entete

DE LA RECHERCHE A LA FORMATION

Nous avons créé ce blog dans l'intention de faire connaître les travaux de recherche en didactique de la géographie. Notre objectif est également de participer au renouveau de cette discipline, du point de vue de ses méthodes, de ses contenus et de ses outils. Plus globalement nous espérons que ce site permettra d'alimenter les débats et les réflexions sur l'enseignement de l'histoire-géographie, de l'école à l'université. (voir notre manifeste)

vendredi 29 octobre 2021

Colloque Enseigner la géographie : défis présents et à venir

L'appel à communications du prochain colloque de la commission "Geography education" de l' UGI est ouvert jusqu'au 15 janvier 22. Le colloque est intitulé "Enseigner la géographie : défis présents et à venir" aura lieu à Rennes les 12 et 13 juillet 2022.

Les propositions peuvent être faites en français et en anglais.

Accéder à l'appel à communication 

Découvrir le colloque IGU CGE Rennes 2022.

jeudi 7 octobre 2021

Séminaire Relations Education et Territoires MRSH Caen (19 et 20 octobre 2021)

Le pôle FETE (Formation Education Travail Emploi) de la MRSH de Caen, l’UMR ESO et le Céreq organisent un séminaire consacré aux Relations entre Education et Territoires à la MRSH Caen.

Ce séminaire se tient en deux temps :

Mardi 19 octobre 2021, 14h – 18h : Séminaire de l’Observatoire Education et Territoires 

avec, de 14h à 16h30, la présentation de cinq thèses/recherches doctorales : 

  • Anne Chiardola : La typicité des enseignants de l’école rurale : entre territoire et numérique
  • Cécile Tybin : Etude de la mobilité des personnels éducatifs exerçant en zone rurale
  • Alicia Buissonnet : Orientation et territorialité (à partir de trois territoires différents (rural-montagne, quartier sensible urbain et piémont alpin)
  • Anne Balland-Siccard : Ruralité​ ​et​ ​construction​ ​des​ ​choix​ ​d’orientation​ ​:​ ​Une comparaison​ ​de​ ​collèges​ ​dans​ ​les​ ​milieux​ ​ruraux
  • Quentin Brouard-Sala : Dépassement des fonctions sectorielles des politiques à destination des jeunes : tensions et complémentarités avec l’aménagement des bourgs de Normandie.

et, de 16h30 à 18h, les présentations des travaux :

  • du GRD Ruralités et « ambition scolaire » coordonné par Anne-Laure Le Guern (Université de Caen Normandie, CIRNEF),
  • de l’Observatoire Education et Territoires coordonné par Anne Chiardola

Mercredi 20 octobre 2021, 14h-16h : Présentation débat autour de deux ouvrages de Pierre Champollion (EA 4571Education, cultures, politiques, Observatoire Education et Territoires)

Barthes, A., Champollion, P. & Alpe, Y. (dir.) (2017). Permanences et évolutions des relations complexes entre éducations et territoires. Londres : ISTE. 349 p.

Champollion, P. (dir) (2020). Territorialisation de l’éducation. Londres : ISTE, 244 p. https://www.istegroup.com/fr/produit/territorialisation-de-leducation/

Lien vers le site de l’Observatoire Education et Territoires :
https://observatoire-education-territoires.com/ 


Pour en savoir plus : Blog de Jean-François Thémines


mardi 5 octobre 2021

Call for Papers: Association of American Geographers (AAG) Annual Meeting, New York, 25 February-1 March 2022

Wicked Problems – Challenges and Opportunities for Geography Education

Sponsored by the Geography Education Specialty Group

Organizers: Roger Baars (Kyoto University) and Thomas Larsen (University of Northern Iowa)

The multitude of complex and overwhelming problems that the global community faces today requires swift and decisive action incorporating almost all dimensions of everyday life. Wicked problems refer to human-environment phenomena that feature high degrees of uncertainty and a lack of straightforward solutions. Wicked problems, such as climate change, biodiversity loss, resource depletion, social inequality, and unsustainable development, expose multiscale vulnerabilities that can undermine humanity’s path to a sustainable future. Education plays a significant role in tackling these challenges.

Challenges and opportunities exist for teaching wicked problems in geography. Bringing wicked problems to the center of the geography curriculum prompts greater emphasis on knowledge management, problem-solving skills, and critical dispositions in geography education. In this special session, we explore how geography teachers can take up the challenges emerging from wicked problems.

In this call for papers, we seek submissions at the interface between wicked problems and geography education. We welcome papers related but not limited to the following topics:

  • Exploring how human-environment and spatial thinking can contribute toward teaching and learning about wicked problems
  • Tracking how students develop more sophisticated understandings of wicked problems in geography
  • Communicating issues of uncertainty, ambiguity, and temporality in geography courses
  • Managing emotions (e.g., anxiety and hope) and affect in teaching wicked problems
  • Examining moral and ethical aspects (e.g., environmental justice and racism) of teaching about wicked problems 
  • Integrating concepts of consensus, multi-stakeholder involvement, and context specificity in teaching geography
  • Seeking to unify knowledge in a siloed education system
  • Proposing new pedagogical approaches (e.g., problem-based, experiential, situational learning)

Please send your abstract (<250 words) to Roger Baars (baars.rogercloud.6a@kyto-u.ac.jp) and Thomas Larsen (thomas.larsen@uni.edu) by 15 October 2021. While both of us plan to attend the conference in person, we are happy to accept presentations delivered via zoom and make the session hybrid (or completely online if required). All accepted participants should: 1) register for the AAG meeting; 2) submit an abstract following the AAG guidelines (http://www.aag.org/aag2022nyc); and 3) send your PIN number to the organizers by 18 October 2021.

vendredi 24 septembre 2021

Séminaires du réseau RIICLAS


1) Présentation et objectifs du réseau RIICLAS
 
Le constat étant posé d’un certain isolement des chercheurs et chercheuses au sein des laboratoires et des INSPE/ESPE, se manifestant notamment par des difficultés à mettre en place des projets transversaux, au sein des outre-mer et au-delà, le réseau de Recherches Interdisciplinaires sur les Interactions entre Cultures, Langues et Apprentissages Scolaires (RIICLAS) a pour objectif premier de susciter et de soutenir des synergies de recherche sur l’ensemble des territoires où le français est une langue de scolarisation. Il est ouvert plus largement aux chercheurs et chercheuses francophones qui souhaiteraient s’y impliquer.

