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DE LA RECHERCHE A LA FORMATION

Nous avons créé ce blog dans l'intention de faire connaître les travaux de recherche en didactique de la géographie. Notre objectif est également de participer au renouveau de cette discipline, du point de vue de ses méthodes, de ses contenus et de ses outils. Plus globalement nous espérons que ce site permettra d'alimenter les débats et les réflexions sur l'enseignement de l'histoire-géographie, de l'école à l'université. (voir notre manifeste)

mercredi 12 septembre 2018

"La didactique de la géographie", CR de lecture

Jean-François Thémines (2016), « La didactique de la géographie », Revue française de pédagogie, http://journals.openedition.org/rfp/5171

Compte rendu par Sophie Gaujal, septembre 2018.

L’article que Jean-François Thémines vient de publier sur la didactique de la géographie dans la Revue Française de Pédagogie permet de dresser un état des lieux de la didactique francophone européenne de la géographie, ce qui n’avait pas été fait depuis les années 2000 (Tutiaux Guillon, 2001 ; Roumegous, 2002 ; Allieu Mary & Lautier, 2005 ; Fontanabona, 2008 ; Vergnolle 2011[1]). En 38 pages et près de 170 références, Jean-François Thémines retrace son histoire, expose et définit les principaux concepts, présente les chercheurs qui y travaillent, les courants auxquels ils appartiennent et les résultats de recherche auxquels ils sont parvenus. Progressivement se dessine également, de manière enchâssée, une synthèse de l’enseignement de la géographie, à la fois dans ses pratiques dominantes et ses pratiques innovantes, réactualisant les synthèses précédentes proposées par l’auteur (voir notamment « la géographie, un métier qui s’apprend », Sceren-CNDP, 2006, et « savoir et savoir enseigner le territoire », Presses Universitaires du Mirail, 2011).  « La didactique de la géographie » est donc un article important, et qui concerne un large public.

1. Un article à lire par les candidats aux concours de recrutement de l’enseignement secondaire.

Les candidats aux concours de recrutement y trouveront en effet un ensemble de définitions simples, à commencer par celle de la géographie. Elle y est définie comme « l’étude de l’espace des sociétés » (p.106), mettant en œuvre « un ensemble de concepts et de démarches pour rendre compte de la production sociale de l’espace terrestre » (p.107) car « d’un point de vue géographique, il n’existe pas d’espace en soi, extérieurement et antérieurement à toute vie sociale » (p.109).

La géographie scolaire quant à elle est caractérisée (p.100) comme une discipline co-enseignée avec l’histoire, avec des finalités communes (la formation à la citoyenneté), mais dominée par elle (Prost, 1998). Dans le champ social, elle fait l’objet d’une identification floue, tant elle reste encore assimilée à une discipline « tableau du monde » et fondée sur le « par cœur », malgré ses renouvellements suite à la « crise de la géographie ». Elle a ainsi substitué le découpage par régions et par matière (nature / humaine, géographie physique / géographie humaine) à une vision unitaire, centrée sur l’espace (en lycée en 1987-1988 puis en collège en 2008) auquel elle a par la suite associé la notion de territoire (en lycée en 2008, puis en primaire et en collège en 2016) (voir p.106). Elle a également remplacé l’étude du milieu par celle de paysage (p.104-105), ne présentant plus le monde « comme une mosaïque stable de milieux, représentée par des images-repères formant répertoires ». Elle se caractérise enfin par son ouverture aux autres disciplines (Vergnolle-Mainar, 2009) et comme un espace de liberté pédagogique (Philippot, 2008).

Est également définie la didactique de la géographie, née dans les années 1990 dans un contexte de crise disciplinaire et « qui a comme centre d’intérêt principal la transmission et l’appropriation de façons de penser le monde tel que la géographie le conçoit » (p.99). Elle s’est dotée d’objets (l’épistémologie des savoirs géographiques, l’étude des représentations cognitives et sociales de l’espace, l’étude des pratiques enseignantes), d’outils méthodologiques et conceptuels spécifiques pour les étudier, s’appuyant sur les recherches menées dans d’autres didactiques ou champs disciplinaires. Elle s’est construite autour de champs disciplinaires variés, empruntant selon les besoins de l’objet de recherche sur des travaux de logiciens comme Grize, l’épistémologie des sciences sociales (Berthelot, Passeron), la sémiotique (Pierce), en « les recontextualisant en les mettant en rapport avec des éléments d’épistémologie de la géographie ». « De ces emprunts naissent des modèles et des concepts spécifiques qui fonctionnent comme des ressources propres au champ de la géographie » (p.103).

Chacun de ces emprunts est systématiquement nommé et défini par l’auteur. En voici la liste, par ordre d’apparition dans l’article : discipline scolaire (Audigier, 1993), culture scolaire (Clerc, 2002), paradigme pédagogique (Bruter, 1997) et crise disciplinaire, épistémologie réaliste, régime de vérité (Tutiaux Guillon, 2004) (p.101, 102) ; didactique (p.99), discipline (p.102), transposition didactique (Chevallard, 1991) (p.103), système d’expression géographique (Fontanabona, 2000) (p.104), modèle typologique des modes d’écriture cartographique (croquis argument, croquis idée, croquis répertoire) (Journot, 1998) (p.104), situation (Brousseau, 1998) & dispositifs (p.115), épreuve (Thémines & Le Guern, 2014) (p.122), basse et haute tension intellectuelle (Mousseau & Pouettre, 1999). Sont également définis des concepts, modèles et outils géographiques : milieu (p.104), paysage (p.105), espace terrestre, espace géographique & espace représenté (p.107), géosystème (p.108), territoire (p.109), cartographie (p.110), géomatique (p.111), SIG (p.119), hyperpaysage (p.120) [3].

