire de didactique de l'histoire géographie aura lieu sur le thème

HABITER : vers la construction d'un ancrage territorial ? 

Jean-François THEMINES

PU de géographie, Université de Caen-Basse-Normandie / IUFM de Basse Normandie

Mercredi 16 mai 2012 14h-16h (salle 109)

Institut de géographie - 191 rue Saint Jacques – Paris 5e - métro Luxembourg

L’intervention vise à identifier quelques enjeux didactiques de l’introduction du thème de l’habiter dans le programme de sixième. Partant du constat de l’apparentement du programme à un thème de recherche pluridisciplinaire, il s’agit tout d’abord de parcourir quelques références importantes, de géographie principalement mais pas seulement, pour interroger ce texte scolaire, avant de proposer à partir de séquences réalisées quelques pistes de travail avec les classes.
Les propositions s’inscrivent dans une didactique de l’expérience géographique, pratique de recherche-action qui consiste à permettre à des élèves de recueillir et de traiter des « fragments de culture » comme autant de données à partir desquelles ils élaborent un discours réflexif propre sur leurs espaces de pratiques.
Elles visent à participer à l’élaboration d’une géographie scolaire dont le monde de référence est un ensemble de connexions, où la classe prise comme groupe est une ressource première d’expression et de formalisation de la complexité des lieux et du monde, et dont la visée est la construction d’un espace public au sens d’un espace (géographique) d’action et d’interaction partagé.


Cette présentation s'appuiera sur le dernier ouvrage de Jean-François THÉMINES J.-F. (2011).  Savoir et savoir enseigner le territoire. Toulouse : Presses Universitaire du Mirail, coll. «Questions d’éducation », 176 p (lire la présentation)

jeudi 8 mars 2012

Séminaire de didactique de l'histoire-géographie


Enseigner ou éduquer à l’Europe ?

Mercredi 21 Mars - 9h30 17h
Institut de Géographie de Paris - Nouvel Amphi
(191 rue St Jacques - Paris - RER Luxembourg)

Contact : Caroline Leininger-Frézal : carolinefrezal(at)wanadoo.fr

Publics ciblés : enseignant-chercheurs, doctorants, formateurs, enseignants du secondaire et du primaire.

L’Europe est un objet d’enseignement depuis la mise en place de l’histoire-géographie à la fin du XIXème siècle. L’Europe constituait alors un cadre pour l’étude des nations voisines et concurrentes. Depuis, la recherche en géographie autant que la discipline scolaire se sont profondément renouvelées sur la thématique. L’extension d’une union politique européenne pose, avec plus de vigueur, la question d’un territoire européen, de ces limites et de ces caractéristiques. Parallèlement, l’Europe est devenue un objet d’enseignement à part entière, plus ou moins stabilisé et réaliste dans le cadre de l’enseignement de l’histoire-géographie. Les enseignants ont été missionnés pour former des citoyens européens (cf le socle commun de connaissances et de compétences). Cette journée du séminaire de didactique de l’histoire-géographie propose d’explorer ces questionnements dans un dialogue entre des chercheurs en didactique de l’histoire et de la géographie et des chercheurs en géographie.


Axe 1 Vers l’émergence d’une identité européenne ?

9h30-10H30 : Quand la mondialisation devient la "toile de fond" de l'étude européenne : le risque d'une géographie scolaire aux finalités civique et identitaire affaiblies.
Hélène Béchet, doctorante de l’Université Paris 4 (enregistrement audio + diaporama)

La suppression de l'histoire-géographie comme discipline obligatoire en terminale S a
nécessité une rétractation des contenus étudiés autrefois en deux années. La mondialisation ne pouvant être éludée, la France et l'Europe sont aujourd'hui étudiées en Première sur "toile de fond de mondialisation" ce qui teinte considérablement la nature des thèmes étudiés. L'Union européenne en tant qu'espace économique prime sur l'approche politique, sociale et culturelle. La place laissée au débat émanant de cet "objet scolaire chaud" est réduite à une réflexion maintenant classique sur "Qu'est-ce que l'Europe ?". Les peuples et les hommes sont les grands absents de ce nouveau programme (étude beaucoup plus succincte des problématiques démographiques et migratoires) qui semble peu enclin à reconnaître la richesse propre à l'altérité des communautés qui composent l'UE. Le projet politique européen est survolé, les instructions officielles et les propositions des manuels ne permettent pas de donner du sens à l'enjeu citoyen inhérent au thème de l'Europe.

