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DE LA RECHERCHE A LA FORMATION

Nous avons créé ce blog dans l'intention de faire connaître les travaux de recherche en didactique de la géographie. Notre objectif est également de participer au renouveau de cette discipline, du point de vue de ses méthodes, de ses contenus et de ses outils. Plus globalement nous espérons que ce site permettra d'alimenter les débats et les réflexions sur l'enseignement de l'histoire-géographie, de l'école à l'université. (voir notre manifeste)

jeudi 25 février 2021

Compte-rendu séminaire "Le monde à hauteur d’enfants : les programmes de géographie scolaire en contexte pandémique", 24 février 2021

Le monde à hauteur d’enfants : les programmes de géographie scolaire en contexte pandémique


Ce mercredi 24 février 2021 s’est tenu un séminaire de l’atelier « Faire territoire, faire société » abrité par l’UMR 5600 Environnement Ville Société. Quatre communications portant sur des niveaux scolaires différents se sont succédées.

1. La construction des repères spatio-temporels en maternelle à l’épreuve du.des confinements (Alexandra Baudinault, PRAG à l’INSPE de Paris)


Articulé en trois temps, l’exposé a débuté sur l’idée de compression spatio-temporelle. Le confinement du printemps 2020 a généré l’isolement spatial et social en concentrant les individus dans un lieu unique et en faisant peser une contrainte sur les déplacements tout en laissant planer la peur des contaminations. Pour les jeunes enfants, ce temps suspendu sans possibilité de ritualiser a été néfaste pour participer à sa structuration. L’absence de souvenirs, l’estimation rendue délicate et la projection rendue impossible n’ont pas été sans conséquences psychologiques. Concernant l’espace, le fait que le lieu est associé à une identité a mis à mal la socialisation habituellement dévolue à l’école. Réinstaller du multiple dans un lieu unique en tentant de séparer les fonctions n’a pas forcément été simple, notamment pour les personnes résidant dans des logements de petite superficie.

Le confinement a également mis en lumière des inégalités numériques. L'envoi numérisé de documents sur la structuration du temps et de l’espace était-il salutaire pour des compétences qui prennent corps justement dans le cadre de l’école ? Ne valait-il pas mieux « faire confiance » aux parents et en profiter pour les laisser se charger de certains apprentissages, notamment ceux-ci ? Quoi qu’il en soit, la configuration des lieux d’habitation a eu son importance puisque des études montrent que certains indicateurs, comme la relation parents-enfants, étaient corrélée à la présence d’un balcon ou d’un jardin qui permettait de passer moins de temps devant les écrans et donc de s’en trouver plus épanouis.

Les apprentissages relatifs au temps et à l’espace sont, en France, explorés dès le début du cycle 1 et sont guidés par l’expérience et l’exploration comme le suggèrent les programmes. Il y a pu avoir une sorte de « soupape » de décompression au travers de l’attestation dérogatoire qui permettait à chacun de sortir, dans la limite quotidienne d’un rayon de 1 km : une structuration de l’espace-temps « forcée » mais potentiellement plus sécurisante/rassurante car effectuée dans un cadre familial. Ceci étant, la verbalisation a fait défaut pour compléter cette pratique de l’espace : une étape à toutefois tenter, après coup, avec les actuels MS et GS pour confronter les discours des élèves sur leur espace proche.

2. Les programmes de cycle 3 : une actuelle inadéquation au monde ? (Dominique Chevalier, MCF-HDR à l’INSPE-Université Lyon 1 et Camile Lefebvre, professeure stagiaire, Master 2 MEEF, INSPE Lyon) 



Visant à tester l’adéquation des programmes actuels de cycle 3 au contexte pandémique, la communication pose l’hypothèse d’une potentielle obsolescence des thématiques causée par l’impossibilité de pratiquer réellement l’espace tant individuellement que collectivement. Il est vrai que le programme de 2015, structuré autour de l’habiter, invite par ses thèmes et ses verbes d’action à la sortie et à la référence aux situations personnelles à l’image du premier thème de CM1 « découvrir les lieux où j’habite ».