Trois axes de recherche larges et ouverts ont été retenus qui permettent à la fois d’assumer des problématiques transversales et issues de champs disciplinaires variés et de parvenir à un transfert des recherches conduites vers la formation initiale et continue du corps enseignant.
  • Pratiques et représentations
Se propose d'analyser les pratiques, les représentations et les conceptions initiales du corps enseignant, des parents et de façon plus générale des acteurs et actrices impliquées dans l'enseignement et la formation
  • Ressources pour enseigner
A pour but de recenser, de produire et de diffuser des ressources pédagogiques contextualisées, que ce soit pour enseigner dans les classes ou pour conduire des formations, initiales ou continues, d’enseignantes et d'enseignants.
  • Diversité des territoires
S’attache quant à lui à étudier la diversité des terrains de recherche, tant sur un plan historique, que social, culturel ou linguistique.
 
Pour en savoir plus sur le réseau RIICLAS :
http://inspe.upf.pf/riiclas/

2) Un premier séminaire consacré aux approches contextualisantes en didactique (enjeux et débats)
 
 

Intervenants

Nathalie Wallian
nathalie.wallian@univ-reunion.fr
Professeur en Sciences de l’Education à l’Université de La Réunion (INSPE)

Nathalie Wallian est Professeur en Sciences de l’Education à l’Université de La Réunion (INSPE) et s’intéresse aux phénomènes de médiation/appropriation des savoirs en didactique des disciplines, EPS. L’approche anthropo-didactique questionne la place des cultures patrimoniales immatérielles vivantes à l’école et les modalités didactiques de leur modélisation autour de la problématique du sens et des savoirs d’action dans le rapport à l’altérité en contextes.

Sylvain Genevois
sylvain.genevois@univ-reunion.fr
Maître de Conférences à l’Université de La Réunion (INSPE, Laboratoire ICARE)

Sylvain Genevois est Maître de Conférences à l’Université de La Réunion (INSPE, Laboratoire ICARE). Géographe de formation, il questionne les modalités didactiques de cette discipline en milieu scolaire et s’intéresse plus largement aux questions d’enseignement et d’apprentissage en contexte (contexte ultramarin, contexte numérique). Ses travaux de recherche portent sur la didactique de la géographie, les technologies numériques, les relations entre territoires et éducation.

Eleda Robo
eleda.robo@inspe-guyane.fr
Docteure en Sciences de l’éducation à l’Université des Antilles
Eleda Robo est Docteure en Sciences de l’éducation au Centre de Recherche et de Ressources en Education et Formation (CRREF) à l’Université des Antilles, et professeure certifiée de mathématiques en poste à l’INSPE de l’université de Guyane.


Enseigner-apprendre en tous terrains. De la didactique contextuelle à la contextualisation du didactique : https://eac.ac/books/9782813003492 (en accès libre sur EAC)

 

 
 
Présentation des thématiques

En intervention éducative, la démarche didactique s’intéresse aux conditions de médiation des savoirs en contextes variés et à l’adresse de publics pluriels. Science des contraintes et des conditions d’appropriation pour la diffusion d’objets culturels et de savoirs variés, elle questionne le rapport du sujet aux contextes, aux autres et au savoir. Dans le système enseignement-apprentissage, le didactique se préoccupe de modéliser les étapes de construction du débutant vers l’expert ainsi que de décrire le processus de professionnalisation : le point de vue de la généricité disciplinaire des processus – et donc la nécessité première de décontextualiser – est engagé aux fins de concevoir les cheminements d’un parcours d’apprentissage et de développement réussi, qu’il s’adresse au jeune enfant comme au jeune adulte en formation.
 
 L'ouvrage propose d'explorer les modalités de prise en charge de la tension dialogique en questionnant le processus de « contextualisation du didactique » ; en remettant le « savoir effectivement appris » au cœur des préoccupations, par-delà les intentions didactiques, c’est le point de vue internaliste, contrastif et spéculatif qui va fonder les démarches interprétatives : le concept de « contexture » émerge ainsi de façon heuristique, renvoyant à la vibration entre le contexte et les contextes respectivement pris aux sens générique/co-construit. Douze chapitres s’intéresseront à la contextualisation du didactique, déclinée selon différentes disciplines d’enseignement et/ou lieux d’exercice moyennant des échelles de contextualisation variées ; l’enjeu est de questionner le rapport du sujet à l’activité de construction de ses savoirs, et par extension les modalités de professionnalisation de l’intervenant autour du métier d’élève-interprétant.

Pour faire suite à cette première présentation, Eléda ROBO proposera une intervention sur « La contextualisation des enseignements mathématiques dans deux territoires de l’Outre-mer français : la Polynésie française et la Guyane française. »



vendredi 3 septembre 2021

Séminaire Géocapabilités


Dans le cadre du projet Geocap 3, un webinaire est organisé pour présenter comment enseigner la géographie autrement avec les géocapabilités. Ce séminaire est ouvert à tous les enseignants, formateurs, tuteurs qui le souhaitent. Il aura lieu le 14 septembre à 18h heure de Paris (en anglais);

mercredi 11 août 2021

Compte rendu de la session sur les Geocapabilités mercredi 11 aout 2021, Conférence IGU, Prague

Compte rendu de la session sur les Geocapabilités mercredi 11 aout 2021, Conférence IGU, Prague

Caroline Leininger-Frézal, maitre de conférences, Université de Paris

La commission « geography education » de l’IGU tient son colloque à Prague du 10 au 14 aout 2021. Une session du colloque a été dédié à la théorie des Géocapalités et à ses derniers développements dans le cadre du projet Geocap 3 . Pour comprendre la théorie des géocapabilités.

Quatre présentations se sont succédées :

· Using a social justice framework to consider the application of a GeoCapabilities approach in secondary schools serving young people in less privileged social and economic communities Mary Biddulph

· Bridging the divide: teaching about migration and drawing on academic geography to support the development of the school geography curricula. Tine Béneker

· Teaching about migration using a GeoCapabilties approach – ‘vignettes’ as a way for teachers to connect with disciplinary knowledge Caroline Leininger, Luc Zwartjes

· Evaluating the GeoCapabilties approach to teaching about migration David Mitchell, Martin Hanus

L’enjeu de cette session était d’inscrire la théorie des geocapabilités dans une perspective de justice sociale. Comment l’approche par geocapabilités peut aider les enseignants à lutter contre les inégalités d’apprentissage en géographie ? Comment cela participe aux développements des compétences professionnelles des enseignants ?

La présentation de Mary Biddulph a permis d’éclairer ce que nous pouvons définir comme la justice sociale en éducation au travers de 4 critères ; la justice distributive, la justice relationnelle, la capacité à être acteur (agency) et la solidarité (mutuality). Pour en savoir plus.