Le rapprochement histoire-géographie n'a pas émergé pour éviter une présentation de la construction européenne jugée trop "historique" par les concepteurs de ce nouveau programme, Certes, la mondialisation est indéniable et une clé de lecture pour la compréhension du monde actuel mais lorsqu'elle devient la matrice de toute approche territoriale l'on peut s'interroger sur l'appauvrissement d'une géographie scolaire peu encline à développer cette aspiration au "vivre ensemble" indispensable pour construire le lien social.
Voilà donc des pistes de réflexion que j'aimerais partager en m'appuyant sur mon étude des
programmes, leur élaboration (entretien avec Michel Hagnerelle), leur réception (notamment la réaction de Rémy Knafou que j'ai rencontré suite à sa tribune parue dans le Monde en réaction à ce nouveau programme) et leur traduction éditoriale (comparaison de manuels).

10H30-11h30 : Quid des positionnements réels des enseignants entre vulgate
scolaire et bricolage personnel.

Nicole Allieu-Mary, Chercheure et responsable de l’Equipe ECEGH jusqu’en 2009
Institut national de recherches pédagogiques (INRP)
(enregistrement audio + diaporama)

11H30-12h30 « L’Europe » comme obstacle politique et épistémologique pour la construction européenne
Claude Grasland, Professeur des Universités en géographie, Université Paris 7 Denis
Diderot UMR 8504 Géographie-cités, Equipe P.A.R.I.S
(enregistrement audio)
A partir des résultats d'un projet international sur la vision de l'Europe dans le Monde, on se propose de montrer le décalage (dissonance cognitive) entre la manière dont se perçoivent les membres de l'Union Européenne et celle dont ils sont perçus de l'extérieur. Les programmes scolaires contribuent à ce décalage, en particulier du fait de la confusion qu'ils entretiennent entre un objet politique précis (l'Union Européenne) et un objet flou et indéterminée (L'Europe). L'exposé sera fondé sur la présentation de 5 visions de l'Europe dans le Monde"


12h30-13H00 : Débat
13H00 – 14h00 : Pause déjeuner



Axe 2 De quelle Europe parlons-nous ?

14h-15h : (Dé)construction européenne et territoire,
Dominique Rivière, Professeur des Universités en géographie, l’Université Paris 7 Denis
Diderot UMR 8504 Géographie-cités, Equipe P.A.R.I.S (enregistrement audio + diaporama)

15h-16h : Originalités de quelques savoirs d'une géographie scolaire de l'Europe
Jacky Fontanabona, Chercheur associé à l’INRP jusqu’en 2008 (enregistrement audio + diaporama)

Mon intervention est ordonnancée par un parti-pris, tiré d'une expérience professionnelle et de recherches entreprises au sein de l'INRP sur l'utilisation des cartes, mais aussi sur l'innovation en classe de géographie. Les savoirs scolaires ne peuvent pas et ne doivent pas être le seul reflet de savoirs produits par l'Université, les agences d'aménagement, ou le grand public, Ils ont, leurs propres finalités civiques et sociales, pour des élèves qui sont à un âge particulier de leur vie.
Cette intervention ne prétend pas être un panorama des savoirs scolaires français, qu'ils soient majoritaires ou innovants. Elle tente de montrer comment des professeurs ont pris en charge ces finalités et les caractères propres d'une situation "d'enseignement/apprentissage". Elle analyse comment ils ont tenté d'élaborer avec leurs élèves, les savoirs géographiques qui leur paraissaient pertinents, à propos d'un objet géographique, l'Europe.