Le thème 2 du CM1 « se loger, travailler, avoir des loisirs en France » est également mis à mal. S’intéresser au logement en temps de confinement, c’est mettre le doigt sur le mal logement, les violences, la fracture numérique…les conditions de l’habitabilité finalement. La dissociation entre lieu du travail et domicile ayant été devenue caduque, il y a eu là une belle occasion de travailler sur la carte de la « désertion » de certaines régions (montagnes et agglomérations denses) pour se mettre au vert durant ce printemps 2020. Le thème 3 « consommer » a pu s’aborder à travers l’essor du fait maison, du bio, des drive mais également des restaurants du cœur et des banques alimentaires. Pour le CM2 également, « se déplacer » était devenu impossible, « communiquer grâce à Internet » était justement en plein essor et « mieux habiter » raisonnait avec la prospective.

La seconde partie de la présentation était réservée à Camille Lefebvre, étudiante en master MEEF et professeur des écoles stagiaire en CM1, qui exposait les résultats d’un questionnaire adressé à des élèves de divers écoles de la région lyonnaise durant le confinement. De quoi aborder les aspects négatifs (qui dominaient), positifs et interrogatifs du confinement. Un nuage de mots en attestait : « ennui », « manque », « enfermement » faisaient écho à « jeux », « maison », « famille »…Les élèves ont été aussi questionnés sur leurs activités habituelles et si elles avaient pu se poursuivre durant le confinement, sur l’aide apportée par des tiers (parents, frère et sœurs, autres membres de la famille…l’enseignant ne représentant que 2 % du total !). Des pistes pour l’enseignement de la géographie en CM1 ont été ainsi ouvertes avec notamment un jeu visant à trier les activités possibles ou pas et à trouver des alternatives lorsque celles-ci étaient empêchées.

3. Géographie du confinement : faire de la géographie chez soi par une approche sensible. (Florian Pons, doctorant en géographie, laboratoire EVS, Université Lyon 2 et enseignant d’histoire-géographie au collège Jean de Verrazane, Lyon)


Ce troisième temps est basé sur le choix auquel a été confronté l’auteur, comme beaucoup d’enseignants : continuer de manière classique au risque de perdre des élèves, notamment les plus fragiles ou alors, sortir des sentiers battus pour susciter un nouveau départ. Non sans difficulté de connexion et d’horaires, Florian Pons a choisi la seconde voie pour faire bâtir à ses élèves de 6ème et de 3ème une carte collaborative du confinement et ainsi travailler les points de vue et les légendes.

Des questions fermées accompagnées de prise de photographies et de réalisations de schémas cartographiques étaient demandées. Parmi les questions, il y a eu « Où aimerais tu être à la place du domicile mais dans l’un de tes lieux de vie quotidienne ? » (une question qui a parfois été mal comprise, certains élèves visant le large à l’image de réponses comme Bora-Bora, Alger, Los Angeles…mais qui rencontraient tout de même des « bonnes réponses » comme la médiathèque, le stade, la patinoire….). Il y a aussi eu une variante sur le fait que ce lieu puisse être n’importe où (et là, les réponses ont fusé : la Corrèze, la lune, le Japon, Tahiti…). Enfin et surtout, il y a eu la prise de photographie d’une fenêtre donnant sur l’extérieur accompagnée d’un enregistrement sonore (autant il y a fracture numérique sur les ordinateurs, fixes ou portables, mais pas sur les téléphones) et d’une photographie d’un lieu où l’on aimerait être. De quoi confronter, de manière dynamique, les représentations des élèves mais également de l’enseignant qui s’était également prêté au jeu.

4. Géographies confinées. Pratiques pédagogiques à distance autour de l’espace proche (Amandine Chapuis, MCF Géographie INSPE Paris Est Créteil)


Cette dernière présentation visait à travailler le thème de l’espace proche contrarié tant par l’accès à l’espace public que par l’isolement des apprenants. Trois démarches étaient présentées.

La première concernait des étudiants de master 1 MEEF premier degré qui ont dû, dans le cadre du thème 1 du programme de CM1 « découvrir le/les lieux(x) où j’habite », imaginer une sortie de terrain à partir d’un lieu et l’itinéraire permettant d’explorer le morceau de quartier correspondant dans la limite du rayon de 1 km autorisé lors de ce confinement du printemps 2020. Travaillant de fait à distance, les étudiants ont pu confronter leurs productions, ce qui offrait, outre les buts didactiques spécifiques à la géographie, la possibilité de les faire réfléchir sur la façon de s’exprimer et de poser des commentaires sur des forums.