La présentation de Tine Beneker était ciblée sur l’enseignement des migrations, sujet du projet Geocap3. Elle a montré les différences de points de vue sur les migrations entre les géographes, spécialistes et les enseignants. Cette présentation a montré tout l’intérêt des collaborations entre les enseignants du secondaire et des chercheurs en géographie.

La présentation de Caroline Leininger et Luc Zwartjes s’est focalisée sur l’écriture et l’usage des vignettes par les enseignants. Comprendre ce qu’est une vignette. Les vignettes constituent un outil pour identifier les enjeux épistémologiques et didactiques des sujets à enseigner. L’écriture des vignettes a un impact fort sur la conception du cours qui en découle. Découvrir les vignettes produites sur les migrations.

La dernière présentation de David Mitchell et Martin Hanus a permis de faire un point sur l’ensemble du projet Geocap3 mais aussi de mettre en évidence les outils développés pour aider les enseignants à évaluer les apprentissages des élèves. Découvrir ces outils.

Pour en savoir plus :

jeudi 8 juillet 2021

Appel à articles "Les recherches en sciences de l’éducation et de la formation : places, rôles et vécus des acteurs"



La revue Recherche en Education (REE) lance un appel à articles dans le cadre d’un dossier qui sera publié dans la revue Recherches en éducation, autour de la thématique :

"Les recherches en sciences de l’éducation et de la formation : places, rôles et vécus des acteurs" (parution prévue en mars 2023).

Coord. : Véronique Lemoine-Bresson, Julien de Miribel et Catherine Souplet

L’enjeu essentiel de ce dossier est de rendre compte des places, des rôles et des vécus des acteurs au sein de recherches menées en sciences de l’éducation et de la formation. Au sein de ce champ disciplinaire, la place des acteurs constitue déjà un objet de réflexion en soi. Cela traduit en partie les interrogations sur le rapport entre « monde de la recherche » et « monde de la pratique », et plus largement sur les pratiques de recherche dans leur articulation au domaine de l’action, dès lors qu’elles explorent la tension qui les structurent entre le registre de l’épistémè et celui de la praxis. Mais cela invite également à explorer des formes alternatives de recherches, au-delà d’une dichotomie entre recherche et pratique. Considérer la question des places, des rôles et des vécus des acteurs de la recherche comme un élément à part entière, quasiment en tant qu’élément de la méthodologie déployée, et ce quel que soit l’ancrage disciplinaire au sein des sciences de l’éducation et de la formation, nous semble encore peu exploré. Prendre en compte cette question revêt un double intérêt. Cette centration permet, d’une part, de mettre au jour ce qui mobilise les acteurs ou les freine dans leur implication dans une recherche collaborative. Et d’autre part, cela permet de dégager des points de vigilance communs aux diverses disciplines contributives des sciences de l’éducation et de la formation pour travailler ensemble, entre praticiens et chercheurs.

Les propositions sont à envoyer aux coordinateur/trices du numéro pour le 15 décembre 2021 :

- Véronique Lemoine-Bresson : veronique.lemoine-bresson(at)univ-lorraine.fr

- Julien de Miribel : julien.de-miribel(at)univ-lille.fr

- Catherine Souplet : catherine.souplet(at)univ-lille.fr

Il serait bienvenu que les auteurs fassent part en amont, aux coordinateur/rices, de leur intention de proposer un article. Celle-ci peut éventuellement être accompagnée d'un texte de 1 à 2 pages maximum. En vue de la rédaction de leur contribution, les auteurs sont en outre invités à se référer aux consignes fournies par la revue : https://journals-openedition-org.ressources-electroniques.univ-lille.fr/ree/385#tocfrom1n2

lundi 7 juin 2021

Colloque international des didactiques de l'histoire, de la géographie et de l'éducation à la citoyenneté Toulouse, 8-9-10 mars 2022

L’enseignant.e d’histoire, de géographie et d’éducation à la citoyenneté : un.e acteur.trice confronté.e aux enjeux d’hybridation, dans sa classe, son établissement, son territoire.

Colloque organisé par les laboratoires GEODE (UMR 5202 CNRS – Université Jean Jaurès) et FRAMESPA (UMR 5136 CNRS – Université Jean Jaurès), en partenariat avec la Structure Fédérative de Recherche « Apprentissage, Enseignement, Formation » (SFR AEF) de l’INSPE Toulouse Occitanie-Pyrénées.

Appel à communication

Ce colloque souhaite porter sa focale sur l’enseignant.e comme acteur.trice de la construction de situations d’apprentissage et de leur conduite en classe ou hors la classe. Le champ d’action et les activités des enseignant.e.s se sont en effet transformées pour répondre aux enjeux de notre monde contemporain, aux attentes sociales et aux prescriptions institutionnelles qui en découlent. Développement des TICE, inter et transdisciplinarité, « éducations à » (citoyenneté, environnement, développement durable, santé, risques, altérité, …), démarche d’enquête, uchronie, tâche complexe, etc… sont autant de nouveaux enjeux, ouvrant à des champs d’intervention élargis et de nouvelles pratiques, qui interrogent le métier d’enseignant.e d’histoire et de géographie, d’autant que dans un même temps, les deux disciplines universitaires de référence connaissent également des changements épistémologiques et paradigmatiques importants (approche qualitative, critique, postcoloniale…).

Ce renouvellement des attentes est porteur de changements dans les pratiques. Il questionne chaque enseignant.e dans ses habitudes de travail et sa posture professionnelle, mais aussi la recherche en didactique. En effet, celle-ci peut non seulement contribuer à identifier et caractériser ces changements dans une démarche descriptive et interprétative mais aussi aider à accompagner le renouvellement des pratiques, notamment en rendant possible le développement de recherches associant fortement les enseignant.e.s (recherches collaboratives ou recherches-intervention).

Ces transformations à l’oeuvre questionnent tout particulièrement la formation des enseignant.e.s, qu’il s’agisse de la formation initiale ou de la formation continue. Comment

former dans un contexte où les attentes sont en évolution forte ? Quelle place donner aux résultats de la recherche dans la démarche de formation ? Quelle différenciation apporter entre la formation à destination d’enseignants débutants et celle orientée vers les enseignants-experts ?

