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DE LA RECHERCHE A LA FORMATION

Nous avons créé ce blog dans l'intention de faire connaître les travaux de recherche en didactique de la géographie. Notre objectif est également de participer au renouveau de cette discipline, du point de vue de ses méthodes, de ses contenus et de ses outils. Plus globalement nous espérons que ce site permettra d'alimenter les débats et les réflexions sur l'enseignement de l'histoire-géographie, de l'école à l'université. (voir notre manifeste)

jeudi 4 mars 2021

Place des élèves dans la réflexion sur les espaces scolaires

Le prochain séminaire du collectif ApprEs (APPrentissages et Espaces) aura lieu en ligne 

mercredi 10 mars de 14h à 16h. 

Il sera consacré à la place des élèves dans la réflexion sur les espaces scolaires.  Agathe Chiron (architecte-designer) et Claire de Saint Martin ( Cergy Paris Université, sciences de l’éducation) présenteront leur travail. 


Le lien Zoom : https://cyu-fr.zoom.us/j/94551657363?pwd=andSME1ROEZHTE5lV0VqNnUyRWR0QT09

 

lundi 1 mars 2021

La pédagogie extramuros

Christine Partoune, présidente du laboratoire d’écopédagogie Écotopie et chercheure régulière du Centr’ERE, ouvrira la deuxième édition du Cycle de conférences 2020-2021 du Cent'ERE. Sa présentation portera sur la pédagogie extramuros. 

 Le tout sera diffusé en direct sur Zoom, jeudi le 11 mars prochain à 11 h (HNE) ou 17 h (HNEC). Pour plus de détails. 

Quelle formation épistémologique proposée pour de futurs enseignants ?


La commission "Epistémologie, histoire et didactique de la géographie" organise un webinaire 
le 18 mars à 14h 

Quelle formation épistémologique proposée pour de futurs enseignants ? 


L'enseignement de l'épistémologie de la géographie figure dans les attendus du CAPES et dans les maquettes de Master MEEF depuis le début des années 2010. Il s'agit moins de transmettre une érudition encyclopédique que de rendre capables les futurs enseignants de penser l'enseignement de savoirs disciplinaires. L'enjeu est d'autant plus fort qu'une grande majorité des lauréats du concours sont historiens de formation (90% des lauréats actuels du CAPES d'histoire géographie). Quelle formation épistémologique proposée pour de futurs enseignants ? Quels contenus ? Quel volume horaire ? Quelle démarché déployée pour faire entrer les étudiants dans un raisonnement géographique ?

Ce séminaire est organisé autour de deux présentations de Camille Vergnaud et Laura Péaud (Université de Grenoble Alpes) et de Valérie Deligniers (ESPE de Bretagne) qui seront mises en débat ensuite.

Vous pouvez vous inscrire ici : https://forms.gle/CGnhPyYLFemzFLou9

Géographie et éducation à

La revue Recherches en didactiques vient de publier un numéro dédié à la géographie. Au sommaire de ce numéro : 

Présentation du numéro « Didactiques et éducations à », par Anne Glaudel et Sébastien Charbonnier

Quelle approche géographique de l’éducation à la santé dans l’enseignement de la géographie en France?, par Xavier Michel

L’éducation au développement durable, entre discours didactiques et actualisation dans la classe : l’étude d’un écoquartier à l’école primaire, Anne Glaudel, Thierry Philippot

Approche interdisciplinaire de « la ville de demain » et de la notion de prospective territoriale : une contribution féconde aux « éducations à », par Magali Hardouin.

L’iconotexte pour structurer l’espace géographique au cycle 2, par Christophe Meunier.

Les enjeux de l’utilisation d’internet et des moteurs de recherche pour les enseignants du premier degré. L’exemple de la géographie et du programme de cycle 3, par Guilhem Labinal

jeudi 25 février 2021

Compte-rendu séminaire "Le monde à hauteur d’enfants : les programmes de géographie scolaire en contexte pandémique", 24 février 2021

Le monde à hauteur d’enfants : les programmes de géographie scolaire en contexte pandémique


Ce mercredi 24 février 2021 s’est tenu un séminaire de l’atelier « Faire territoire, faire société » abrité par l’UMR 5600 Environnement Ville Société. Quatre communications portant sur des niveaux scolaires différents se sont succédées.