La seconde démarche, toute autre, s’inscrivait dans le cadre d’un atelier géographique d’éducation populaire. Pour favoriser les compétences de repérage d’un panel de femmes dans la ville (dans le but de répondre à une certaine peur de quitter le domicile et de circuler), un travail d’analyse de paysages urbains (à partir de photographies prises du logement) a été proposé.

Enfin, la troisième expérimentation concernait des étudiants en licence 3 de géographie à qui il a été demandé de photographier et dessiner (avec légende) leurs espaces matériels de travail puisque le présentiel n’était plus possible. Ces outils géographiques étaient l’occasion de mettre à distance les émotions et les productions ont renvoyé de nombreuses variantes (multifonctionnalité et polytopicité de ces espaces mais également rêves d’ailleurs !). De quoi interroger notamment la secondarisation au travers des postures de partage de ces productions dans ces différentes communautés d’apprentissages.


mardi 23 février 2021

Qu'est ce qu'une ville durable ?

 Dans le cadre du projet Virt-Ex (virtual excursion), Sandra Sprenger, Professeur de didactique de la géographie à l'université de Hambourg, propose une conférence sur la ville durable et ses enjeux éducatifs. Vous pouvez écouter sa conférence ici. 



jeudi 18 février 2021

Offre de stage Didactique du Paysage

« L’enseignement du paysage dans les formations courtes (CAP, Bac Pro, BTS, Licence Pro) : une cartographie de l’offre pédagogique »

Structure d’accueil : Pôle Paysage AGROCAMPUS-OUEST (Unité de Recherche CNRS ESO ANGERS)

Maître de stage : H. Davodeau, Enseignant-chercheur : herve.davodeau@agrocampus-ouest.fr

Durée : 3 mois

Contexte :
Le positionnement stratégique de l’Institut Agro sur un certain nombre de missions auprès des lycées agricoles ainsi que la nouvelle possibilité d’ouvrir un diplôme de Bachelor dans les cursus d’ingénieur nécessitent de bien penser l’articulation des contenus entre les écoles supérieures et les formations courtes en amont. Dans le domaine du paysage, le titre désormais reconnu de paysagiste-concepteur structure fortement le cadre pédagogique des écoles supérieures du paysage. Comment les cursus spécialisés qui préparent aux écoles du paysage anticipent-elles ce référentiel ? Voit-on au contraire se creuser un décalage entre les cursus courts plus techniques et les formations longues plus généralistes ? Dans quelle mesure ces formations partagent-elles une culture commune du paysage ?

La formation des ingénieurs paysagistes angevins est particulièrement concernée par ce questionnement dans la mesure où elle est aujourd’hui la seule formation en France à diplômer des cadres paysagistes qui soient aussi des ingénieurs reconnus par la CTI (commission des titres d’ingénieurs). Ainsi, tout en cherchant à légitimer sa place au sein du réseau des écoles du paysage diplômant les paysagistes-concepteurs, l’école angevine compose avec un double référentiel (l’ingénieur, le paysagiste) en l’articulant de diverses manières dans l’offre de formation. Le domaine technique propre aux formations courtes - mais que le cursus d’ingénieur entend consolider et approfondir - est sujet à débat en interne : ce stage contribuera à l’éclairer et à l’alimenter.

Objectif du stage :
L’objectif est de cartographier au sens strict l’offre de formation : 233 établissements qui préparent au CAP de jardinier paysagiste, 198 au Bac Pro Aménagement paysage, 99 au BTS Aménagements paysagers, 23 à la Licence pro (chiffres à vérifier). Puis il s’agira de cartographier au sens figuré les contenus de formation : dresser le tableau des programmes, modules, volumes dans les cursus. Enfin, cet état de lieux devra être enrichi par des enquêtes qualitatives auprès de quelques enseignants des lycées agricoles de la région angevine, voire auprès des élèves.

Conditions :
Le ou la stagiaire sera accueilli(e) au sein de l’équipe Paysage d’Agrocampus Angers et bénéficiera d’une rémunération de 508 euros / mois en moyenne (selon jours ouvrés).