Ces transformations sont de nature à questionner un champ très large tant en termes de pratiques que de recherches qui dépasse le périmètre d’un seul colloque. Aussi, pour ce colloque, la focale sera mise sur les enjeux d’hybridation des savoirs qui peuvent constituer des points d’appui pour les enseignant.e.s et sur la façon dont ceux-ci s’en saisissent à la fois dans leurs activités en classe mais aussi au sein de leur école/établissement scolaire et dans le cadre des partenariats qu’il.elle.s peuvent construire avec les acteur.trice.s du territoire. Le terme/concept d’hybridation est polysémique voire polémique. A la fois combinaison, hiérarchisation, métissage (Ruby, 2019), il peut être défini comme un processus d’enchevêtrement de savoirs de référence qui génère de la complexité (Bédouret et al., 2018) et, par-là, crée des passerelles entre les disciplines (Dogan et al., 1991). Mais ce terme peut aussi renvoyer à l’hybridation des savoirs pédagogiques et des pratiques d’enseignement-apprentissage, plus ou moins instrumentées par les outils numériques, qui engagent à articuler des modalités d’enseignement en présence et/ou à distance et, dans ce cadre, à mobiliser des ressources et des activités de natures et d’origines différentes (Peraya, Charlier & Deschryver, 2014) La focale de l’hybridation peut donc permettre d’analyser les reconfigurations à l’oeuvre tant au niveau des dispositifs que des curricula et des pratiques d’enseignement et des apprentissages.

Ces réflexions se déploient en trois axes :

Axe 1 : L’enseignant d’histoire, de géographie et d’éducation à la citoyenneté, acteur de la mobilisation de la recherche

Il s’agira de s’interroger sur les liens qu’entretient le.la professeur.e d’histoire et de géographie avec les résultats de la recherche : avec les avancées concernant ses disciplines de référence et leur didactique, les résultats portés par les disciplines avec lesquelles il peut travailler en interdisciplinarité (Sciences de la vie et de la Terre, Sciences économiques et sociales, ...), les connaissances produites par des spécialités non enseignées à l’école (psychologie des apprentissages, neurosciences, sciences de l’éducation, sociologie de l’éducation…). Comment les résultats de la recherche dans sa discipline, dans des disciplines connexes, en didactique de l’histoire-géographie-citoyenneté ou en didactique comparée / interdidactique, sont-ils mobilisés, intégrés, utilisés ou rejetés, transformés ?

Dans ce contexte, une attention particulière pourra être portée aux savoirs provenant de sources multiples (disciplines de référence, disciplines contributives, médias, acteur.trice.s de la société civile) qui circulent, se croisent et parfois « s’entrechoquent ». L’enseignement de l’histoire et de la géographie mettent en contact des savoirs différents et les recombinent. Se pose alors la question de l’hybridation de ces savoirs dans leur réception et assimilation par les élèves et celle du rôle de l’enseignant.e dans ce processus (Lautier, 1997) : acteur.trice passif.ve ? acteur.e moteur ? passeur.e ? détracteur.e ?

Ainsi, les interventions peuvent questionner les points d’appui théoriques auxquels font référence les professeur.e.s. Cette référenciation est-elle toujours une transposition didactique ou adopte-t-elle une logique ascendante ? Dans quelle mesure la transposition didactique (Verret, 1975 ; Chevallard et Joshua, 1991) qui renvoie à une transformation des savoirs de référence par étapes depuis la production universitaire vers la classe est-elle questionnée par la possibilité qu’ont désormais les enseignant.e.s d’aller chercher des savoirs de référence pertinents pour leurs enseignements dans différents domaines de référence (meilleure accessibilité des publications scientifiques et acculturation progressive du corps enseignants à la démarche de recherche) ? Dans ce contexte, les questionnements sont multiples :

  • Quels types de savoirs sont mobilisés ? quelles formes d’hybridation présentent ces savoirs dans les activités mises en oeuvre ? Une perspective historique sur la généalogie des savoirs peut être envisagée.
  • Quels moyens sont utilisés par l’enseignant.e pour s’informer et se former ? La multiplication des supports et des sources d’informations et de formation a pu engendrer une culture hybride des enseignant.e.s. Quels sont ces supports ? Quelle place des médias, des instituts de formation, etc ? Quelle culture hybride se met en place ? Comment se fait la circulation des savoirs entre les sphères de sa production, la formation et le monde scolaire (Crinon et Muller, 2018) ?
  • En quoi parler d’hybridation est-il susceptible d’éclairer, d’un point de vue didactique, les pratiques et les cultures professionnelles des enseignants ?

Axe 2 : L’enseignant.e d’histoire-géographie, acteur.trice de la construction d’un curriculum

Les textes normatifs peuvent imposer des programmes et des pratiques, pourtant il y a un décalage entre ce curriculum prescrit et le curriculum réel (Perrenoud, 1993). Les curricula se sont diversifiés avec la prise en compte de l’hétérogénéité des élèves, la mise en place de partenariats, le développement des projets inter/transdisciplinaires de type « éducation à » (Barthes et al., 2019) faisant intervenir d’autres disciplines mais aussi d’autres acteur.trice.s de l’école (directeur.trice d’établissement, professeur. documentaliste, infirmière, etc.) ou du territoire (des institutionnel.les, des associatif.ve.s, des structures d’éducation non formelle, ou encore des habitant.e.s (Lange, 2012). La durée même des curricula peut être repensée avec la prise en compte du parcours de l’élève dépassant la vision annuelle ou cyclique en vigueur actuellement. Les questions socialement vives (QSV) (Legardez et Simonneaux, 2006) ou les questions sociales ordinaires (QSO)1 ont aussi participé à la recomposition des curricula. Ainsi, l’hybridation est au coeur de la confection par les enseignant.e.s de ces nouveaux curricula réels et souvent basés sur l’expérience (Leininger-Frézal, 2019) ce qui pose la question de leur positionnement par rapport aux attentes sociétales, aux discours institutionnels et politiques, au regard de la formation à l’esprit critique.

Dans ce contexte, des questionnements à deux niveaux d’échelles peuvent être posés :
  • Au niveau de la classe et de l’école/établissement scolaire : quels curricula mettent en place les enseignant.e.s ? Autour de quelles pratiques inter/transdisciplinaires ? Comment se construit le travail en équipe ? En quoi les QSV ou QSO, les « éducation à » participent-t-elles à l’hybridation des curricula ? Quels effets de ces pratiques sur la motivation des élèves et les apprentissages ?
  • Au niveau du territoire de l’école/établissement : Quelles pratiques et quels dispositifs permettent une hybridation entre scolaire / non scolaire, formel / non formel, dans / hors les murs… ? Comment se construit l’ouverture au territoire, dans une logique « d’école ouverte » ? Quels types de partenariat sont mis en place ? Quel recours aux professionnelle.s de la médiation en direction des scolaires ? Quelle place pour le « terrain » ? Quels effets de cette ouverture au territoire, sur la prise en charge du curriculum prescrit ainsi que sur la motivation des élèves et leurs apprentissages ?