En se référant à la bibliographie, les étudiants trouveront par ailleurs la liste des chercheurs qui ont œuvré à la constitution de cette didactique comme François Audigier, Jacky Fontanabona, Sylvain Genevois, Christine Vergnolle-Mainar, Jean-Pierre Chevalier, Caroline Leininger-Frézal, Nicole Allieu Mary, Nicole Tutiaux Guillon, Pascal Clerc, Sylvie Considère, Philippe Hertig, Thierry Philippot, Michel Journot, et bien sur l’auteur lui-même [2] … Au total plus de 150 chercheurs sont mentionnés.

2. Un outil de positionnement pour les professeurs d'histoire-géographie.

L'article peut également servir d'outil de positionnement pour les professeurs d'histoire-géographie. Sont en effet présentées au fil de l’article deux conceptions de l’enseignement de la géographie, que le tableau puis le schéma ci-dessous tentent de synthétiser.

Tableau : Deux conceptions de l'enseignement de la géographie

Conception dominante
Epistémologie réaliste
Appréhension cartésienne de l’espace : l’espace est un support, un réceptacle
Confusion entre l’espace terrestre et l’espace géographique, entre la connaissance et l’outil de connaissance, entre le référent et le référé.
Indifférenciation des acteurs.

Géographie « organisation des territoires »
Approche relative et relationnelle, l’espace est produit par les sociétés et est le lieu de l’interaction des hommes.
Distingue l’espace terrestre (la surface de la Terre, étendue aménagée, transformée, approprié par les sociétés) de l’espace géographique (une construction intellectuelle produite par l’étude de rapports entre réalités sociales spatialisées, un ensemble de concepts et de démarches mises en œuvre pour en rendre compte).

Opérations intellectuelles mobilisées
Opérations de basse tension intellectuelle : écoute, restitution orale, recopie d’informations, identification d’une information, d’un mot, d’une notion, repérages d’informations sur une carte et induction d’un principe de différenciation, vérification de lexique, lecture dialoguée d’une image avec une seule interprétation possible.
Opérations de haute tension : mise en relation (comparaison, hiérarchisation, discrimination, catégorisation, structuration), mobilisées pour la mise en œuvre d’une pensée disciplinaire géographique comme un schéma d’organisation de l’espace.

Positionnement de l’enseignant
Posture d’autorité, logique d’exposition d’une parole de vérité, ostension du savoir.
Savoir voir, faire voir.
Garant du cadre et de la valeur des savoirs construits par et avec les élèves.
Donner à voir.
La demande de l’institution
Des examens certificatifs fondés sur le « par cœur » et l’exposition des savoirs.  
Argumenter, initier au raisonnement géographique, à la pensée complexe, à la participation au débat public.
Les outils



La production de cartes
Croquis répertoire.
Figuration sur la carte.
Fonction d’ostension du territoire représenté.

Croquis arguments, croquis idée.
Explication par la carte qui représente l’organisation spatiale d’un territoire.
Fonction d’élaboration argumentée par une représentation plausible de la production de ce territoire.
La géomatique
Outils : les globes virtuels (Google Earth, Bings Maps, Géoportail)
Fonction : motivation ; géolocalisation, géovisualisation, géoexploration. Représenter l’état ou la dynamique du territoire.
Outils : les outils de traitement cartographique, les SIG
Fonction : vérification d’hypothèses permettant de sortir de la pensée visuelle et du raisonnement purement inductif. Traitement, analyse et critique de l'information géographique.

La lecture de paysage
Aboutit à un confinement de sens. Posture du « bon témoin » : être là au bon moment pour saisir la vérité des lieux.
Utilisée comme un moyen de passer du visible à l’invisible (l’altitude, les vitesses relatives, les volumes paysagers)

La production d’images
Utilisée comme un cliché du monde, auxiliaire pédagogique, illustration d’un discours verbal, séquentiel. Mobilisation d’une image unique et d’un point de vue fixe.

Constitution d’un espace public dans la classe par la production d’iconographies discutées.
Le résultat
Exposition verbale dans un cours dialogué ou dans le pilotage d’activités fortement dictées.
Productions de textes de restitution.
Cartes apprises par cœur.

Production d’un savoir mixte, avec des argumentations souvent incomplètes, qui nécessitent d’être retravaillées sur le temps long.



Schéma : vers un basculement des pratiques (avec des essais et des incertitudes) ?

Jean-François Thémines dessine ainsi un horizon d’attente : celui d’une géographie scolaire résolument tournée vers la deuxième conception (qui vise la compréhension de la manière dont les territoires sont organisés), et présente différents outils qui pourraient servir de leviers pour la mettre en place. Certains le sont d’emblée, comme la carte par exemple, qui, par les différents modes de représentation de l’espace qu’elle propose, bouscule l’approche réaliste. C’est en effet un système mixte d’écriture, qui articule « une image à voir, de façon synoptique et simultanée et un texte à lire, séquentiellement et par aller et retour », et met en forme un contenu géographique qui lui-même articule spatialité et autres substances sociales. Dans les faits, elle peut rester le véhicule d’une épistémologie réaliste, selon qu’elle est plus utilisée pour produire des croquis répertoires que des croquis arguments ou des croquis idées (Journot, 2000) ; selon qu’elle est mobilisée pour figurer des phénomènes spatiaux plutôt que pour les expliquer ; selon qu’elle est un moyen d’ostension du savoir, un texte à apprendre, ou la représentation d’une organisation de l’espace. Elle a des limites également car « l’écart entre l’espace de nos figures [les figures cartographiques de la géographie scolaire et universitaire] et l’espace socialement vécu [et politiquement construit] ne cesse de s’accroître » (Grataloup, 1997, p. 17) (p.118).