1. La construction des repères spatio-temporels en maternelle à l’épreuve du.des confinements (Alexandra Baudinault, PRAG à l’INSPE de Paris)


Articulé en trois temps, l’exposé a débuté sur l’idée de compression spatio-temporelle. Le confinement du printemps 2020 a généré l’isolement spatial et social en concentrant les individus dans un lieu unique et en faisant peser une contrainte sur les déplacements tout en laissant planer la peur des contaminations. Pour les jeunes enfants, ce temps suspendu sans possibilité de ritualiser a été néfaste pour participer à sa structuration. L’absence de souvenirs, l’estimation rendue délicate et la projection rendue impossible n’ont pas été sans conséquences psychologiques. Concernant l’espace, le fait que le lieu est associé à une identité a mis à mal la socialisation habituellement dévolue à l’école. Réinstaller du multiple dans un lieu unique en tentant de séparer les fonctions n’a pas forcément été simple, notamment pour les personnes résidant dans des logements de petite superficie.

Le confinement a également mis en lumière des inégalités numériques. L'envoi numérisé de documents sur la structuration du temps et de l’espace était-il salutaire pour des compétences qui prennent corps justement dans le cadre de l’école ? Ne valait-il pas mieux « faire confiance » aux parents et en profiter pour les laisser se charger de certains apprentissages, notamment ceux-ci ? Quoi qu’il en soit, la configuration des lieux d’habitation a eu son importance puisque des études montrent que certains indicateurs, comme la relation parents-enfants, étaient corrélée à la présence d’un balcon ou d’un jardin qui permettait de passer moins de temps devant les écrans et donc de s’en trouver plus épanouis.

Les apprentissages relatifs au temps et à l’espace sont, en France, explorés dès le début du cycle 1 et sont guidés par l’expérience et l’exploration comme le suggèrent les programmes. Il y a pu avoir une sorte de « soupape » de décompression au travers de l’attestation dérogatoire qui permettait à chacun de sortir, dans la limite quotidienne d’un rayon de 1 km : une structuration de l’espace-temps « forcée » mais potentiellement plus sécurisante/rassurante car effectuée dans un cadre familial. Ceci étant, la verbalisation a fait défaut pour compléter cette pratique de l’espace : une étape à toutefois tenter, après coup, avec les actuels MS et GS pour confronter les discours des élèves sur leur espace proche.

2. Les programmes de cycle 3 : une actuelle inadéquation au monde ? (Dominique Chevalier, MCF-HDR à l’INSPE-Université Lyon 1 et Camile Lefebvre, professeure stagiaire, Master 2 MEEF, INSPE Lyon) 



Visant à tester l’adéquation des programmes actuels de cycle 3 au contexte pandémique, la communication pose l’hypothèse d’une potentielle obsolescence des thématiques causée par l’impossibilité de pratiquer réellement l’espace tant individuellement que collectivement. Il est vrai que le programme de 2015, structuré autour de l’habiter, invite par ses thèmes et ses verbes d’action à la sortie et à la référence aux situations personnelles à l’image du premier thème de CM1 « découvrir les lieux où j’habite ».

Le thème 2 du CM1 « se loger, travailler, avoir des loisirs en France » est également mis à mal. S’intéresser au logement en temps de confinement, c’est mettre le doigt sur le mal logement, les violences, la fracture numérique…les conditions de l’habitabilité finalement. La dissociation entre lieu du travail et domicile ayant été devenue caduque, il y a eu là une belle occasion de travailler sur la carte de la « désertion » de certaines régions (montagnes et agglomérations denses) pour se mettre au vert durant ce printemps 2020. Le thème 3 « consommer » a pu s’aborder à travers l’essor du fait maison, du bio, des drive mais également des restaurants du cœur et des banques alimentaires. Pour le CM2 également, « se déplacer » était devenu impossible, « communiquer grâce à Internet » était justement en plein essor et « mieux habiter » raisonnait avec la prospective.

La seconde partie de la présentation était réservée à Camille Lefebvre, étudiante en master MEEF et professeur des écoles stagiaire en CM1, qui exposait les résultats d’un questionnaire adressé à des élèves de divers écoles de la région lyonnaise durant le confinement. De quoi aborder les aspects négatifs (qui dominaient), positifs et interrogatifs du confinement. Un nuage de mots en attestait : « ennui », « manque », « enfermement » faisaient écho à « jeux », « maison », « famille »…Les élèves ont été aussi questionnés sur leurs activités habituelles et si elles avaient pu se poursuivre durant le confinement, sur l’aide apportée par des tiers (parents, frère et sœurs, autres membres de la famille…l’enseignant ne représentant que 2 % du total !). Des pistes pour l’enseignement de la géographie en CM1 ont été ainsi ouvertes avec notamment un jeu visant à trier les activités possibles ou pas et à trouver des alternatives lorsque celles-ci étaient empêchées.