Axe 3 : L’enseignant.e d’histoire, de géographie et d’éducation à la citoyenneté, acteur.trice de la construction d’interactions (en présence et/ou à distance) avec le groupe classe

Il convient également de se pencher sur les interactions entre le professeur.e et les élèves, sur la question de la posture de l’enseignant.e et sur la réception par l’élève de ce qui est mis en place par l’enseignant.e. L’hybridation se joue aussi dans ces interrelations. La construction des savoirs se joue aussi dans l’orchestration faite par l’enseignant.e, de la classe vue comme communauté discursive (Jaubert, 2007). Dans ce contexte l’hybridation est une combinaison d’incompréhension, de méconnaissances, de stéréotypes, de nouveautés, de découvertes soit une restructuration des savoirs. En ce sens, la question de la diversité, de l’altérité et d’une manière plus générale de l’influence des enjeux sociétaux sur les identités et les mémoires collectives, doit être prise en compte.

Cet axe, ancré dans la dimension pédagogique, permet la présentation :
  • de résultats de recherche portant sur l’efficacité / les limites (en termes d’apprentissage) des démarches d’hybridation mises en œuvre dans les classes, afin de contribuer à identifier les leviers, les cadres, les conditions… nécessaires à leur mise en œuvre dans une logique d’amélioration des apprentissages.
  • de retours réflexifs sur des expériences professionnelles, en école/établissements, questionnant des pratiques effectives d’hybridation de savoirs / ressources, de dispositifs d’enseignement ou de formation en mode hybride.
Une attention particulière sera portée aux ingénieries pédagogiques, aux modalités de travail et aux outils pédagogiques permettant des échanges moins descendants entre enseignant.e.s et élèves (démarche d’enquête, classe inversée, jeux de rôles, etc).

Cet axe permettra aussi d’aborder les enjeux de formation initiale et continue des enseignant.e.s, sous l’angle de l’acculturation aux formes d’hybridation et sous l’angle des modalités de formation mobilisées pour cela.

Ce colloque vise donc à croiser des approches de recherche, d’enseignement et de formation, dans une logique d’hybridation, afin de produire des avancées méthodologiques et conceptuelles ainsi que des repères en matière de pratiques.


Note : 
1 Approche travaillée au sein du laboratoire GEODE : elle aborde sous l’angle de leur vivacité sociale les questions « ordinaires » qui se posent dans le territoire où habitent les élèves.


Références citées

BARTHES A., BLANC-MAXIMIN S. et DORIER E. (2019). Quelles balises curriculaires en éducation à la prospective territoriale durable ? Valeurs d’émancipation et finalités d’implications politiques des jeunes dans les études de cas en géographie, Éducation et socialisation, 51, En ligne : http://journals.openedition.org/edso/5755 ; DOI : https://doi.org/10.4000/edso.5755

BEDOURET D., VERGNOLLE MAINAR C., CHALMEAU R., JULIEN M.-P. et LENA J.-Y. (2018). L'hybridation des savoirs pour travailler (sur) le paysage en éducation au développement durable, Projets de paysage, En ligne http://www.projetsdepaysage.fr/fr/l_hybridation_des_savoirs_pour_travailler_sur_le_paysage_en_ducation_au_d_veloppement_durable.

CHEVALLARD Y. et JOSHUA M.-A. (1991). La transposition didactique : du savoir savant au savoir enseigné, avec un exemple de la transposition didactique. Grenoble : Ed. La pensée sauvage.

CRINON J. et MULLER A. (2018). Savoirs et normes pour enseigner, Recherche & formation, 88, p. 9-16 https://journals.openedition.org/rechercheformation/4016

COLIN P., HEITZ C., GAUJAL S., GIRY F., LEININGER-FRÉZAL C. et LEROUX X. (2019). Raisonner, raisonnements en géographie scolaire », Géocarrefour, 93/4, En ligne : http://journals.openedition.org/geocarrefour/12524 ; DOI : https://doi.org/10.4000/geocarrefour.12524

DOGAN M. et PAHRE R. (1991). « 7 - Hybridation : la recombinaison de fragments de sciences ». Dans : Dogan M.et Pahre R. (ss dir.). L'Innovation dans les sciences sociales, Paris : Presses Universitaires de France, « Sociologies », p. 87-104. URL : https://www-cairn-info.gorgone.univ-toulouse.fr/l-innovation-dans-les-sciences-sociales--9782130438663-page-87.htm

JAUBERT M. (2007). Langage et construction de connaissances à l’école. Bordeaux : P.U.B.

LANGE J.-M. (2012). Pour un curriculum de l’éducation au développement durable : entre actions de participation et démarches multiréférentielles d’investigation d’enjeux. Rapport aux savoirs, éducation relative à l’environnement et au développement durable, Education Relative à l’Environnement : Regards - Recherches - Réflexions, 11.

LAUTIER M. (1997). A la rencontre de l'histoire. Villeneuve d'Ascq : Presses universitaires du Septentrion.

LEGARDEZ A. et SIMONNEAUX L. (dir.). (2006). L’école à l’épreuve de l’actualité, enseigner les questions vives. Paris : ESF.

LEININGER-FREZAL C. (2019). Apprendre la géographie par l’expérience : la géographie expérientielle, Habilitation à diriger des recherches en géographie, Paris 8.

PERAYA D., CHARLIER B. et DESCHRYVER N. (2014). Une première approche de l’hybridation. Étudier les dispositifs hybrides de formation. Pourquoi ? Comment ? Éducation & Formation, 301, 7-13.

PERRENOUD P. (1993). « Curriculum : le formel, le réel, le caché ». Dans : Houssaye J. (dir.). La pédagogie : une encyclopédie pour aujourd’hui, Paris : ESF, p. 61-76.

RUBY C. (2019). « Hybridation ». Dans : Lévy J. et Lussault M. Dictionnaire de la géographie, Paris : Belin, p. 519-520.

VERRET M. (1975). Le temps des études. Paris : Librairie H. Champion.



Modalités et calendrier

Les propositions peuvent être adressées sous deux formes :
  • des communications individuelles, qui devront s’inscrire dans l’un ou plusieurs des axes proposés et qui seront regroupées dans des ateliers ;
  • des symposiums, qui devront également s’inscrire dans les axes du colloque. Ils comporteront au moins trois intervenant·e.s et un·e discutant·e et impliqueront au moins deux laboratoires de recherche.