Des obstacles néanmoins se dressent, qui peuvent empêcher le basculement vers cette conception de l’enseignement de la géographie, et les innovations, même institutionnelles, peinent à s’imposer. Cela s’explique par des contradictions de l’institution elle-même qui, dans le même temps, demande d’initier les élèves à l’esprit critique et impose des examens certificatifs basés sur la restitution d’information. Cela s’explique également par des malentendus, comme l’introduction en 1988 du concept de « système-monde » qui disparaît en 1996 car jugé « non enseignable » (avant d’être réintroduit en 2008 en collège ou en lycée sous le nom de « mondialisation ») ; par des détournements aussi, comme celui du concept de « géosystème » qui, d’outil de lecture de l’espace passe pour le « réel », à savoir un moyen de désigner l’aspect visible des milieux. Quant à l’enseignement de thématiques non spécifiquement disciplinaires (éducation à la santé, éducation en vue du développement durable etc. (Pache, 2014), il peut aboutir à la dilution des démarches disciplinaires dans un corpus indifférencié.

Du côté des élèves, c’est le bousculement du contrat didactique (Brousseau, 1998) qui pose problème, et quand bien même cet obstacle serait franchi, d’autres se posent, comme leur difficulté à introduire différents acteurs dans leur raisonnement, là où ils parviennent pourtant à envisager pour expliquer un phénomène spatial des causalités multiples, des échelles différentes voire des boucles de rétroactions. La pensée sociale également, qui peut être un levier pour introduire certains concepts, peut constituer un frein lorsqu’il s’agit d’aller plus loin dans la conceptualisation : Jean-François Thémines cite ainsi l’exemple de la ville. Les élèves parviennent assez bien à en comprendre le principe de centralité, en prise avec l’expérience de leurs propres pratiques spatiales, et partant celui d’attraction ; mais ils peinent ensuite à appréhender la notion de diffusion.  « Or, cette notion absente de la pensée sociale exprimée par les élèves aide à penser le principe de centralité et le fait urbain autrement qu’en masse et en influence, en termes de relations interurbaines complexes (complémentarité, coopération, concurrence). Et cette propriété est nécessaire pour comprendre l’organisation de l’espace par les villes et les réseaux urbains à des échelles qui ne correspondent pas avec le vécu quotidien d’adolescents : les échelles régionales, nationales et internationales » (p.112).

3. Une synthèse des recherches menées en didactique de la géographie depuis 30 ans.

Pour le chercheur / apprenti chercheur en didactique, tout l’intérêt de cet article est de voir les recherches menées depuis une trentaine d'années dans le champ de la didactique rassemblées, confrontées, organisées les unes par rapport aux autres et par rapport aux autres champs scientifiques, y compris les plus récentes (sur les 170 références mentionnées, 60 ont été produites dans la dernière décennie (2010- 2018)).  C’est ainsi que la didactique de la géographie est présentée comme une spécialité qui s’est peu à peu affirmée comme une spécialité autonome c’est-à-dire « en capacité de construire des problèmes au moyen d’un système de concepts propres, en vue d’éclairer le fonctionnement d’un « réel » qu’elle découpe en objets inédits » (p.101) et dont l’effort de théorisation est didactique, c’est-à-dire qu’il porte sur le cadre d’élaboration, de transmission et d’appropriation de savoirs disciplinaires. Aujourd’hui reconnue comme une spécialité de recherche par la géographie universitaire (Lautier & Allieu Mary, 2008), à la différence par exemple de la didactique de l’histoire, elle n’en demeure pas moins fragile, du fait de son « stade de développement » (Michael Xillam, 2012, in Déry, 2014) : ayant dépassé le stade « naissant » (recherche non financée, absence d’association professionnelle, absence de manuels de recherche spécifique) mais pas encore au stade « intermédiaire » (axes de recherches sables quoique sujets aux changements de personnel, émergence d’une terminologie de recherche, spécialisations émergentes à l’intérieur du champ). Ainsi sur le plan institutionnel, la didactique de la géographie, quoique reconnue comme une spécialité de recherche par la géographie universitaire est un domaine « étroit », « où se confrontent besoins en formation des écoles supérieures et besoins en recherche de laboratoires ayant un intérêt contrasté pour la spécialité », avec « de rares carrières d’enseignants-chercheurs », « ce qui n’est pas sans impact sur le développement et la cumulativité des travaux » (p.104- 105) .

C'est également une discipline plurielle, au sein de laquelle Jean-François Thémines identifie deux principaux courants :

  • d’une part des recherches qui ont permis le dévoilement d’une structure disciplinaire, fondée sur une épistémologie réaliste et auto-référencée. C’est le cas par exemple des recherches de François Audigier (1993), Pascal Clerc (1999) ou Nicole Tutiaux Guillon (2004) qui ont mis en évidence l’épistémologie réaliste de la discipline scolaire, dans laquelle le professeur détient la vérité, autrement dit une école régie par un paradigme positiviste, loin du paradigme constructiviste souhaité par certains ;
  • parallèlement, d’autres recherches interrogent « la circulation des savoirs dans un champ qui englobe des formes disciplinaires et des formes non disciplinaires (professionnelles, médiatiques, vernaculaires) de savoirs » (p.102). La discipline scolaire y est conçue comme une discipline ouverte, perméable et sur laquelle il est par conséquent possible d’agir, en s’appuyant, entre autres, sur l’autre pôle disciplinaire (scientifique). Ainsi l’introduction de la géomatique à l’école (Genevois, 2008) permet d’ouvrir « des lignes de front » (p.103) dans la logique dominante d’exposition du savoir et d’apprentissage « par cœur ».

Enfin, cette note de synthèse ouvre de nouvelles perspectives de recherche : elle appelle notamment à mieux articuler recherche en didactique et enseignement, en travaillant en direction de moyens pédagogiques permettant la mise en œuvre d’un raisonnement géographique, qu’il s’agisse des débats, des jeux de rôle, de modélisations cartographiques, de recours à la production artistique, ou encore l’étude de l’espace proche. Dans tous les cas, il s’agit d’objectiver la connaissance, de la renvoyer au concret, de naturaliser un phénomène complexe en objet auquel sont attribués des propriétés intrinsèques : ainsi la ville peut être vue comme un noyau où se concentre les fonctions principales, avant que soient introduites les notions de différenciation et de rapports avec l’extérieur. La stratégie repose sur le caractère mixte du savoir (Niclot, 2005), entre pensée sociale et contrôle disciplinaire progressif de cette pensée qui consiste à mener des opérations dans trois directions : le repérage de formes de différenciation spatiale produites par les sociétés ; la reconnaissance d’organisations de l’espace où s’expriment des conceptions du monde, des projets politiques et des rapports inégaux ; l’évaluation de situations territoriales ou territorialisés au regard de critères, de normes, de modèles admis ou à mettre en débat.

