L'Université de Genève propose un poste d'assistant-es à l'IUFE et au département de Géographie et Environnement. La personne recrutée disposera d'un contrat de 5 ans pour réaliser sa thèse tout en enseignant au sein de l'université. Les candidatures sont ouvertes jusqu'ai 9 mai 2022.
entete
Nous avons créé ce blog dans l'intention de faire connaître les travaux de recherche en didactique de la géographie. Notre objectif est également de participer au renouveau de cette discipline, du point de vue de ses méthodes, de ses contenus et de ses outils. Plus globalement nous espérons que ce site permettra d'alimenter les débats et les réflexions sur l'enseignement de l'histoire-géographie, de l'école à l'université. (voir notre manifeste)
mercredi 6 avril 2022
jeudi 17 mars 2022
Enjeux d’une formation universitaire au métier d’enseignant en géographie par l’épistémologie de la discipline
Le Réseau des INSPÉ organise de mars à juin 2022 la 8ème édition du Printemps de la Recherche en Éducation. L'enjeu de cette manifestation est de promouvoir et de mettre en évidence les apports des recherches en éducation à la formation des enseignants et personnels d’éducation.
PRINTEMPS DE LA RECHERCHE EN ÉDUCATION 2022
« Enjeux d’une formation universitaire au métier d’enseignant en géographie par l’épistémologie de la discipline »
Mardi 17 mai 2022 de 16h30 à 17h30
Conférencier : Jean-François THÉMINES, professeur des universités en géographie, ESO UMR 6590, Université de Caen
Modérateur : Sylvain GENEVOIS, INSPÉ de l’académie de La Réunion
La conférence propose une revue des travaux principalement francophones qui prennent pour objet l’appropriation de contenus d’épistémologie de la géographie (et plus largement du champ des savoirs géographiques y compris non disciplinaires scolaires ou universitaires) par les étudiants et les enseignants débutants dans ou en vue de l’action dans la classe ou en amont de celle-ci. Cette revue présente un tableau organisé autour de trois paradigmes, caractérisés notamment par leur manière de penser le rapport entre communauté/professionnalité des chercheurs d’un côté, communauté/ professionnalité des professeurs de l’autre ; donc caractérisés par leur façon de configurer les situations d’enseignement/formation universitaire à partir desquelles des résultats de recherche sont produits sur cette appropriation. Ces trois paradigmes : applicationniste, expérientiel et critique, seront présentés à partir de travaux qui les incarnent de manière exemplaire. Le propos se conclura sur une esquisse pour une progression des situations d’usage ou de mise en œuvre de savoirs épistémologiques dans la formation au métier d’enseignant en géographie le long du continuum licence-master MEEF-T0 à T3.
Pour s'inscrire : rendez-vous sur Livestorm.
Pour accéder aux autres conférences du Printemps de la Recherche 2022 : consulter le site du réseau INSPE
lundi 7 mars 2022
CR d'ouvrage: Thierry Philippot & Jean-François Thémines (dir.), 2021, Aux frontières du travail enseignant. Géographies de professionnalités mouvantes. Rouen, Presses Universitaires de Rouen et Le Havre
Organisé autour de deux parties (« Géographies du travail enseignant » et « Nouvelles frontières professionnelles à l’École et en dehors de l’École », cet ouvrage collectif issu du séminaire ESTER (Espaces et Territoires) dirigé par Thierry Philippot et Jean-François Thémines expose le projet séduisant de mobiliser quelques concepts essentiels de la géographie (territoire et frontière surtout), dans un contexte de renouvellement épistémologique autour de la notion d’habiter, le tout au service de l’analyse d’un travail enseignant fortement bouleversé depuis quelques années.
Les contributions offrent des terrains variés (celui de la classe dans sa forme la plus classique bien sûr mais d’autres comme la prévention du décrochage scolaire, l’inclusion des ULIS, la promotion de la santé…) dans des cadres spatiaux (collèges urbains, RPI…) et temporels (des dispositifs arrivés à terme comme la réforme des rythmes scolaires ou le dispositif PMQC ou d’autres ayant encore cours) également diversifiés. Les méthodologies employées sont également variées entre les entretiens, les études d’impact, les carnets ou les photographies commentées.
On saisit bien au fil de la lecture que le territoire d’exercice des enseignants n’est plus le sanctuaire qu’il a été du fait de l’apparition de nouveaux acteurs contribuant, de manière injonctive (et c’est une donnée centrale à prendre en compte), à de nouvelles formes de co-enseignement.