· Les propositions n’excèderont pas 6000 signes, espaces et notes comprises

· Le nom, la fonction, le rattachement institutionnel et l’adresse électronique de(des) auteur.e(s) doivent figurer en tête.

· Le titre doit être concis et significatif.

· Indiquer 5 mots clés.

· Police : Times New roman, 12.

· Format Word et PDF.

· Indiquer l’axe (ou les axes) choisi(s) et le type de présentation (communication ou symposium).

Elles doivent être envoyées pour le 15 octobre 2021 à l’adresse : didachg2022@univ-tlse2.fr

Les auteur·e.s seront avisé·e.s par courriel des avis du comité scientifique avant le : 15 décembre 2021.

Inscriptions au colloque : tarifs indicatifs

· Plein tarif : 60 €

· Tarif réduit (étudiants, doctorants, personnels de l’éducation nationale et de l’INSPE de Toulouse) : 30 €

Les modalités d’inscription seront communiquées ultérieurement via le site du laboratoire GEODE : http://w3.geode.univ-tlse2.fr/



Comité scientifique :

Luigi CAJANI, professeur honoraire, Sapienza Università di Roma, Italie.

Didier CARIOU, Maître de Conférences en didactique de l’Histoire, Université de Bretagne occidentale (INSPE de Bretagne).

Sylvain DOUSSOT, Professeur des universités en Didactique de l’Histoire, Université de Nantes (INSPE de Nantes).

Marc-André ETHIER, Professeur en didactique de l’Histoire, Université de Montréal, Québec.

Nadine FINK, Professeure de didactique de l’histoire et éducation à la citoyenneté, HEP Vaud, Suisse.

Caroline FREZAL-LEININGER, Maîtresse de Conférences HDR en Géographie, Université Paris 7 Denis Diderot.

Sylvain GENEVOIS, Maître de Conférences en didactique de la Géographie, Université de La Réunion (INSPE).

Neus GONZALEZ MONTFORT, professeure associée de didactique des sciences sociales, Université Autonome de Barcelone, Espagne.

Philippe HAEBERLI, Docteur en sciences de l’éducation, collaborateur scientifique à l’Université de Genève, Suisse.

Charles HEIMBERG, Professeur de didactique de l'histoire et de la citoyenneté à l'Université de Genève, Suisse.

Philippe HERTIG, Docteur en géosciences, Professeur à la HEP du canton de Vaud, Lausanne, Suisse.

Sylvie LALAGÜE-DULAC, Maîtresse de Conférences honoraire en Didactique de l’Histoire, Bordeaux.

Françoise LANTHEAUME, Professeure des Universités en sciences de l’éducation, Université de Lyon 2.

David LEFRANCOIS, Professeur en fondements de l’éducation au Département des sciences de l’Éducation à l’Université du Québec en Outaouais, Québec, Canada.

Charles MERCIER, Maître de Conférences en histoire contemporaine, Université de Bordeaux/INSPE d’Aquitaine.

Sabrina MOISAN, Professeure en didactique de l'histoire et éducation à la citoyenneté, Université de Sherbrooke, Québec, Canada.

Alexia PANAGIOTOUNAKOS, Maitre-assistante en didactique de l’histoire à l’Université de Genève, Suisse.

Florence RICHARD-SCHOTT, Maîtresse de Conférences en géographie, Université de Bordeaux/INSPE d’Aquitaine.

Jean-François THEMINES, Professeur des Universités en géographie, Université de Caen Basse-Normandie (INPE).

Christine VERGNOLLE-MAINAR, Professeure des Universités en Géographie, Université de Toulouse-Jean Jaurès (INSPE Toulouse Occitanie-Pyrénées).


Comité d’organisation :

David BEDOURET, maître de conférences en géographie, laboratoire GEODE, INSPE Toulouse Occitanie-Pyrénées.

Véronique CASTAGNET-LARS, maîtresse de conférences en histoire, laboratoire FRAMESPA, INSPE Toulouse Occitanie-Pyrénées.

Elsa FILATRE, doctorante en géographie, laboratoire GEODE, INSPE Toulouse Occitanie-Pyrénées.

Stéphanie MAFFRE, maîtresse de conférences en histoire, laboratoire FRAMESPA, INSPE Toulouse Occitanie-Pyrénées.

Christine VERGNOLLE MAINAR, Professeure des universités en géographie, laboratoire GEODE INSPE Toulouse Occitanie-Pyrénées.

Colloque Telling Science Drawing Science / Science en récit


La 3e édition du colloque Telling Science Drawing Science / Science en récit, science en image- TSDS#3 se tiendra les 15, 16 et 17 mai 2022 à la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l'image. L'appel à communication est ouvert jusqu'au 15 novembre 2021 . 
TSDS#3 est ouvert aux chercheurs et aux chercheuses en sciences humaines et sociales, en éducation, en linguistique, en didactique, etc., mais également aux praticiens et aux praticiennes (médiateurs et médiatrices scientifiques, enseignants et enseignantes, etc.).

Pour plus d’information

lundi 31 mai 2021

« Rendez-Vous en Didactique »



Le LDAR organise du 30 mai au 2 juin 2022 le colloque « Rendez-Vous en Didactique ». Le site du colloque est désormais disponible.  

L'appel à contributions, ainsi que les consignes relatives aux différents types de contributions et au calendrier de soumission, sont accessibles ici. 



 

mardi 18 mai 2021

La réception d’une proposition d’objet géographique enseigné chez des professeurs des écoles : l’exemple de la géographie de l’éducation

Notre propos est d’interroger l’intérêt d’une possible thématisation des contenus enseignés en géographie scolaire à partir des questionnements d’une branche de la géographie scientifique qu’est la géographie de l’éducation. Nous postulons que cette entrée thématique, transposée, pourrait répondre efficacement aux finalités et aux modalités d’enseignement de la discipline, car elle peut constituer un point de questionnement partagé a priori légitime entre l’enseignant et ses élèves. Une enquête dans 13 classes en école élémentaire bâtie autour de tests de séances de géographie et d’une discussion avec les enseignantes concernées cherche à démontrer le bien-fondé de cette idée.