Au final, cet article permet de faire la synthèse de l’ensemble des travaux publiés en didactique de la géographie depuis trente ans, de les situer les uns par rapport aux autres, de s’y positionner, et d’entrevoir ce qui reste à construire, tant dans le champ de la didactique de la géographie que celui de son enseignement. Un article stimulant donc, à lire.


[1] Pour l’ensemble des références mentionnées ici, se reporter à la bibliographie proposée par J.-F. Thémines dans sa note de synthèse.

[2]
Sont cités ici les chercheurs cités 10 fois et plus dans l’article

[3] Pour accéder à des références sur l'enseignement de ces notions et les recherches qu'elles ont pu susciter, voir la bibliographie sélective classée par thèmes sur Didagéo.


mardi 11 septembre 2018

Poste d'assistant en didactique de la géographie


La Haute école pédagogique du canton de Vaud recrute une assistant.e diplômé·e en didactique de la géographie.

Votre profil : Vous êtes titulaire d’un Master en géographie ou en sciences de l’éducation, ou d’un  titre jugé équivalent. Vous avez de l’intérêt pour les thématiques de l’enseignement de la géographie et des processus d’apprentissage chez les jeunes élèves. Vous avez d’excellentes compétences  rédactionnelles en français. De bonnes connaissances de l’allemand et de l’anglais seraient un atout.

Vos activités principales : 50% de votre taux d’activité est consacré à la réalisation de la thèse de doctorat dans le champ de la didactique de la géographie, sous la direction d’un professeur HEP et d’un·e professeur·e d’Université. Le solde est réservé à des activités de recherche et de formation, à quelques tâches administratives et à la participation à des groupes de travail au sein de l’UER.


L'intégralité de la fiche de poste est disponible ici. 
Délai de postulation : 30 septembre 2018

Renseignements: M. Alain Pache, Professeur HEP ordinaire, tél. +41
(0)21 316 08 35
La HEP Vaud promeut la diversité de son personnel et assure
l’égalité des chances.
www.hepl.ch

dimanche 9 septembre 2018

Journée AGF Les géographes et la nature

"Les géographes et la nature. Nouveaux regards" 

 le 29 septembre à l'Institut de Géographie :  

191, rue Saint-Jacques,75005 –Paris (NouvelAmphi et Petit Amphi). 

Cette journée s'adresse notamment aux candidats aux concours de l'enseignement.
Le programme est disponible ici.  

Colloque "Objets pour apprendre, objets à apprendre"



Appel à communication


Le colloque « Objets pour apprendre, objets à apprendre : quelles pratiques enseignantes pour quels enjeux ? » aura lieu au logis du Roy à Amiens les 11 et 12 juin 2019.


Il est organisé par le Centre Amiénois de Recherche en Éducation et Formation de l’Université de Picardie Jules Verne (CAREF EA 4697) avec le soutien de l'ESPE de l'Académie d'Amiens, de l’AECSE, de l’ARCD et de l’ARDIST.


L'appel à communication est disponible ici.

Les propositions de communications (résumé de 3000 signes) sont attendues avant le 1er décembre 2018.

Adresse d’envoi : colloqueobjet2019@u-picardie.fr

vendredi 7 septembre 2018

Quelles sont les références épistémologiques des candidats au CAPES d'histoire-géo ?


Une étude à partir de l'épreuve d'Analyse de Situation Professionnelle en géographie (session 2018).


"Participer à un jury d'un concours de recrutement d'enseignants est un moment riche en rencontres, en recul sur ses pratiques et riche en enseignements sur les connaissances mobilisées par les candidats face à des connaissances attendues par le jury lors de l'épreuve de géographie d'Analyse de Situation Professionnelle (ASP)."

Benoît Bunnik, qui a participé au jury du CAPES 2018, s'est livré à un exercice intéressant : collecter tous les noms de géographes cités par les candidats dans son jury oral d'ASP ainsi que ceux qui apparaissaient dans les sujets proposés dans les dossiers (documents D et E). Sans prétendre construire une épistémologie complète des savoirs géographiques mobilisés dans ce concours d'enseignement (il faudrait pour cela aborder non seulement les auteurs, mais également les notions et les cadres de référence des candidats), l'auteur parvient à mettre en évidence un décalage entre les références attendues du jury et celles qui sont réellement mobilisées par les candidats. Les références de ces derniers sont souvent plus classiques et plus datées, même si on voit apparaître quelques noms de géographes très contemporains :



Il en tire quelques pistes pour conseiller les candidats et améliorer leur préparation au concours, notamment la nécessité de ne pas s'en tenir aux auteurs, mais d'aborder aussi les concepts et notions de la géographie en référence à des courants, à des paradigmes et à des évolutions de la pensée géographique. D'une certaine façon, cette liste de référents épistémologiques renvoie à la manière dont les étudiants pensent la géographie et dont les formateurs arrivent (avec plus ou moins de succès et avec les contraintes de la formation qui existent aujourd'hui dans les universités et dans les ÉSPÉ) à donner un "bagage" épistémologique suffisant à leurs étudiants. On ne peut négliger "l'effet concours" qui conduit souvent les candidats à citer des noms de géographes emblématiques de la géographie (Vidal de la Blache, Brunet, Lacoste, Claval, Frémont...) ou à s'en tenir à des noms d'auteurs isolés sans rattachement à des écoles ou à des courants de pensée géographique. Le nuage de mots réalisé par Benoît Bunnik donne à voir cependant des renouvellements épistémologiques (Lévy, Lussault, Stock, Lazzarotti, Staszak, Subra...), des liens avec d'autres champs disciplinaires (Braudel, Bourdieu, Lefebvre...), des passeurs entre géographie scientifique et géographie enseignée (Grataloup, Carroué, Knafou, Fumey, Reghezza-Zitt, ...).