16h- 17h00 : Débat


En complément de ce programme, voici d'ores et déjà quelques références et liens Internet concernant les travaux de recherche des intervenants :


Bibliographie -Sitographie


- Didelon C., Grasland C. and Richard Y. (2008), Atlas de l’Europe dans le Monde, CNRS-GDRE S4 / Documentation Française, Paris, 260 p

- Grasland Claude (2004), "Les inégalités régionales dans une Europe élargie" ,in Chavance B. (Ed), Les incertitudes du grand Èlargissement : L’Europe centrale et balte dans l’intégration européenne, L’Harmattan, Paris, 181-214.

- Rivière Dominique (2004), L'Italie - Des régions à l'Europe, U Géographie, Armand Colin

- Baron Myriam, Cunningham-Sabot Emmanuèle, Grasland Claude, Rivière Dominique, Van Hamme Gilles (2010), Villes et régions européennes en décroissance : maintenir la cohésion territoriale, Octobre 2010, 346p.

- Rivière Dominique (2008), « Le Traité de Lisbonne remet-il l’Europe « sur les rails » ? », EchoGéo, Sur le vif 2008, 15 avril 2008, http://echogeo.revues.org/4013

- Hélène Béchet (2006), Le vieillissement de la population européenne, Population & Avenir n° 677 (mars-avril 2006)

Recherche INRP : "Enseigner l’Europe et enjeux citoyens", équipe ECEHG – Enjeux Contemporains de l’Enseignement de l’Histoire-Géographie, INRP (Lyon) :
http://ecehg.inrp.fr/ECEHG/europe/enseigner-l-europe


- Allieu-Mary Nicole (2009), Enseigner l'Europe aujourd'hui, c'est enseigner un objet incertain, dossier du Café pédagogique
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/05/Allieu-Mary_EnseignerEurope.aspx
http://ecehg.inrp.fr/ECEHG/pdf/enseigner-leurope-un-objet-incertain

- Allieu-Mary Nicole (2007), L’éducation à la citoyenneté européenne, dépassement du roman national ? (Journées des 8 et 9 octobre 2007 portant sur « Mémoires, histoire, identités (2) : l’histoire nationale face à la concurrence des mémoires »).
http://ecehg.inrp.fr/ECEHG/europe/enseigner-l-europe/depassement-roman-national/view

- Grataloup Christian, Une géohistoire de l'Europe (Journée d'étude "Enseigner l’Europe et la construction citoyenne", académie d'Amiens)
http://histoire-geo-ec.ac-amiens.fr/?Une-geo-histoire-de-l-Europe

- Fontanabona Jacky, La classe d’histoire- géographie entre enseignement d’un objet scolaire et éducation à la citoyenneté (Journée d'étude "Enseigner l’Europe et la construction citoyenne", académie d'Amiens)
http://histoire-geo-ec.ac-amiens.fr/?La-classe-d-histoire-geographie

- Enseignement de l’Europe et construction citoyenne, formation de formateurs INRP (31 janvier-1er février 2009) - Nombreuses ressources des intervenants à télécharger
http://ecehg.inrp.fr/ECEHG/europe/enseigner-l-europe/depassement-roman-national/view

Ressources pédagogiques

- Dans le cadre du projet Eurobroadmap, 11 équipes de recherche issues de pays différents ont travaillé sur la place et la perception de l'Europe dans le monde. Les résultats de ces recherches sont disponibles sous la forme de cartes mentales disponibles sur le site Subjective Mapper

- Dans le prolongement de ce projet a été créé un outil pédagogique : le site Terra In-Cognita vise à mettre à disposition le matériel cartographique produit, afin de "créer un lien concret et durable entre le monde de la recherche universitaire en géographie et les enseignants du secondaire dans cette discipline". Animé par Arnaud Brennetot et Clarisse Didelon, ce site propose de nombreuses fiches d'activités pédagogiques en lien avec les programmes scolaires. Les propositions sont intéressantes et originales : à partir de cartes et d'anamorphoses accompagnées de documents très variés, il s'agit de décrypter les visions et les représentations mentales sur la notion de continent et d'européanité.