Profil recherché :
Etudiant ou étudiante de M1 ou M2 en formation Paysage, Géographique, Sciences de l’éducation, Sociologie, intéressé(e) par l’enseignement et la pédagogie, maîtrisant les outils de cartographie et les techniques d’enquête. Rigueur et créativité seront fortement appréciées.

 

mercredi 10 février 2021

EDD en Allemagne et en France : pratiques enseignantes et recherches au prisme de la comparaison

 Dans le cadre du projet de recherche-action "VirtEx", Sandra Sprenger, professeur de didactique de la géographie à l'Université de Hambourg et Caroline Leininger-Frézal, maitre de conférence à l'Université de Paris, se sont lancés le défi de comparer la manière dont l'EDD a été introduit et enseigné en géographie à l'école dans deux conférences disponibles ici.

Séminaire: "Le monde à hauteur d’enfants : les programmes de géographie scolaire en contexte pandémique"

Mercredi 24 février 2021 (14-17h)

Le monde à hauteur d’enfants : les programmes de géographie scolaire en contexte pandémique

Séance organisée par Dominique Chevalier (MCF-HDR Université Lyon INSPE / UMR EVS)

Cette nouvelle séance de l’atelier Faire territoire Faire société propose d’aborder la question de l’enseignement de la géographie et de la découverte du monde dans le contexte pandémique actuel où les pratiques spatiales, les modes d’habiter et les mobilités sont tout particulièrement contrariées.

Quatre communications aborderont des niveaux d’enseignement différenciés.

Alexandra Baudinault : PRAG à l’INSPE de Paris (Sorbonne Université)

- La construction des repères spatio-temporels en maternelle à l’épreuve du.des confinements

Dominique Chevalier, MCF-HDR Géographie, INSPE, Université Lyon 1 ; Laboratoire EVS (UMR 5600) et Camile Lefebvre, Professeure stagiaire, Master 2 MEEF, INSPE Lyon :

- Les programmes de cycle 3 : une actuelle inadéquation au monde ?

Florian Pons : Doctorant en géographie, laboratoire EVS, Université Lyon 2. Enseignant d’histoire-géographie au collège Jean de Verrazane, Lyon 9.

- Géographie du confinement : faire de la géographie chez soi par une approche sensible.

Amandine Chapuis, MCF Géographie INSPE, Université Paris Est Créteil ; Laboratoire Analyse Comparée des Pouvoirs, Université Gustave Eiffel

- Géographies confinées. Pratiques pédagogiques à distance autour de l’espace proche

Le détail ici

mardi 2 février 2021

Eugeo

 Le 8ème congrès EUGEO de la Géographie de l'Europe aura lieu du 28 juin au 1ier juillet 2021. Le thème principal du colloque est "Des géographies durables au cœur de l'Europe". Une des thématiques secondaire est orientée vers la didactique de la géographie.

Pour en savoir plus sur le colloque.

Géographie à l'école, géographie de l'école

 L'IFE vient de publier un dossier sur "la géographie à l'école, géographie de l'école". Vous pouvez le consulter ici.

dimanche 17 janvier 2021

L'enseignement de la ville interrogé par la pandémie

Prenant appui sur l’exemple de l’arrivée du Coronavirus et du confinement qui l’a accompagné, l’article expose comment la ville comme objet enseigné pourrait se voir interrogée par les manifestations spatiales des épidémies. Fonctions, territoires, mobilités… : quelques entrées qui peuvent amener davantage de dynamique dans son étude prise par l’angle sanitaire. Le cadre de l’enseignement primaire est ici privilégié autour de la discipline géographie, actuellement structurée par un programme centré sur «l’habiter » , mais également sur l’éducation à la citoyenneté et à l’environnement. L’occasion de produire du matériau pour examiner les représentations des élèves et des enseignants sur cette problématique et tenter d’accompagner ces derniers dans l’enseignement de ces nouveaux questionnements.

Leroux Xavier. L'enseignement de la ville interrogé par la pandémie. In: Villes en parallèle, n°49-50,2020. Matériaux pour la ville de demain. pp. 342-348. DOI : https://doi.org/10.3406/vilpa.2020.1822www.persee.fr/doc/vilpa_0242-2794_2020_num_49_1_1822

L'article ici.