La conséquence est ambivalente : positive parce qu’elle croise de manière enrichissante les cultures de travail et contribue à améliorer une identité professionnelle des enseignants généralement faible du fait d’une vie solitaire ponctuée de visites généralement infantilisantes ; négative parfois ou du moins déstabilisante car le partage de territoire, parfois vécu comme une réelle dépossession, ne se fait pas sans tensions de divers ordres.
Le statut des co-intervenants entre naturellement dans l’équation : qu’il s’agisse d’assistants d’éducation, d’animateurs chargés des temps périscolaires ou de pairs comme les enseignants surnuméraires du dispositif PMQC, la légitimité n’est pas la même et l’acceptation du partage de territoire et des tâches à accomplir s’en trouve facilitée ou non.
L’espace de travail apparaît donc condition et ressource. Les reconfigurations engendrées dans son occupation amènent inévitablement des reterritorialisations, des établissements de frontières plus ou moins poreuses. Et comme le disait George Perec (2000) cité dans la contribution de Cédric Aït-Ali et Ludivine Germa : « Vivre c’est passer d’un espace à l’autre en essayant le plus possible de ne pas se cogner ». Le « territoire éducatif partagé » (Marcel) ne se décrète pas et ne se laisse pas définir facilement.
Un travail dans lequel on rentre bien sur la forme (la lecture cumulative des textes se fait de plus en plus éclairante au fur et à mesure qu’on les parcourt - on ressent bien là qu’il ne s’agit pas d’un format colloque ou les contributions sont juxtaposées artificiellement mais que le format séminaire offre le réel intérêt d’un partage de référents théoriques qui aide le lecteur à s’y repérer) mais également sur le fond puisqu’il offre une opportunité à la géographie de sortir du cadre dans lequel elle est habituellement circonscrite pour participer à la réflexion d’un autre champ, celui des professionnalités enseignantes et de leurs espaces mouvants.
Table des matières
Introduction générale : Jean-François THEMINES, Thierry PHILIPPOT, Anne-Laure LE GUERN – Une approche géographique du travail enseignant Première partie : Géographies du travail enseignant
Chapitre 1 : Thierry PIOT – Nouveaux territoires pour l’agir professionnel des enseignants : l’exemple de la prévention contre le décrochage scolaire en collège.
Chapitre 2 : Anne GLAUDEL – Espace – activité – discours : comprendre les discours d’enseignants de l’école primaire en situation didactique
Chapitre 3 : Thierry PHILIPPOT – L’habiter : une entrée pour penser les évolutions du travail enseignant à l’école primaire
Chapitre 4 : Jean-François MARCEL – Eléments de modélisation du partenariat en éducation. Pratiques, collectif de travail et territoire partage Seconde partie : Nouvelles frontières professionnelles à l’École et en dehors de l’École
Chapitre 5 : Jean-François THEMINES – Ce que la réforme des rythmes scolaires a changé au travail de professeurs des écoles : une approche par la géographie
Chapitre 6 : Karine BONNAUD – Le territoire partage à travers un collectif d’enseignants, étude d’impact et réforme des rythmes scolaires
Chapitre 7 : Cédric AÏT-ALI, Ludivine GERMA – Regards d’enfants sur les frontières éducatives. Présentation d’un outil méthodologique
Chapitre 8 : Eric SAILLOT – Enjeux de territoires et nouvelles professionnalités au sein des dispositifs « plus de maitres que de classes »
Chapitre 9 : Carine SIMAR, Corinne MÉRINI, Marie-Renée GUÉVEL – Le travail en situation d’intermétiers aux confins des territoires : dynamiques des interactions dans le cadre d’un dispositif de promotion de la sante
Conclusion générale : Jean-François THEMINES, Anne-Laure LE GUERN – Géographies de professionnalités en mouvement : de la recherche à la formation
mercredi 23 février 2022
Retour sur le séminaire "Publier en didactique" - 3 février 2022 Lille
- La gestion des expertises avec Richard Etienne (Directeur de la publication de la revue Éducation et socialisation) en réactants et Chantal Amade-Escot (membre du comité éditorial de la revue Education et Didactique) et Elisabeth Menouar et Dalila Moussi (revue Recherches en Didactiques)
- Le travail d’expertise avec Joachim Dolz (Université de Genève, didactique du français) en réactant et Véronique Lemoine (Atilf, Nancy, membre du comité éditorial de ReD) et Sylvain Doussot (Cren, Nantes).