Consulter le programme et les autres interventions du séminaire de didactique (2011-2012)

vendredi 20 janvier 2012

Plans-reliefs des villes françaises : une France en 3D

Le Grand Palais accueille une exposition du 18 janvier au 17 février 2012 : il s'agit de 16 plans-reliefs de villes françaises du XVIIe au XIXe siècle. Ces plans-reliefs, maquettes historiques de villes fortifiées, constituent un ensemble commencé sous Louis XIV à partir de 1668 et enrichi jusqu’en 1873. Fabriquées dans un premier temps pour des besoins militaires, ces maquettes au 1/600 permettaient, à travers la représentation des fortifications et de leurs environs, de préparer minutieusement les opérations de guerre.




En France c'est Louis XIV qui imposa les plans en relief pour représenter les points stratégiques qu'étaient les villes frontières (Strasbourg, Besançon, Grenoble, Brest...) : véritables plans en 3D avant la lettre, ils permettaient d'évaluer les failles en défense. Ces maquettes sont devenues de plus en plus grandes, au fur et à mesure de l'accroissement de la portée des canons (la plus grande, celle de Cherbourg, atteint 160 m2).

Cette exposition est la première réalisée par la Maison de l’histoire de France, avec le concours de la Réunion des Musées Nationaux–Grand Palais et le partenariat scientifique du musée des Plans-reliefs. Elle s’inscrit dans la mission première de la Maison de l’histoire de France qui est de porter à la connaissance d’un large public le patrimoine historique français. L'exposition ne manque pas d'anecdotes et d'aspects ludiques, comme cet habile jeu de miroirs qui démultiplie les perspectives, tandis que des longues vues permettent au visiteur de se prendre pour Napoléon perché sur une colline !



 


Pour l'occasion,un site a été spécifiquement créé sur Internet : http://www.lafranceenrelief.fr

Outre des explications et des repères historiques, il est possible d'y télécharger des fichiers en 3D pour affichage dans Google Earth. Une interface Google Maps permet de visualiser les données à télécharger. Tous les plans ne sont pas disponibles, mais on a déjà de bons aperçus.

Voyage immersif à travers la "Liquid Galaxy" présentée par Google (les modèles 3D des plans en relief ont été rendus dans Google Sketch-up) :



Voyons maintenant ce que cela donne dans Google Earth, par exemple pour le port de Saint-Tropez


Ou pour la ville de Strasbourg :


Avec un degré de résolution assez élevé qui permet d'avoir une vue précise des bâtiments :


Sur le même site, il est possible d'avoir accès à des vues paysagères permettant des comparaisons avec aujourd'hui. Par exemple, une estampe montrant un embarquement au port de Brest et le port moderne complètement reconstruit après la deuxième guerre mondiale (voir la source) :


La cartographie numérique ouvre une nouvelle vie pour ces plans-relief dont certains ont près de 500 ans, c'est-à-dire bien avant l'invention de la carte d'Etat-major ! « Cartes en trois dimensions », les plans-reliefs ont nécessité, dès les commencements, l’utilisation des meilleurs systèmes cartographiques.
Pour tout savoir sur  les relevés de terrain, l'échelle choisie, les matériaux utilisés pour la maquette, nous vous conseillons d'aller voir cette mise au point très intéressante sur les techniques de réalisation.

Un dossier pédagogique (fichier PDF) est mis à disposition pour les enseignants avec des pistes d'activités par niveau de classe.



Emission Planète Terre (France Inter) consacrée au thème "La France mise en relief : le choix des cartes" accompagnée d'un billet de Globe donnant un petit historique des expositions de cartes de France IGN géantes.