L'article ici. 
Haut de page

Xavier Leroux, « La réception d’une proposition d’objet géographique enseigné chez des professeurs des écoles : l’exemple de la géographie de l’éducation », Éducation et didactique [En ligne], 15-1 | 2021, mis en ligne le 01 janvier 2023, consulté le 18 mai 2021. URL : http://journals.openedition.org/educationdidactique/8353 ; DOI : https://doi.org/10.4000/educationdidactique.8353


mercredi 28 avril 2021

Master didactique

Les inscriptions au sein du M2 didactique (parcours histoire-géographie) des Université de Paris et Cergy-Pontoise sont ouvertes. Ce master accueille des enseignants d'histoire-géographie souhaitant réfléchir à leurs pratiques d'enseignement, devenir formateur/trice ou s'orienter vers la recherche en didactique. 

Il est possible de suivre la formation à distance. En savoir plus

Une réunion d'information est organisée le mercredi 5 mai à 16h30 au lien ci-joint. Les enseignants intéressés sont les bienvenus. Pour obtenir le lien de connexion : caroline.leininger-frezal@u-paris.fr


Journée d'étude "Faire Ecole hors les murs"

Journée d’études du collectif ApprEs (Caen, mercredi 16 juin 2021)

C’est depuis les limites, les confins et peut-être les marges que cette deuxième journée d’études du collectif ApprEs se propose d’interroger les rapports entre espaces et apprentissages. Il s’agit de comprendre comment des espaces qui ne sont pas particulièrement ou pas spécifiquement conçus et équipés pour être utilisés à des fins d’apprentissages scolaires peuvent néanmoins tenir lieu d’école. 

Il peut s’agir : 
- de temps d’apprentissage en dehors des salles de classe : couloirs, cours, usages d’espaces proches (jardins, parcs, forêts, promenades sensibles, déambulations urbaines, etc.) ou liés à des mobilités d’enfants/adolescent.e.s entre divers lieux scolaires et non scolaires (dispositifs d’inclusion scolaire par exemple) ; 
- de séjours en structures d’accueil (classe découverte, classe verte, etc.) ; 
- d’ateliers ou autres dispositifs « apprenants » développés dans le cadre des politiques éducatives locales, de politiques de développement territorial ou dans des structures dont la fonction principale n’est pas scolaire (« l’école en prison », l’école pour les enfants hospitalisés en soins de longue durée, etc.) ; 
- d’initiatives militantes liées à des mobilisations diverses selon les territoires et les pays (mouvements de soutien aux paysans sans terre, soutien aux familles en situation migratoire illégale, pédagogie sociale, etc.). 

Quel que soit le cas de figure, comment les élèves apprennent-ils et qu’apprennent-ils dans ces espaces non initialement et/ou non spécifiquement dédiés aux apprentissages ? Qu’est-ce qui produit « de l’école » ou cet « effet d’école » alors même que quelque chose dans le tableau ne cadre pas avec l’image commune de l’école ? Comment, comme chercheur, comme praticien-chercheur ou praticien réflexif, montrer cette école qui se fait dans des espaces autres que celui de la salle de classe ? Comment ces espaces deviennent riches en termes d’apprentissages précisément parce qu’ils ne sont pas des espaces « scolaires » ? Qu’il s’agisse de projets soutenus ou financés par des institutions, de programmes militants ou d’initiatives individuelles plus modestes, que les décalages créés paraissent modestes ou soient radicalement opérés, que les initiateurs s’inscrivent dans des mouvances pédagogiques ou qu’ils revendiquent le tâtonnement et le bricolage, ce qui nous intéressera sera le mouvement, le déplacement, l’intervention ; ce en quoi ces « régimes spatiaux » changent quelque chose aux apprentissages ou aux regards sur les apprentissages.

 Pour plus de renseignements : pascal.clerc(at)cyu.fr



Intervenants Claire de Saint Martin (Maîtresse de conférences, Cergy-Paris Université) 
L’espace scénique, un espace miracle d’apprentissages ? 

Depuis 1998, une association d’éducation populaire située dans le Giussani, en Corse, propose des formations artistiques et travaille particulièrement avec des classes sur l’organisation de projets artistiques dans le cadre scolaire. Les élèves passent un ou plusieurs séjours dans le Giussani, séjours au cours desquels ils s’initient à la pratique théâtrale, conçoivent une œuvre artistique qui est finalement restituée publiquement. Quels effets produit la découverte d’un nouvel espace, l’espace scénique, au travers d’une activité collective, le théâtre ? La scène facilitet-elle les apprentissages ? Lesquels ? Suffit-il de changer d’espace d’apprentissage pour favoriser ceux-ci ? 

Moïna Fauchier-Delavigne (Auteure et journaliste, spécialiste de l’éducation dans la nature) 
Au Danemark, on fait classe aussi en forêt

En 2018, dans 20% des maternelles, les enfants passent de trois à cinq heures par jour en nature. Cette pratique existe depuis les années 50 et ne fait plus débat depuis longtemps. Le nombre de ces écoles augmentent et la demande dépasse encore l'offre. Les enfants y sont dehors en toute saison, en mouvement, et jouissent d'une grande marge de liberté. Qu'apporte ce cadre et cette façon d'accompagner les apprentissages ? 

Clarissa Figueira (Doctorante, Cergy-Paris Université) 
Faire école en mouvement social : regard sur l'expérience du Mouvement des travailleurs ruraux 

Sans Terre du Brésil C'est à la marge que le mouvement des travailleurs ruraux Sans Terre a fait de l'école sa centralité. Mouvement social de petits agriculteurs revendiquant l'accès à la terre depuis 37 ans, cette organisation a investi et construit l'éducation en tant qu'élément structurant. Cette communication propose de réfléchir cette pédagogie à partir de leur expérience et d'un de leurs espaces, un campement situé dans l'état du Minas Gérais.

Laurent Ott (Pédagogue social, Directeur de Intermèdes Robinson) 
Apprendre hors les murs, en Pédagogie sociale Intermèdes 

Robinson propose un mode d'éducation et d'apprentissages non formels à travers un programme d'ateliers socioéducatifs "de rue", qui se déroulent directement sur les lieux de vie des enfants et familles, dont la relation aux institutions est brouillée, ou difficile. A partir ce cette expérience, nous théorisons en quoi un positionnement "hors institution" est nécessaire pour s'adapter à la crise sociétale actuelle. 

Sébastien Pesce, (Professeur, Université d’Orléans) 
L’école de la Neuville hors la classe… et sans l’école : les voyages en Europe 

L’école de la Neuville se transplante une fois par an dans une ville européenne pour un voyage dont la préparation structure largement le programme culturel et pédagogique du groupe tout au long de l’année. Chaque séjour constitue une expérience extrême pour un projet dont le fondement consiste précisément, durant l’année, à faire vivre un “milieu de vie institutionnalisé“ dont tout le reste (activités, responsabilités, organisations, modes d’apprentissage) découle. Que se passe-t-il quand le collectif se voit privé de ce milieu, et qu’il faut réinventer, chaque année, des institutions ad hoc, ajustées au format du voyage ? Comment le groupe revisite les dispositifs qui conditionnent cette entreprise consistant à “faire l’école“ ? Finalement que raconte le voyage, décrit par les adultes comme une épure du projet institutionnel, de ce qu’est essentiellement cette école ? 