L'auteur affirme qu'"une 15e de fiches devraient suffire pour bien préparer les oraux". Nous serions plus prudent sur ce point, en raison de la nature même de ces "fiches" : tout dépend de ce qu'on y met pour éviter le bachotage, comment on relie ces géographes à des concepts, et comment on fait des liens avec des notions (voire des trames notionnelles) au sein des programmes scolaires. Compte tenu des exigences accrues de cette nouvelle épreuve d'ASP qui a beaucoup évolué et qui ne se résume plus seulement à des questions épistémologiques, il semble de plus en plus nécessaire de penser l'épistémologie scientifique en lien direct avec l'épistémologie scolaire des programmes (quels sont les savoirs vraiment à enseigner ?) et les méthodes de transmission-appropriation de ces savoirs (importance des questions didactiques et pédagogiques). Les notions épistémologiques du document D ne sont pas à analyser de manière déconnectée du dossier documentaire. Elles doivent nécessairement être recroisées avec les autres documents : document A (contenus des programmes officiels), document B (fiche Eduscol donnant des pistes de mise en oeuvre), document C (extraits de 2 manuels contenant eux-mêmes des références et des interprétations), document E (prolongeant et élargissant la réflexion dans une dimension citoyenne).

Le corpus de données peut sembler un peu limité avec 46 dossiers d'ASP collectés sur une seule année et 84 candidats auditionnés au sein d'une seule commission de jury. L'analyse et les conclusions qui peuvent en être tirées doivent donc être relativisées, comme le souligne Benoît Bunnik qui dit avoir conscience d'avoir dressé un "inventaire à la Prévert" (certains noms apparaissent d'ailleurs plusieurs fois sur le nuage de mots). Ces limites étant posées, les conclusions de l'auteur permettent d'ouvrir des perspectives.

Sur 670 références collectées, ce sont au total 155 noms de géographes qui ont été cités à l'oral au sein de cette commission de jury, avec une moyenne de 8 noms par candidat. Certains candidats citent moins de 3 géographes, tandis que le record s'établit à plus de 30 références ! La diversité des noms reflète la diversité de la recherche en géographie. Le nombre de citations ne présage pas de la pertinence de ces références, les candidats n'étant pas évalués au nombre de géographes qu'ils distillent, mais plutôt à la compréhension des objets, des méthodes et des modes de raisonnement de la géographie. Les auteurs cités et les sujets proposés reflètent en partie les évolutions épistémologiques de la géographie enseignée, notamment la place accordée désormais à la géographie culturelle, à la géographie urbaine, à la géopolitique..., tandis que la géographie économique (malgré l'importance accordée à la mondialisation) occupe une place moindre. Un point important à retenir : 90 des 92 documents soumis à l'analyse des candidat.e.s sont très récents, 51 ont été publiés entre 2013 et 2018 (ce qui ne signifie pas qu'ils ne mentionnent pas en leur sein des noms de géographes plus anciens). Le fait est que les jurys choisissent des auteurs et des objets de la géographie de plus en plus récents, ce qui augmente d'autant (trop ?) la masse de connaissances à acquérir pour les candidats. On peut faire l'hypothèse que, selon les années, les membres du jury qui composent les sujets d'oraux peuvent être plus ou moins sensibles aux questions socialement vives (le développement durable, la question migratoire, les inégalités...), aux changements des programmes qui introduisent de nouvelles notions (l'habiter, le changement global, la prospective...) ou encore aux effets de mode (cf FIG consacré aux territoires des animaux, aux territoires imaginaires...).

Il n'est pas exclu qu'il y ait aussi des effets de contamination, les connaissances nécessaires pour la préparation des trois questions à l'écrit venant alimenter en partie les références des candidats à l'oral (cf par exemple les citations récurrentes en 2018 sur la question du tourisme et des loisirs). Il conviendrait de conduire une étude plus poussée à partir des notions, de leur contexte de mobilisation en lien avec les documents, de la manière dont elles sont censées valider une culture géographique et venir faire sens auprès des élèves. En toute logique, si les mots ont un sens, l'épreuve d'Analyse de Situation Professionnelle (ASP) devrait permettre d'analyser la maîtrise des savoirs de référence d'un point de vue tout à la fois épistémologique, didactique et pédagogique. C'est en partie l'orientation prise aujourd'hui par cette épreuve de concours au CAPES, même s'il reste du chemin à parcourir pour une réelle mise en oeuvre de cette hybridation des savoirs qui dépasse la seule maîtrise des savoirs académiques.

 
Lire l'analyse sur le blog Geobunnik.

Lire les conseils donnés dans le rapport de jury du CAPES d'histoire-géographie 2018.

Lire l'analyse de Jean-François Thémines à propos du rapport des professeurs avec leur discipline et ses objets d'enseignement : Le rapport pratique à l'épistémologie, chez des professeurs-stagiaires du secondaire en géographie. Proposition d'une analyse par cas. Cybergeo : European Journal of Geography, 2006.


jeudi 6 septembre 2018

Faut-il encore enseigner la géographie à l'école ?