 

La prospective en géographie : point d’équilibre entre la classe et le terrain ?

Xavier Leroux, « La prospective en géographie : point d’équilibre entre la classe et le terrain ? », Carnets de géographes [En ligne], 14 | 2020, mis en ligne le 28 décembre 2020, consulté le 17 janvier 2021. URL : http://journals.openedition.org/cdg/5323 ; DOI : https://doi.org/10.4000/cdg.5323 

Aujourd’hui structurée autour d’une approche par thèmes favorisant le raisonnement et la problématisation, la géographie des programmes de l’élémentaire invite désormais à traiter de la prospective, à savoir une réflexion sur le devenir des territoires. En introduisant, dans les prescriptions de 2015, l’étude du temps futur dans l’analyse de l’espace, le législateur ouvre ainsi la porte à une façon de penser les situations d’enseignement-apprentissage différente, faite d’incertitudes, d’horizons d’attentes sur ce qui « pourrait se passer ». N’y-a-t-il pas là matière à mieux penser et séquencer les contenus sous forme de scénarios articulés ? C’est une idée qui mérite d’être posée mais qui doit tenir compte des réalités de la professionnalité des professeurs des écoles qui n’ont pas la géographie en tête de leurs préoccupations et qui ne sont pas spécialistes de la discipline. Bâtir des progressions sur l’analyse d’éléments hypothétiques pourrait vite s’avérer coûteux en temps et en énergie d’où la proposition d’alterner le travail en classe, rassurant, et l’approche sur le terrain davantage basée sur le tâtonnement. 

L'article ici.

mercredi 13 janvier 2021

Olympiade de géographie


Pour la 3ème année consécutive, le CNFG, en partenariat avec le ministère de l'Education Nationale et de la Jeunesse, organise les Olympiades nationales de la géographie.

Ce concours est destiné aux élèves de 1ère des lycées généraux et technologiques. A travers des épreuves de composition écrite, de cartographie et de terrain, il vise à sélectionner une équipe de 4 lycéen.ne.s pour représenter la France aux Olympiades internationales de géographie. Celles-ci auront lieu durant l'été 2022 à Paris à l'occasion du congrès annuel de l’Union géographique internationale pour les élèves qui s'inscriraient cette année.


N'hésitez pas à relayer cette information le plus largement possible auprès de vos réseaux respectifs dans le secondaire.


Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 janvier 2021. Plus d’informations (inscriptions, calendrier, modalités, ressources, etc.) sur http://www.cnfg.fr/olympiades-de-geographie/

lundi 11 janvier 2021



Carnet Rouge, n°20, décembre 2020

« Abécédaire critique de la "novlangue" dans le champ éducatif »


Auteurs : Marc Bablet, Elisabeth Bautier, Evelyne Bechtold Rognon, Choukri Ben Ayed, Michel Blay, Philippe Bongrand, Serge Bontoux, Laurence De Cock, Paul Devin, Guy Dreux, Héloïse Dürler, Nico Hirtt, Christian Maroy, Adrien Martinez, Julien Netter, Régis Ouvrier-Bonnaz, Denis Paget, Christine Passerieux, Bernard Rey, Jean-Yves Rochex, Patrick Rayou, Nathalie Sayac, Rachel Schneider, Elise Tenret, Francis Vergne


Compte-rendu de Caroline Leininger-Frézal

Ce numéro de Carnet Rouge est dédié aux termes employés dans les politiques éducatives et leurs implicites. La force de cette publication est qu’elle rassemble des praticiens (enseignants, chef d’établissement, IP..) et des chercheurs dans un langage accessible à tous. Les textes mettent en évidence les implicites de réformes récentes dans l’éducation nationale. C’est une lecture utile aussi bien aux personnels débutants qu’aux plus confirmés (enseignants, BIATS, personnels de direction) qui voient s’accumuler des changements fragmentés sans toujours en avoir une vision globale (the big picture). 