Extraits de l'émission :

4 m 20 s

"Cette cartographie, qu'elle soit plane ou en relief, est née par les militaires pour les besoins de la fortification. Elle est apparue avec la fortification bastionnée à partir du début du XVIe siècle où pour la première fois, pour des besoins défensifs, les ingénieurs militaires qui concevaient ces fortifications avaient besoin  d'appréhender mentalement non seulement les fortifications elles-mêmes, mais aussi le territoire environnant des villes, puisque tout était calculé en fonction des portées de tirs d'artillerie. Et là contrairement à ce qui se passait au Moyen Age, on avait vraiment besoin d'inscrire les fortifications dans leur territoire, et donc par là-même de cartographier ce territoire, pour en avoir une représentation pour concevoir ces fortifications. Donc d'abord une cartographie morcelée de plans de ville, après une cartographie un peu plus large de région, et après, mais beaucoup plus tardivement, une cartographie générale de la France...
L'échelle qui a été choisie, 1 pied pour 100 toises soit environ 1/600e, permettait de représenter à la fois l'ensemble des fortifications, les bâtiments et les façades,  à l'intérieur des villes, mais aussi la campagne environnante."


5 m 45 s

"On a l'impression de voir les mosaïques établies par l'IGN dans les années 1980 avec les premières images transmises par les satellites Landsat américains d'observation de la Terre. C'est une carte qui date du milieu du XIXe, qui a la particularité d'être un assemblage des dessins originaux qui étaient en fait des aquarelles réalisées par les officiers d'Etat-major qui portaient les couleurs conventionnelles (le vert pour les forêts, le bleu pour l'hydrographie, le rouge pour le bâti, le noir pour le relief). Ce sont d'une part des oeuvres d'art, d'autre part elles sont d'une richesse beaucoup plus grande que l'authentique carte d'état-major qui va en être dérivée puisque, à l'époque, on ne savait pas imprimer en couleur. Les cartes imprimées à partir de ces originaux vont être en noir et blanc, et donc perdre ce qui était jusqu'au XIXe siècle réservé aux reines et aux rois pour lesquels on coloriait les cartes de Cassini qui étaient de la génération précédente, c'est-à-dire du XVIIIe siècle...
Il y a un traitement uniforme pour l'ensemble de la France à l'échelle du 1/ 40 000e. Mais au départ les environs de Paris avaient été traités à l'échelle du 1/ 10 000e, donc beaucoup plus détaillé, quatre fois plus détaillé. Sauf qu'on s'est aperçu que cela allait prendre beaucoup de temps et coûter beaucoup d'argent. Dans un 2e temps, on a fait des levers au 1/ 20 000e sur les frontières de l'est, puisque c'est là que l'ennemi était à nos portes. Et puis dans un 3e temps, pour arriver à terminer la France dans un délai raisonnable, on a passé tout au 1 / 40 000e. Le résultat est là sous nos yeux : 25 mètres de Strasbourg à Brest et 25 m de Dunkerque à Perpignan. C'est la première fois qu'on assemble ces documents du XIXe siècle... Aujourd'hui on peut visionner toutes ces cartes et survoler le territoire en 3D sur le Géoportail, c'est assez impressionnant..."

 16 mn 30 s

Quand on se promène sur la carte d'état-major, on constate un écart entre l'état des fortifications et l'état du réseau ferré qui lui date plutôt de la fin du XIXe, alors que la topographie peut être du début du XIXe siècle...
C'est comme cela qu'il y a une représentation de Paris sans fortifications, sur une carte levée et dessinée vers 1820 (les fortifs datent de 1840). Par contre on voit le chemin de fer de petite ceinture, qui fait le tour de la ville de Paris de l'époque, qui lui a été construit dans la réalité après les fortifications... Pour faire la mise à jour des cuivres, on a reporté l'information ferrée sur les dessins originaux qui ont permis ensuite aux graveurs de faire la mise à jour partielle des cartes qui allaient être imprimées et diffusées à un grand nombre d'exemplaires... Cette anecdote illustre une chose bien connue : toute carte est une représentation et ce n'est pas parce que c'est représenté que c'est vrai."

20 mn 10 s

"Ces plans-relief étaient accompagnés de mémoires qui décrivaient avec précision les formes des champs, la nature des cultures, les forêts qui étaient potentiellement une réserve importante mais aussi là où une armée attaquante pouvait se dissimuler. Toutes ces informations sur l'agriculture, sur la topographie, sur les cours d'eau est figurée minutieusement aussi pour des besoins stratégiques (il fallait nourrir l'armée)."