La troupe AVEN SAVORE, née à l’initiative d’Intermèdes Robinson et composée de jeunes issus de bidonvilles ou de quartiers populaires présentera un spectacle pendant la journée



mercredi 7 avril 2021

Enseigner l'analyse spatiale aujourd'hui

L'équipe éditoriale de la revue Feuilles de Géographie a le plaisir de vous transmettre un appel à feuilles pour constituer un numéro spécial "Enseigner l'analyse spatiale aujourd'hui". Ce numéro est coordonné par Marianne Guérois et Myriam Baron et fait suite à l'atelier-débat qui s'est tenu sur le sujet en décembre 2019.

Les Feuilles proposées pour publication visent à partager des expériences voire des « pépites » d’enseignement de l’analyse spatiale. Les contributions pourront être de différents formats : séquences de travaux dirigés, propositions de sujet d’évaluation, exemples développés en cours, ou encore progressions de licence, de master ou même de formations ponctuelles (séminaires, écoles thématiques, etc.). Les propositions sont à envoyer avant le 1er octobre 2021 à l'adresse de la revue : feuillesdegeo (at)gmail.com, Appel à retrouver sur le site internet des Feuilles de Géographie.


mardi 6 avril 2021

Colloque Telling Science Drawing Science 3e édition

La 3e édition du colloque  Telling Science Drawing Science 3e édition aura lieu les 15, 16 et 17 juin 2022 à la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l'Image d'Angoulème (France). Pour en savoir plus. 

jeudi 1 avril 2021

Sortir hors de la classe : apports didactiques d’un dispositif d’expérimentations sensibles en géographie

 

Sophie Gaujal vient de publier un article sur "Sortir hors de la classe : apports didactiques d’un dispositif d’expérimentations sensibles en géographie" dans la revue Mappemonde. Cette article sera un exemple précieux pour les enseignants qui veulent s'essayer aux sorties sensibles. A découvrir ici. 

Résumé : 
La sortie sensible est une pratique scolaire doublement originale. D’abord, parce qu’en privilégiant une géographie « de plein vent » (Chevalier, 2007), elle se démarque de la « géographie d’atelier » dans laquelle les documents, sélectionnés par l’enseignant et analysés entre les murs de la classe, se substituent au réel. Ensuite, parce qu’en choisissant de faire « avec » l’espace et pas seulement « sur » l’espace, elle se démarque des sorties sur le terrain ordinaire. Loin d’une sortie-conférence ou d’une sortie-questionnaire, la sortie sensible s’appuie sur ce qui se produit ici et maintenant, en mobilisant différents procédés donnant lieu à des sorties-jeu, des sorties connectées, des sorties-dérive, des balades sonores.

Quelle formation en épistémologie pour les futurs enseignants ?

 Vous pouvez désormais récouter en replay le séminaire de la commission CNFG "Epistémologie, histoire et didactique" sur "Quelles formations en épistémologie pour les futurs enseignants ? ". 



lundi 22 mars 2021

Excursion virtuelle

 Dans le cadre du projet Virt-Ex, les étudiants de l'université de Hambourg et de l'université de Paris ont à un séminaire franco-allemand du 22 au 26 février 2021 qui visait à :

  • développer et expérimenter une démarche didactique d'usage des excursions virtuelles, 
  • à créer des excursions virtuelles sur Hambourg et Paris sur le thème de la durabilité en ville

La démarche développée reprends les 4 étapes de la géographie expérientielle telle qu'elles ont été théorisées dans le cadre des travaux du groupe Pensée spatiale de l'Irem de Paris et des recherches de Caroline Leininger-Frézal (2019). 

Venez découvrir la démarche suivie et les excursions virtuelles produites.


vendredi 19 mars 2021

Les programmes de géographie du lycée en France de 1995 à 2019 : un cas d’instabilité disciplinaire


Les programmes de géographie du lycée en France de 1995 à 2019 : un cas d’instabilité disciplinaire

Par Jean-François Thémines

Dans L’Espace géographique 2020/2 (Tome 49), pages 113 à 131.

Résumé

Les programmes de géographie du lycée parus entre 1995 et 2019 en France sont analysés en tant que norme institutionnelle fixant tout à la fois les contenus de géographie sélectionnés et le travail attendu des professeurs et des élèves. Ils engagent aussi un rapport spécifique avec la géographie scientifique et avec le groupe des enseignants. Ils expriment enfin la visée officielle de formation à laquelle la discipline doit contribuer pour chaque nouvelle génération. L’analyse de discours montre que des normes différentes se succèdent pendant la période et que la formation initiale en géographie voulue par l’institution prend des orientations parfois antagoniques.

A lire sur Cairn


mardi 16 mars 2021

La science et nous. La science, c'est nous.


Cycle de conférence à partir de jeudi 25 mars.

Organisé pour lancer la nouvelle chaire Intelligence spatiale de l'Université Polytechnique Hauts-de-France (directeur Jacques Lévy), le cycle de conférences La science et nous. La science, c’est nous explore les liens entre science et société. L’idée d’une science citoyenne s’est installée dans le débat public. La démocratisation de la connaissance bouscule la notion d’expert. La demande des citoyens d’être partie prenante de décisions politiques qui impliquent des enjeux scientifiques remet en question les formes traditionnelles de la démocratie. Les controverses internes défient l’image monolithique d’une « communauté scientifique » et invitent les chercheurs à plus de lucidité et de modestie dans leur communication. L’ émergence d’une société-Monde d’individus-acteurs rebat les cartes et montre que la double délégation qu’ont un temps acceptés les citoyens – la science aux savants, la politique aux gouvernants – ne fonctionne plus. Chaque conférence est l’occasion de réfléchir à un aspect de cette science citoyenne porteuse à la fois de liberté et de responsabilité inédites. 

Programme

25 mars 2021, 18h - La pensée critique et les nouveaux conformismes, Belinda Cannone

8 avril 2021, 18h - Citoyens et décideurs: comment faire pour que ça marche ? - Thierry Pech

15 avril 2021, 18h - Des performances ou des capacités: à quoi sert l’école ? - François Dubet

22 avril 2021, 18h - Urgence scientifique et démocratie - Jean Viard