- Anticiper l’expertise Sandrine Aeby-Daghé (université de Genève) en réactant et Maryline Coquidé (Institut Français de l’Education, Ecole Normale Supérieure de Lyon) et Caroline Leininger (LDAR, Paris)
- Lectures des expertises par les auteurs avec Xavier Sido (Théodile-CIREL – Lille, membre du comité éditorial de ReD) en réactant et Bernadette Kervyn (LAB-E3D, Bordeaux) et Zoé Mesnil (LDAR, Paris)
lundi 3 janvier 2022
Colloque UGI 2022
Le colloque UGI - commission didactique de la géographie aura lieu les 12 et 13 juillet 2022 à Rennes. L'appel à communication a été repoussée jusqu'au 15 février 2022. Vous pouvez proposer des communications en anglais et en français. En savoir plus ici
Le colloque principal de l'UGI aura lieu du 18 au 22 juillet 2022 à Paris. Plusieurs sessions concernent l'enseignement et l'épistémologie de la géographie. Vous pouvez proposer des communications s'inscrivant dans ses sessions :
Enseigner la géographie dans l’enseignement supérieur, maintenant et dans les 10 ans à venir - Coordinatrices : Laura Péaud et Camille Vergnaud. En savoir pluslundi 13 décembre 2021
Compte-rendu d'ouvrage "A quoi sert la géographie ?"
Perrine Michon et Jean-Robert Pitte (dir)
A quoi sert la géographie ?
PUF, 2021, 441 p, 25 euros
Initialement prévu pour célébrer le bicentenaire de la Société de Géographie après la tenue du colloque dédié, cet ouvrage de cinq parties le précède finalement au vu des contraintes sanitaires.
L’introduction revient sur les critiques qui émergent envers l’objet de la géographie trop large, trop imprécis, sans surprise (contrairement à l’histoire) et accessible à tous depuis la démocratisation des voyages et l’omniprésence des images. A l’appui de l’activité de la liste geotamtam, Jean-Robert Pitte écorne les thématiques de la culture « woke » issues des campus américains que reprennent nombre de géographes actuels à qui il reproche également l’entre-soi et le jargonnage.
La première partie pose la question du titre « A quoi sert la géographie ? »
Jean Baechler pose l’idée que n’importe quelle réflexion ne peut omettre des considérations géographiques et qu’il est difficile de donner à la géographie un objet propre. N’est-elle pas d’ailleurs davantage discipline que science pour lui ?
S’ensuite une histoire de la géographie par Paul Claval et un focus sur l’histoire de la société de géographie par Jacques Gonzales qui rappelle que son but est de « concourir aux progrès de la géographie ». On y valorise la découverte de nouveaux territoires au XIXème siècle et, malgré des hauts et des bas, son bilan apparaît riche avec une augmentation de la cartographie du Monde.
Jean-Louis Tissier revient sur l’œuvre de Vidal de la Blache tandis que Alain Miossec pointe lui aussi l’objet trop large de la géographie ainsi que l’hyperspécialisation associée qui lui fait perdre son essence. Il y relit Max Sorre et Jean Brunhes qui avaient déjà des clés de lecture pour apprécier les soucis de la pandémie actuelle de Covid-19.
Sylvie Brunel affiche un véritable plaidoyer envers la géographie et son potentiel de lecture géosystémique d’une France à la traine sur la scène mondiale.
Dans une copieuse seconde partie, l’ouvrage traite de « Ce que peut la géographie pour le monde d’aujourd’hui ».
Antoine Le Blanc et Olivier Milhaud évoquent les prisons et le sport LGBT.
Micheline Hotyat soulève l’intérêt pédagogique de la pratique du terrain « dès l’enseignement secondaire ». Son exemple des effets de la saisonnalité des floraisons en biogéographie est éclairant pour éviter les confusions et légitimer plusieurs passages sur le terrain.
Céline Vacchiani-Marcuzzo évoque la modélisation du peuplement sud-africain tandis que Gilles Palsky et Emmanuèle Cunningham-Sabot passent en revue la place des cartes et de la vidéo dans l’apport imagé de la géographie.
La géopolitique du réchauffement climatique est abordée par Béatrice Giblin avec notamment la question de la part des responsabilités de chacun sur les causes et les conséquences.
Amaël Cattaruzza revient sur les différences de définitions du cyberespace et de l’espace numérique alors que Philippe Boulanger et le colonel Arnaud de Vachon abordent les liens étroits entre stratégie militaire et espace.
Anne Geppert expose les liens forts en géographie (science fondamentale) et urbanisme (qui est opérationnel) mais pas assez à son goût dans le domaine environnemental (ce qui amène des dérives technicistes).
Paul Arnould relit les discours et actes sur l’environnement avec parfois mise en lumière de solutions pires que les maux qu’elles cherchaient à combattre.
Gérard-François Dumont revient sur les variétés de peuplement et la diversité des dynamiques de population.