Vient de paraître chez Armand Colin un n° spécial de L'Information Géographique (3-2018) portant sur l'enseignement de la géographie :


Sommaire du numéro


Éditorial


résumé


Résumés

résumé

Introduction Faut-il encore enseigner la géographie à l’École ?Sylvie Joublot Ferrérésumé

Pour une ethnographie des savoirs géographiques à l’école élémentaireAlexandra Baudinaultrésumé

Tomber dans la cour de récréation : La « bonne figure » à l’épreuve de l’espaceMuriel Monnardrésumé

Quand les albums parlent d’espace Enseigner la géographie avec le livre pour enfantsChristophe Meunierrésumé

Visages en ville, déambulations photographiques pour enseigner l’espace procheSylvie Joublot Ferrérésumé

Géographie scolaire et pensée de la complexitéPhilippe Hertigrésumé

Former à l’enseignement d’une géographie renouvelée à l’école primaire. L’exemple des Lesson StudyAlain Pache
Sandrine Breithaupt
Julie Cacheiro
résumé

Le cheminement intellectuel et pratique d’un maître non spécialiste confronté à la préparation de séances de géographie au cycle 3 de l’école primairePhilippe Charpentierrésumé

Regard sur la géographie enseignée à l’école primaire : Une étude de cas au cycle 3 Anne Glaudelrésumé

jeudi 30 août 2018

Analyse du travail et géographie sociale

Jean-François THEMINES & Anne-Laure LE GUERN, 2018,  Analyse du travail et géographie sociale. Des outils pour agir, London : ISTE Editions, Collection Sciences Sociétés et Technologies, série Géographie sociale et politique, 208 pages.

Analyse du travail et géographie sociale


Ces dernières années ont vu apparaître une multitude de discours sur la « souffrance au travail ». Cette médiatisation impose une mise au point scientifique à laquelle cet ouvrage contribue.

Il synthétise des recherches en sciences humaines et sociales sur les évolutions du travail, les thématise d’une façon originale, et montre que les déterminants économiques et politiques des évolutions du travail opèrent de façon éminemment spatiale sur l’activité des personnes. Ce programme d’analyse pluraliste revisite et renouvelle les questions du travail à partir d’apports de géographie sociale, par les concepts de lieu, d’espace et de territoire du travail.

Prenant des exemples dans les secteurs tertiaire, industriel et agricole, Analyse du travail et géographie sociale propose également des outils pour agir. Ancrée dans une conception transformatrice de l’analyse, cette géographie sociale du travail est conçue comme un guide comprenant des fiches pratiques pour une analyse individuelle et possiblement collective de sa propre situation de travail.

Les auteurs

Jean-François Thémines est chercheur en géographie et formateur dans plusieurs masters en ingénierie de formation à l'Université de Caen Normandie.

Anne-Laure Le Guern est chercheure en sciences de l’éducation et formatrice en analyse du travail à l'Université de Caen Normandie.

Sommaire 

1. Travail, activité, tâche, emploi : ce que veulent dire les mots
2. Ressources, risques, reconnaissance : enjeux de l’analyse du travail
3. Une géographie sociale du travail
4. Enquêtes visuelles
5. Dire, parler, faire lieu
6. Écrits du travail, écrire le travail : la question de l’espace public
7. Santé, bien-être, empowerment : des ressources pour agir

 Téléchargez l'introduction et la table des matières de l'ouvrage à partir du site de l'éditeur


mardi 28 août 2018

Didactique et paysage

Numéro thématique n°18 « Didactique et paysage » de la revue Projets de paysage (juillet 2018).
Ce numéro a été coordonné par Hervé Davodeau, Monique Toublanc et Sylvie Paradis.
http://www.projetsdepaysage.fr/dossier_th_matique

Le dossier thématique « Paysage et didactique » est composé de huit textes, présentant des travaux menés pour cinq d'entre eux en France, et pour les trois autres en Belgique, au Québec et en Suisse. Plus de la moitié des auteurs sont des « didacticiens », tout au moins des enseignants-chercheurs ou des formateurs aguerris aux questions de la didactique et du paysage. Les autres ne sont pas des spécialistes de la didactique mais ils ont une pratique de l'enseignement - formation de futurs architectes-paysagistes ou de professionnels de l'aménagement et de l'urbanisme. La plupart en revanche ont des connaissances approfondies sur le paysage. La diversité des contextes et la multiplicité des approches sont sans nul doute les principales qualités de ce volume.

Comment un diagnostic territorial partagé à partir du paysage peut-il contribuer à développer une intelligence commune du territoire ?
Publié le 11/07/2018 par Christine Partoune
L'article propose une analyse réflexive sur un dispositif de formation dédié à l'animation d'un diagnostic partagé du territoire au départ du paysage, proposé par l'Institut d'Éco-Pédagogie, association située à Liège sans but lucratif spécialisée en... >Lire la suite

L'hybridation des savoirs pour travailler (sur) le paysage en éducation au développement durable
Publié le 10/07/2018 par David Bédouret, Christine Vergnolle Mainar, Raphaël Chalmeau, Marie-Pierre Julien, Jean-Yves Léna
Les attentes actuelles en éducation au développement durable supposent de sensibiliser les élèves aux questions sociales discutées dans leur territoire et de les aider à penser ses futurs possibles. Pour cela, le paysage est un levier pertinent pour des... >Lire la suite

Paysages des mobilités ordinaires : éduquer au regard en géographie scolaire
Publié le 09/07/2018 par Jean-François Thémines et Anne-Laure Le Guern
Le paysage est en retrait dans les programmes scolaires de géographie français. A contrario, le texte rend compte d'expérimentations menées dans des classes auprès d'élèves de douze à dix-huit ans, au sujet de... >Lire la suite

Le sentir : au fondement du politique. Pour une considération de l'horizon et d'un sol commun
Publié le 08/07/2018 par Catherine Grout
Dans ce texte, je présente comment le sentir selon Erwin Straus (qui diffère du sensible et de la perception) porte potentiellement l'horizon politique d'un projet de paysage et comment ce postulat se traduit dans ma pédagogie en enseignement supérieur... >Lire la suite

Le grand paysage, révélateur des enjeux de la formation en architecture de paysage. L'exemple du Québec
Publié le 07/07/2018 par Gérald Domon
Au Québec, la formation en paysage présente certaines singularités. Ainsi, elle tient aux seuls programmes offerts à l'université de Montréal. De même, le programme professionnel de second cycle est soumis à l'accréditation de l'Association des... >Lire la suite