Ces articles mettent en évidence un processus de normalisation de l’école, qui passe d’abord par la standardisation du métier d’enseignant avec la définition de bonnes pratiques et la limitation de la liberté pédagogique. Cela se traduit aussi par le formatage de la formation initiale et continue des enseignants, réduisant ainsi la liberté pédagogique des formateurs. La vision tacite de l’élève qui préside, est tout aussi normée. L’élève est perçu comme autonome, capable de s’engager dans la continuité pédagogique et de satisfaire aux évaluations standardisées. 

Ces normes contribuent selon les auteurs, à aggraver les inégalités scolaires. Le recentrage sur les fondamentaux notamment en français et en mathématiques privent les élèves des milieux populaires de la culture à laquelle ils ont peu accès par la famille. Leur autonomie dans les apprentissages et la rhétorique du mérite enferment avec violence, les élèves en échec scolaire dans une impasse que l’orientation vient légitimer et naturaliser. 

Ce numéro de Carnet Rouge met également en évidence la performativité du discours de l’éducation nationale sur la confiance. La co-éducation apparait comme un levier d’adhésion des parents à l’institution scolaire plus qu’un partage de la responsabilité éducative et un moyen de mobiliser les collectivités territoriales qui doivent s’impliquer dans des réformes successives venues d’en haut. L’épanouissement des élèves, l’excellence et l’innovation apparaissent au travers des textes, être les mirages des politiques éducatives à l’éducation nationale comme dans l’enseignement supérieur. 

L’école de la confiance est celle de la défiance, dans laquelle il y a les Sachants (le conseil scientifique, les neuroscsiences) prescrivent et conseillent. Aux agents d’appliquer et de se taire.

  

mardi 15 décembre 2020

Écouter les élèves dans les différents espaces scolaires




Les dossiers de la veille de l'IFE viennent de sortir un nouveau numéro sur "Ecouter les élèves dans différents espaces scolaires" (n° 136, décembre 2020)par Catherine Reverdy.


Les espaces scolaires sont les lieux dédiés à l’apprentissage et à la socialisation dans les établissements scolaires. En analysant la répartition et l’occupation de ces espaces par les élèves et les différents personnels, les travaux de recherche mettent en évidence l’histoire d’une forte symbolique des salles de classe, domaines dévolus à l’acte d’enseigner, donc considérés comme centraux. Ce qui se passe dans les autres espaces scolaires (cour de récréation, couloirs, bureaux, etc.) est à la fois moins décrit et analysé dans la littérature de recherche, et moins visible, y compris aux yeux de l’institution scolaire.
Or c’est bien dans l’ensemble des espaces scolaires que se déroule la vie sociale des élèves, qu’il y a besoin de les écouter, que se forge l’apprentissage des codes et des normes scolaires, en même temps que l’apprentissage des savoirs et des compétences, entre pairs. Des enquêtes portant sur le confinement du printemps 2020 mettent en lumière la nécessité de ces espaces-temps dans la scolarité, transposables très difficilement à la maison. L’analyse des espaces amène donc à mieux comprendre ce que recouvre la notion de « vie scolaire » et la manière dont elle est prise en charge par les différents personnels de l’établissement, dans les différents espaces qu’ils occupent. 

Sans prétendre à l’exhaustivité, et à partir d’études portant sur la professionnalité des conseiller·es principal·es d’éducation (CPE) notamment, sur l’histoire de l’éducation et empruntant à la sociologie et à la philosophie, ce Dossier de veille présente une cartographie sommaire des espaces des établissements du second degré : l’objectif est de mieux comprendre quelle division du travail peut être à l’œuvre entre les personnels, et comment ces derniers accompagnent la socialisation ou l’apprentissage de la citoyenneté des élèves dans ces espaces.
Nous poursuivrons ces analyses dans le cadre plus large de l’espace social des élèves hors cadre scolaire, en nous appuyant sur le droit à l’éducation et à l’aune des « nouvelles » problématiques éducatives évoquées par le chercheur Benjamin Moignard : quel rôle des personnels, et notamment les CPE, dans le contact avec les familles, avec les partenaires extérieurs ? Quelle complémentarité avec les missions de direction ? Au final, les problématiques de la place de l’école dans la société, de son ouverture sur l’espace public s’invitent au cœur même des établissements, dans le quotidien des personnels de vie scolaire.

lundi 14 décembre 2020

Rendez-vous en didactique : Recherches, dialogues et plus si affinités…

 