3. Géographie du confinement : faire de la géographie chez soi par une approche sensible. (Florian Pons, doctorant en géographie, laboratoire EVS, Université Lyon 2 et enseignant d’histoire-géographie au collège Jean de Verrazane, Lyon)


Ce troisième temps est basé sur le choix auquel a été confronté l’auteur, comme beaucoup d’enseignants : continuer de manière classique au risque de perdre des élèves, notamment les plus fragiles ou alors, sortir des sentiers battus pour susciter un nouveau départ. Non sans difficulté de connexion et d’horaires, Florian Pons a choisi la seconde voie pour faire bâtir à ses élèves de 6ème et de 3ème une carte collaborative du confinement et ainsi travailler les points de vue et les légendes.

Des questions fermées accompagnées de prise de photographies et de réalisations de schémas cartographiques étaient demandées. Parmi les questions, il y a eu « Où aimerais tu être à la place du domicile mais dans l’un de tes lieux de vie quotidienne ? » (une question qui a parfois été mal comprise, certains élèves visant le large à l’image de réponses comme Bora-Bora, Alger, Los Angeles…mais qui rencontraient tout de même des « bonnes réponses » comme la médiathèque, le stade, la patinoire….). Il y a aussi eu une variante sur le fait que ce lieu puisse être n’importe où (et là, les réponses ont fusé : la Corrèze, la lune, le Japon, Tahiti…). Enfin et surtout, il y a eu la prise de photographie d’une fenêtre donnant sur l’extérieur accompagnée d’un enregistrement sonore (autant il y a fracture numérique sur les ordinateurs, fixes ou portables, mais pas sur les téléphones) et d’une photographie d’un lieu où l’on aimerait être. De quoi confronter, de manière dynamique, les représentations des élèves mais également de l’enseignant qui s’était également prêté au jeu.

4. Géographies confinées. Pratiques pédagogiques à distance autour de l’espace proche (Amandine Chapuis, MCF Géographie INSPE Paris Est Créteil)


Cette dernière présentation visait à travailler le thème de l’espace proche contrarié tant par l’accès à l’espace public que par l’isolement des apprenants. Trois démarches étaient présentées.

La première concernait des étudiants de master 1 MEEF premier degré qui ont dû, dans le cadre du thème 1 du programme de CM1 « découvrir le/les lieux(x) où j’habite », imaginer une sortie de terrain à partir d’un lieu et l’itinéraire permettant d’explorer le morceau de quartier correspondant dans la limite du rayon de 1 km autorisé lors de ce confinement du printemps 2020. Travaillant de fait à distance, les étudiants ont pu confronter leurs productions, ce qui offrait, outre les buts didactiques spécifiques à la géographie, la possibilité de les faire réfléchir sur la façon de s’exprimer et de poser des commentaires sur des forums.

La seconde démarche, toute autre, s’inscrivait dans le cadre d’un atelier géographique d’éducation populaire. Pour favoriser les compétences de repérage d’un panel de femmes dans la ville (dans le but de répondre à une certaine peur de quitter le domicile et de circuler), un travail d’analyse de paysages urbains (à partir de photographies prises du logement) a été proposé.

Enfin, la troisième expérimentation concernait des étudiants en licence 3 de géographie à qui il a été demandé de photographier et dessiner (avec légende) leurs espaces matériels de travail puisque le présentiel n’était plus possible. Ces outils géographiques étaient l’occasion de mettre à distance les émotions et les productions ont renvoyé de nombreuses variantes (multifonctionnalité et polytopicité de ces espaces mais également rêves d’ailleurs !). De quoi interroger notamment la secondarisation au travers des postures de partage de ces productions dans ces différentes communautés d’apprentissages.


mardi 23 février 2021

Qu'est ce qu'une ville durable ?

 Dans le cadre du projet Virt-Ex (virtual excursion), Sandra Sprenger, Professeur de didactique de la géographie à l'université de Hambourg, propose une conférence sur la ville durable et ses enjeux éducatifs. Vous pouvez écouter sa conférence ici. 



jeudi 18 février 2021

Offre de stage Didactique du Paysage

« L’enseignement du paysage dans les formations courtes (CAP, Bac Pro, BTS, Licence Pro) : une cartographie de l’offre pédagogique »

Structure d’accueil : Pôle Paysage AGROCAMPUS-OUEST (Unité de Recherche CNRS ESO ANGERS)

Maître de stage : H. Davodeau, Enseignant-chercheur : herve.davodeau@agrocampus-ouest.fr

Durée : 3 mois

Contexte :
Le positionnement stratégique de l’Institut Agro sur un certain nombre de missions auprès des lycées agricoles ainsi que la nouvelle possibilité d’ouvrir un diplôme de Bachelor dans les cursus d’ingénieur nécessitent de bien penser l’articulation des contenus entre les écoles supérieures et les formations courtes en amont. Dans le domaine du paysage, le titre désormais reconnu de paysagiste-concepteur structure fortement le cadre pédagogique des écoles supérieures du paysage. Comment les cursus spécialisés qui préparent aux écoles du paysage anticipent-elles ce référentiel ? Voit-on au contraire se creuser un décalage entre les cursus courts plus techniques et les formations longues plus généralistes ? Dans quelle mesure ces formations partagent-elles une culture commune du paysage ?