Des controverses en éducation au paysage : quels enjeux éducatifs, finalités didactiques et modalités pédagogiques ?
Publié le 06/07/2018 par Virginie Albe
Dans ce texte, nous avons tenté de mieux cerner les différents rôles attribués aux controverses lorsque celles-ci sont mobilisées à des fins d'éducation au paysage-environnement et aux sciences en vue de développer la citoyenneté. Nous avons réalisé pour... >Lire la suite

Une controverse d'aménagement urbain relue par le prisme d'une didactique du paysage. Le Grand Projet des Cherpines (agglomération de Genève, Suisse)
Publié le 05/07/2018 par Anne Sgard et Sylvie Paradis
Le Grand Projet des Cherpines, le projet d'aménagement urbain de l'agglomération de Genève (Suisse) faisant débat, a été choisi comme cas d'étude commun dans le cadre d'un projet de recherche portant sur la didactique du paysage (2015-2018). Ce projet... >Lire la suite

Le plan local d'urbanisme français : un instrument orienté de pédagogie citoyenne du paysage
Publié le 04/07/2018 par Mathieu Gigot et Arnaud de Lajartre
En abordant de façon importante le paysage dans leurs différentes pièces, les PLU contribuent sur le terrain à une forme de pédagogie du paysage auprès des citoyens ; cela se produit à deux niveaux, qui feront l'objet de nos deux parties. Tout d'abord... >Lire la suite



vendredi 29 juin 2018

La citoyenneté à l'école

 
Le dernier numéro d'Eduveille, veille scientifique porte sur la citoyenneté à l'école :
Pour en savoir plus, cliquez ici
Télécharger le numéro

Bonne lecture.

jeudi 21 juin 2018

Gaïaclio à l'Ecole


Création d'un blog dédié à la Géohistoire

 http://gaiaclioalecole.blogspot.fr/


Ce site a pour vocation de faire connaître ce champ de recherche à travers trois acceptions de la didactique :
1- La didactisation externe : les processus de transfert des savoirs savants géohistoriques vers la sphère de l'enseignement.
2- La didactisation interne : les processus d'enseignement-apprentissage au sein de la classe mis en oeuvre par les professeurs et les élèves.
3- La didactisation professionnelle : les processus de formation à la Géohistoire à destination des enseignants.

Afin de promouvoir ces didactiques, le site se compose à l'heure actuelle de quatre pages :
1- La page Accueil : sur cette page, vous pourrez voir les derniers articles publiés sur le site.
2- La page Géohistoire enseignée : Vous trouverez dans cette page des ressources pour enseigner la Géohistoire.
3- La page Géohistoire savante : Sur cette page, vous trouverez différentes publications ou actualités ayant un lien avec la Géohistoire.
4- La page Christian Grataloup : Sur cette page, vous trouverez l'actualité et les publications de Christian Grataloup.

L'environnement numérique du blog est complété par :

- Une page Facebook pour se tenir au courant des dernières actualités :
https://www.facebook.com/gaiaclioalecole/

- Une chaîne Youtube pour retrouver les vidéos postées sur le blog :
https://www.youtube.com/channel/UCpcJw-VwQSV_d91sbcOB-Gw/playlists?view_as=subscriber

C'est un outil de formation initiale et continue.

samedi 26 mai 2018

Le film dans la pratique de la géographie


Le colloque « Film Géo » qui a eu lieu fin mars s’interrogeait sur « Le film dans la pratique de la géographie ». Les 27, 28 et 29 mars 2018 a eu lieu le colloque « Film Géo » à Bordeaux. Il s’agissait de mettre en lumière le « Le film dans la pratique de la géographie ».

Ce colloque a donné lieu à de nombreuses communications dont les résumés (PDF, environ 670 ko) retracent l’esprit.

L’usage des extraits audiovisuels en classe est devenu courant mais ce colloque permet de préciser leur usage à but d’enseignement, de recherche ou d’analyse des territoires.

Par ailleurs, ce colloque s’appuie aussi sur le festival Géocinéma et de nombreuses séances ont eu lieu ainsi qu’un Café géo intitulé « Des films, des caméras et des géographes : pour quoi faire ? ».

Une présentation filmée de cet événement est disponible en ligne et permet de saisir les pistes d’analyse qu’offre le septième art à l’enseignant de géographie.

dimanche 20 mai 2018

La didactique de la géographie


Jean-François THEMINES

La didactique de la géographie, Revue française de pédagogie, Note de synthèse, octobre-décembre 2016, p. 99-136

Résumé
Cette note de synthèse montre l’orientation prise par une didactique de la géographie née dans un moment de crise disciplinaire. Cette didactique travaille à comprendre l’écart entre, d’une part, les finalités officielles d’éducation à la responsabilité sur l’espace et les territoires et, d’autre part, les apprentissages effectifs en classe de géographie. En parallèle du dévoilement d’une structure disciplinaire plutôt stable, elle a opté pour l’analyse et l’accompagnement de pratiques enseignantes qui visent l’appropriation par les élèves d’outils pour penser le monde. L’identification des conditions de mise en place de ces pratiques confirme la nécessité de tisser, plus que jamais, des liens entre recherches didactiques et formation des enseignants.

Mots- clés : didactique, matière d’enseignement, géographie, apprentissage, finalités de l’éducation

Consulter l'article sur la Revue française de pédagogie
http://journals.openedition.org/rfp/5171

mercredi 9 mai 2018

La fin de l'école à l'ère du numérique ?