25 mn 05 s

"Après avoir numérisé les plans en relief (ceux de l'exposition et ceux de la Maison des plans-relief), ils ont intégré ces plans numérisés en 3D dans Google earth... Ce qui est déroutant, c'est que les plans-relief ont été incrustés sur la carte du territoire français actuel. C'est totalement anti-scientifique, mais en même temps c'est très pédagogique ! Ce qui est assez magique dans Google earth, en superposant des cartes historiques et des cartes récentes, c'est que chacun peut faire sa carte. La différence entre la carte d'état-major, les vieilles cartes et aujourd'hui, c'est que chacun choisit son échelle, choisit sa thématique, superpose des informations et peut être complètement acteur de la géographie et ne plus être contraint par une légitimité de commanditaire, mais être soi-même son commanditaire selon ses propres besoins... Autrement dit la géographie, ça servait d'abord à faire la guerre, comme disait Yves Lacoste et on le voit bien dans cette exposition. Aujourd'hui on dirait que la géographie, ça sert à faire sa propre France. "

"Appréhender mentalement non seulement les fortifications elles-mêmes, mais aussi le territoire environnant des villes" : vue de Srasbourg et de son plan pays


mardi 17 janvier 2012

Sensibiliser les jeunes à l'architecture et à l'environnement urbain


Le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et Environnement (CAUE) de Paris, la Mission démocratie locale de la Ville de Paris et le Pavillon de l'Arsenal vous invitent à participer à la seconde édition du  cycle de petites leçons de ville.

De février à juin 2012, le CAUE organise des soirées. Chaque soirée abordera, en 2 heures, une dimension de ces espaces urbains en s'appuyant sur une introduction théorique, la présentation d'un aménagement parisien emblématique et l'analyse d'un exemple local, porté par les habitants.

Petites leçons de ville (2012) :

Au programme : 

- Ville & Morphologie
Jeudi 16 février

- Ville & Pratiques
Jeudi 15 mars

- Ville & Ambiance
Jeudi 12 avril

- Ville & Paysage
Jeudi 31 mai

- Ville & Convivialité
Jeudi 14 juin



Voir les petites leçons de ville de l'année 2011. Des vidéos sont disponibles sur de nombreux thème (la rue, la berge, le jardin, le logement, l'art urbain, la friche) :



jeudi 12 janvier 2012

Utiliser les TICE en géo cycle 3

Enseigner la géographie au moyen des TICE, apprendre l'usage des TICE en travaillant en géographie.


A Digne (04), les enseignants et formateurs de l'école annexe IUFM se sont lancés dans la construction d'un outil innovant "prêt à l'emploi" pour apprendre la géographie au cycle 3 tout en travaillant les compétences du B2i.

Les supports utilisés sont tous numériques, hébergés sur un blog dédié. L'ensemble est utilisé dans les classes de cycle 3 depuis la rentrée ; une dizaine de séances, réparties sur deux thèmes du programme (l'eau, les climats) sont mises en ligne à ce jour. Les séances sur les villes seront publiées au cours des semaines à venir. 

Un exemple de séance en ligne ici : http://formation.eklablog.fr/l-eau-seance-1-a3970520

Voici ce que nous disions en septembre :

http://formation.eklablog.fr/geographie-au-cycle-3-ensemble-complet-d-activites-en-ligne-a4004750. Depuis nous avons ajusté certaines pratiques, notamment du fait de nos connexions internet poussives. Google Maps sera à l'avenir privilégié car il passe bien sur le navigateur Chrome.

Les enfants montrent de l'intérêt pour cette façon différente de travailler ; les compétences "TICE" occupent beaucoup de temps au début, puis peu à peu le contenu disciplinaire redevient l'objet central d'apprentissage. Les familles et les enfants peuvent revenir de chez eux sur les activités proposées.

Les séances sont à la libre disposition de chacun et le respect des mentions légales y est la règle.