La formation des ingénieurs paysagistes angevins est particulièrement concernée par ce questionnement dans la mesure où elle est aujourd’hui la seule formation en France à diplômer des cadres paysagistes qui soient aussi des ingénieurs reconnus par la CTI (commission des titres d’ingénieurs). Ainsi, tout en cherchant à légitimer sa place au sein du réseau des écoles du paysage diplômant les paysagistes-concepteurs, l’école angevine compose avec un double référentiel (l’ingénieur, le paysagiste) en l’articulant de diverses manières dans l’offre de formation. Le domaine technique propre aux formations courtes - mais que le cursus d’ingénieur entend consolider et approfondir - est sujet à débat en interne : ce stage contribuera à l’éclairer et à l’alimenter.

Objectif du stage :
L’objectif est de cartographier au sens strict l’offre de formation : 233 établissements qui préparent au CAP de jardinier paysagiste, 198 au Bac Pro Aménagement paysage, 99 au BTS Aménagements paysagers, 23 à la Licence pro (chiffres à vérifier). Puis il s’agira de cartographier au sens figuré les contenus de formation : dresser le tableau des programmes, modules, volumes dans les cursus. Enfin, cet état de lieux devra être enrichi par des enquêtes qualitatives auprès de quelques enseignants des lycées agricoles de la région angevine, voire auprès des élèves.

Conditions :
Le ou la stagiaire sera accueilli(e) au sein de l’équipe Paysage d’Agrocampus Angers et bénéficiera d’une rémunération de 508 euros / mois en moyenne (selon jours ouvrés).

Profil recherché :
Etudiant ou étudiante de M1 ou M2 en formation Paysage, Géographique, Sciences de l’éducation, Sociologie, intéressé(e) par l’enseignement et la pédagogie, maîtrisant les outils de cartographie et les techniques d’enquête. Rigueur et créativité seront fortement appréciées.

 

mercredi 10 février 2021

EDD en Allemagne et en France : pratiques enseignantes et recherches au prisme de la comparaison

 Dans le cadre du projet de recherche-action "VirtEx", Sandra Sprenger, professeur de didactique de la géographie à l'Université de Hambourg et Caroline Leininger-Frézal, maitre de conférence à l'Université de Paris, se sont lancés le défi de comparer la manière dont l'EDD a été introduit et enseigné en géographie à l'école dans deux conférences disponibles ici.

Séminaire: "Le monde à hauteur d’enfants : les programmes de géographie scolaire en contexte pandémique"

Mercredi 24 février 2021 (14-17h)

Le monde à hauteur d’enfants : les programmes de géographie scolaire en contexte pandémique

Séance organisée par Dominique Chevalier (MCF-HDR Université Lyon INSPE / UMR EVS)

Cette nouvelle séance de l’atelier Faire territoire Faire société propose d’aborder la question de l’enseignement de la géographie et de la découverte du monde dans le contexte pandémique actuel où les pratiques spatiales, les modes d’habiter et les mobilités sont tout particulièrement contrariées.

Quatre communications aborderont des niveaux d’enseignement différenciés.

Alexandra Baudinault : PRAG à l’INSPE de Paris (Sorbonne Université)

- La construction des repères spatio-temporels en maternelle à l’épreuve du.des confinements

Dominique Chevalier, MCF-HDR Géographie, INSPE, Université Lyon 1 ; Laboratoire EVS (UMR 5600) et Camile Lefebvre, Professeure stagiaire, Master 2 MEEF, INSPE Lyon :

- Les programmes de cycle 3 : une actuelle inadéquation au monde ?

Florian Pons : Doctorant en géographie, laboratoire EVS, Université Lyon 2. Enseignant d’histoire-géographie au collège Jean de Verrazane, Lyon 9.

- Géographie du confinement : faire de la géographie chez soi par une approche sensible.

Amandine Chapuis, MCF Géographie INSPE, Université Paris Est Créteil ; Laboratoire Analyse Comparée des Pouvoirs, Université Gustave Eiffel

- Géographies confinées. Pratiques pédagogiques à distance autour de l’espace proche

Le détail ici