Education & Formation, Numéro e-309 – Février 2018

Numéro thématique : La fin de l'école à l'ère du numérique ?

http://revueeducationformation.be/index.php?revue=29&page=3


Éditorial – Dans un monde numérique, l'humain est plus que jamais au centre
Bruno De Lièvre,
Université de Mons, Belgique
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Introduction – Fin de l'école ou fin de la forme scolaire à l'ère du numérique ?
Hervé Daguet,
Normandie Université, UniRouen, France
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Fin de l'école ! Fin des enseignants ! Au-delà des discours

Jean-Luc Rinaudo,
Normandie Université, UniRouen, France
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Vers une évolution de la forme scolaire à l'âge du numérique. Le regard d'enseignants français

Gilles Fernandez*, Sylviane Maximin*, Jacques Audran**,
Université d'Aix-Marseille*, INSA de Strasbourg**, France
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Les ENT : entre changements potentiels et résistances de la forme scolaire

Sylvain Genevois* & Dany Hamon**,
Université – ESPE de la Réunion*, Université de Paris V Descartes Sorbonne Cité, France
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Le blog de classe dans les écoles primaires françaises : reproduction du journal de classe imprimé ou apparition d'un journal « augmenté » ?

Françoise Poyet & Caroline Jury,
ESPE - Université Lyon 1, France
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Fusion séparation à travers les relations enseignants élèves sur les réseaux sociaux

Kinjal Damani,
Université de Rouen, France
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Un Serious Game pour la formation professionnelle : le cas des opérateurs en milieu aseptique

Maria Denami & Pascal Marquet,
Université de Strasbourg, France
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En guise de conclusion

Jacques Wallet,
Normandie Université, UniRouen, France

mercredi 25 avril 2018

N° spécial CAPES-AGREG de l'Information Géographique

2018/1 (Vol. 82)

Spécial capes-agrég

Pages : 168
Editeur : Armand Colin

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Denis Retaillé
Éditorial
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Hervé Regnauld, Virginie Vergne
Quelle est la nature de la géographie physique ?
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Alexis Metzger
L’air, objet géohistorique
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Denis Retaillé
Sahel, sahel
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Emmanuel Grégoire
Frontières étatiques, frontières mobiles et rentes frontalières dans l’espace saharo-sahélien
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Vincent Coëffé, Philippe Violier
Géo-graphies du tourisme : la construction d’un objet en quête de légitimité scientifique
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Bertrand Sajaloli, Étienne Grésillon
Les marges, une géographie plastique des territoires humains
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Frédéric Alexandre
La France des marges et le modèle républicain intégrateur des populations et des territoires. Quels enseignements tirer de la séquence électorale de 2017 ?
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jeudi 12 avril 2018

Pour la sauvegarde de l'enseignement de la géographie en Belgique


Nos collègues belges se mobilisent contre la suppression de l'enseignement de la géographie dans le tronc commun du secondaire.

Si vous souhaitez soutenir leur action, vous pouvez signer la pétition ci-dessous :

https://www.petitions24.net/non_a_la_suppression_de_la_formation_geographique_en_3e_annee_secondaire_du_tronc_commun

lundi 12 mars 2018

Territoires et paysages : quelles France ?

Journée sur l’enseignement de la géographie (carte, paysage et territoire) à la BNF


Voir ou écouter les conférences :

- Enseigner le territoire : comment enseigner la géographie de la France à l’école aujourd’hui, quels en sont les nouveaux enjeux ?
Entretien entre Magali REGHEZZA-ZITT, Maître de conférences à l'ENS et Michel LUSSAULT, professeur à l’Université de Lyon (ENS), président du Conseil supérieur des programmes de l’EN de 2014 à septembre 2017

- Habiter le paysage : l’art d’habiter le monde
Dialogue avec Jean-Marc BESSE, Directeur de recherche au CNRS, dirige l’équipe EHGO/UMR, Géographie-cités (CNRS/Paris I/Paris VII), Co-directeur de la rédaction de la revue Les Carnets du paysage et Olivier LAZZAROTTI, professeur de géographie à l’Université de Picardie-Jules-Verne

- Décrire le paysage : évolution, formes, usages, rôle de la cartographie du Moyen Âge à Google Maps et au Géoportail de l'IGN
Catherine Hofmann, Bernard Bèzes, Gilles Palsky

- Politiser le territoire : l'utilisation politique et sociale de la carte
Delphine Papin, Christian Grataloup

- Habiter le paysage : de la campagne à la ville
Sébastien Colombo

Le dépaysement : tout mérite un détour
Jean-Christophe Bailly

Juliet J. Fall


Une Géographie générale publiée en 1914 par Marc Audebert, instituteur tourangeau

Marc Audebert (2017). Géographie générale. Paris : Éditions Allia.

CR de l'ouvrage par Jean-François Thémines sur le site de M@ppemonde.
 
La Géographie générale parue aux Éditions Allia est le fac-similé suivi de la transcription du livre de comptes sur lequel, en 1914, Marc Audebert rédigea et dessina à la plume une Géographie générale. Marc Audebert est un jeune instituteur à Marcilly-sur-Maulne, village d’Indre-et-Loire, lorsqu’il se lance dans ce travail. Sa mobilisation en août 1914 et son décès près d’Ypres en novembre de la même année, interrompent la réalisation du manuscrit qui s’achève prématurément avec le titre de la leçon qu’il prévoyait de consacrer aux glaciers, lacs et forêts. Si la finalité de l’ouvrage ne nous est pas connue, son contenu informe des avancées d’une géographie scolaire dont son auteur, fraîchement sorti de l’École Normale d’Instituteurs de Tours, était très bien informé.


Pour appréhender le rôle de ces acteurs pédagogiques, géographes, inspecteurs, et plus largement l’histoire de la géographie du primaire en France, du XVIIIsiècle à nos jours, il faut se référer aux multiples travaux que Jean-Pierre Chevalier leur a consacrés :

Chevalier J.-P. (2003). Du côté de la géographie scolaire. Matériaux pour une épistémologie et une histoire de l’enseignement de la géographie à l’école primaire en France. Habilitation à diriger des recherches. Université Panthéon-Sorbonne – Paris I. En ligne