Le Laboratoire de Didactique André Revuz organise un colloque du 30 mai au 3 juin 2022 intitulé : Rendez-vous en didactique : Recherches, dialogues et plus si affinités… 

Les chercheurs et chercheuses en didactique des disciplines travaillent au sein d’environnements théoriques et épistémologiques variés, souvent spécifiques de leur didactique. Mais, les lignes entre les différentes didactiques bougent, les cadres théoriques circulent parmi elles et en même temps les évolutions curriculaires décloisonnent certaines disciplines scolaires. Dans ce contexte, de nouvelles questions et de nouveaux objets de recherche émergent nécessitant des approches didactiques plurielles. S’emparer, préciser et développer les nouvelles questions de recherche sont autant d’invitations au dialogue entre didactiques et au croisement des regards et des perspectives. 

S’appuyant sur une organisation originale et volontariste, ce “Rendez-vous en didactique” est une occasion unique de confronter nos approches et de projeter nos communautés de recherche en didactique des mathématiques et des sciences de la nature vers des horizons scientifiques pluri- (voire inter-) disciplinaires féconds. Ce colloque sera structuré autour des six thématiques scientifiques du LDAR : pratiques et formations des enseignants, approches sémiotiques et langagières, usages des technologies numériques, approches didactiques de l'évaluation, conceptions et usages de ressources, transpositions recherche-formation-enseignement. 


Pour plus d’information, consulter la page dédiée : https://www.ldar.website/colloque-ldar

Appel à communication orales et affichées : avril 2021 

dimanche 13 décembre 2020

Apprendre à lire des documents composites, en classe de géographie aussi !

 

Jean-François Thémines consacre un billet sur son blog au denier numéro de la revue Pratiques. Linguistique, littérature, didactique (n°185-186), dirigé par Anne Leclaire-Halté et Luc Maisonneuve et consacré à "Lire des documents composites en classe".

Les situations de lecture de document composite sont massivement constitutives de l’enseignement de la géographie, mais… elles ne donnent pas lieu à un enseignement identifié comme tel, encore moins explicite... [...]

Pour la didactique de la géographie, l’angle que j’ai choisi est celui d’une articulation entre éléments d’épistémologie de la géographie, modèles de sémiotique et constats opérés au sujet des pratiques du document les plus courantes dans la géographie scolaire du secondaire : Comment des élèves lisent un document composite en géographie. Un modèle d’analyse épistémologique et sémiotique en didactique de la géographie : https://journals.openedition.org/pratiques/8416

Le texte démarre donc sur le rappel de ce résultat massif des recherches en didactique de la géographie : celle du réalisme épistémologique qui caractérise la production de savoirs dans la discipline scolaire (Audigier, 1996 ; Tutiaux-Guillon, 2004). Le document, composite ou  non, ou plus exactement ses usages, l’amènent à fonctionner auprès des élèves comme un substitut du réel (Margairaz, 1988). Il participe à « produire l’illusion que les professeurs, les savoirs enseignés et finalement les élèves sont de plain-pied au monde » (Thémines, 2002, p. 48)...

Lire la suite de l'article sur le blog de Jean-François Thémines


mardi 8 décembre 2020

L’album Panini, un outil de l’enseignant géographe ?

Xavier Leroux, « L’album Panini, un outil de l’enseignant géographe ? », EchoGéo [En ligne], 53 | 2020, mis en ligne le 30 octobre 2020, consulté le 08 décembre 2020. URL : http://journals.openedition.org/echogeo/19763 ; DOI : https://doi.org/10.4000/echogeo.19763 

L’article se propose d’étudier la pertinence de l’album Panini Collectionne Tourcoing pour développer des connaissances culturelles et spatiales pour lequel il a été pensé. En tant que première chez cet éditeur, le support invite les enfants à récolter 50 vignettes représentant le patrimoine et les lieux emblématiques de la ville. Une enquête visant à l’identification des lieux représentés sur ces vignettes et menée dans quatre classes élémentaires (des élèves de 9 ans en CE2 jusqu’à des élèves de 11 ans en CM2) de la commune testera la validité de ce support qui pourrait accompagner l’enseignement de la géographie. 

 L'article ici.

L’organisation de l’espace mondial chez les enfants : les contours d’une géopolitique enfantine

Anne-Cécile Ott, « L’organisation de l’espace mondial chez les enfants : les contours d’une géopolitique enfantine », L’Espace Politique [En ligne], 40 | 2020-1, mis en ligne le 21 octobre 2020, consulté le 08 décembre 2020. URL : http://journals.openedition.org/espacepolitique/7997 ; DOI : https://doi.org/10.4000/espacepolitique.7997 

 

Les géographes francophones se sont peu intéressés aux représentations enfantines du monde et des espaces de petite échelle de manière plus générale. Cet article, qui s’appuie sur une enquête de terrain menée auprès de 248 enfants âgés de 6 à 10 ans dans quatre écoles primaires parisiennes, montre que les enfants ont bel et bien des représentations du monde, et qu’elles révèlent des enjeux politiques forts. Les différentes activités menées (dessin, discussions, épreuve par tâches ; observation et entretiens avec les enseignants) permettent de retracer les contours d’une véritable géopolitique enfantine. Il s’agit alors de voir comment cette dernière se construit et dans quel(s) contexte(s). L’organisation de l’espace mondial par les enfants reflète l’image d’un monde hiérarchisé qui souligne l’existence d’un sens politique et social dès le plus jeune âge. Mais les différences de traitement entre les espaces et les sociétés, parfois expliquées et justifiées par les enfants eux-mêmes, doivent également se comprendre à partir de l’analyse de l’influence de différentes instances socialisatrices (la famille, l’école, les médias). Retracer la genèse des représentations enfantines du monde permet donc de montrer que certains découpages du monde sont intégrés dès l’enfance et que la socialisation primaire est fondamentale pour comprendre les rapports de forces qui structurent l’espace mondial contemporain. 

L'article ici.

mardi 1 décembre 2020

Concours Carto 4ème édition

Le Concours Carto 4ème édition est rendu à l’épisode 10 cette semaine avec une carte sur le Malawi qui doit départager les 11 binômes en lice pour une place pour le 2nd tour de ce concours. Les cartes sont visibles ici : https://www.concourscarto.com/cc4/malawi/ 

Un petit rappel pour celles et ceux qui découvriraient ce concours : 14 épisodes au 1er tour, 2 binômes qualifiés pour chaque épisode. Bon lecture!

vendredi 27 novembre 2020

La maquette, un outil au service d’une éducation aux risques

David Bédouret, Raphaël Chalmeau, Christine Vergnolle-Mainar, Marie Pierre Julien, Jean-Yves Léna et Anne Calvet, « La maquette, un outil au service d’une éducation aux risques »Mappemonde [En ligne], 129 | 2020.
 
La maquette est un outil efficient pour une éducation aux risques. En effet, elle peut favoriser la construction d’une culture du risque, la conscientisation de la vulnérabilité du territoire proche et vécu et la réflexion sur la résilience de la société. L’ingénierie éducative mise en place autour de l’élaboration de la maquette met en contact les élèves avec d’autres acteurs du territoire et elle développe les échanges et les débats. La maquette est donc, dans cette ingénierie, un outil heuristique, de prospective et de formation à la citoyenneté. 
 
Pour lire l'article sur M@ppemonde, cliquer ici.

 

lundi 23 novembre 2020

Olympiades de géographie


Pour la 3ème année consécutive, le CNFG, en partenariat avec le ministère de l'Education Nationale et de la Jeunesse, organise les Olympiades nationales de la géographie.

Ce concours est destiné aux élèves de 1ère des lycées généraux et technologiques. A travers des épreuves de composition écrite, de cartographie et de terrain, il vise à sélectionner une équipe de 4 lycéen.ne.s pour représenter la France aux Olympiades internationales de géographie. Celles-ci auront lieu durant l'été 2022 à Paris à l'occasion du congrès annuel de l’Union géographique internationale pour les élèves qui s'inscriraient cette année. 

N'hésitez pas à relayer cette information le plus largement possible auprès de vos réseaux respectifs dans le secondaire.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 janvier 2021. Plus d’informations (inscriptions, calendrier, modalités, ressources, etc.) sur http://www.cnfg.fr/olympiades-de-geographie/