Enfin, Jean-Robert Pitte expose une approche géographique par les cinq sens pour rééquilibrer les choses à l’appui des 89 % de Français qui privilégient la vue en matière d’approche de la géographie et de l’héritage très paysager de la géographie classique.
La troisième partie « Les champs de la géographie » rassemble quelques témoignages de professionnels de divers horizons.
On y trouve des créateurs d’entreprises ayant renoncé à la carrière académique (Patrick Poncet et Olivier Vilaça), un ingénieur paysagiste (Vincent Piveteau), un responsable de presse racontant l’aventure de la revue « Carto » (Alexis Bautzmann) mais aussi un élu, connu du milieu, Christian Pierret qui relate avec passion le succès du FIG dont il a été à l’initiative.
Cette partie comporte aussi, par Jérôme Fouquet et Gautier Jardon, le résultat d’un sondage IFOP « les Français et la géographie » mené en mars 2021. Concernant la bivalence, les avis semblent équitablement tranchés. L’enseignement de la discipline y est plutôt décrié même si la géographie apparaît utile à la compréhension du monde en suscitant l’envie de voyager. Dommage ici que rien ne soit dit sur le panel de ce sondage et qu’il n’y ait ni tableau, ni graphique pour aider à la lecture des résultats.
La partie se termine sur le témoignage d’un enseignant député, Bruno Studer, qui fait la transition vers la suite du livre en appelant de ses vœux un renforcement de l’enseignement de la discipline.
La quatrième partie directement liée à nos professions s’intéresse donc à « Quelles formations et quels enseignements pour rendre la géographie populaire ? »
Elle compte les confidences de la philosophe Souâd Ayada sur la construction des programmes scolaires et le témoignage passionné de Christian Grataloup sur le couple histoire-géographie.
On trouve aussi un retour de Franck Collard sur des expériences dans le secondaire ainsi que d'Olivier Godard qui revient sur l’apport du concours Carto en 4ème. Sont présents ici également les résultats d’une enquête interne de l’APHG qui montre une légère domination du temps d’enseignement de l’histoire sur la géographie, un constat à nuancer par le fait que les enseignants interrogés demeurent enthousiastes avec les contenus et les programmes actuels de géographie. Leurs outils sont variés, leurs pratiques également…mais il ne s’agit là que d’une partie de la population de ces enseignants.
Florence Smits, inspectrice générale de l'éducation nationale, évoque la différence entre les programmes d’histoire qui présentent un caractère « fini » et ceux de géographie, plus ouverts. Elle est optimiste sur la part des enseignements ciblant la géographie à l’agrégation interne ainsi que sur l’introduction de la géopolitique au lycée.
Christine Vergnolle-Mainar et Brice Gruet pointent du doigt le fait que les finalités civiques de la géographie sont peu perçues par les non spécialistes. Ils prennent appui sur l’ancrage scientifique de la géographie critique tout en mettant en garde de ne pas tomber dans un certain militantisme. Si la priorité est de faire aimer la discipline, comment faut-il s’y prendre ? Via des projets et un minimum d’épistémologie pour montrer aux enseignants peu familiers que la géographie ne change pas si radicalement au gré des évolutions de programmes scolaires.
Jérôme Dunlop montre que la géographie avec ses outils (échelles, différenciation spatiale, écosystème) permet d’investir la complexité du monde actuel où l’engagement citoyen, face à l’inévitable transition, est nécessaire.
L’école primaire est très brièvement évoquée à travers le texte d'Alexandra Baudinault qui revient sur le passage de l’espace vécu à l’espace perçu puis à l’espace conçu et qui a au moins le mérite de dire un mot sur le cycle 1 et le cycle 2.
Perrine Michon et Philippe Thiard investissent la question de la professionnalisation via les SIG, la cartographie et l’aménagement.
Enfin, le témoignage du journaliste Jamy Gourmaud de l’émission « C’est pas sorcier » qui s’affiche comme un passeur, un acteur devant attentivement travailler les étapes de conceptualisation et de vérification pour maîtriser son sujet tout en ne négligeant pas la mise en scène orale pour réenchanter le spectacle du Monde.
La dernière partie « Entretiens avec des écrivains géographes » donne d’abord la parole à Michel Bussi, Jean-Baptiste Maudet et Emmanuel Ruben.
On y cite Julien Gracq et Georges Perec et on sent là que les frontières entre le scientifique et le littéraire sont poreuses. Est formulée la critique envers le style d’écriture académique, moins poétique qu’avant/qu’en littérature, car dépendante de la course à la publication (notamment en anglais). Est évoquée aussi l’idée de glisser des concepts de géographie dans les écrits littéraires pour tenter de séduire le grand public.
On trouve également le témoignage d'Erik Orsenna sur l’importance des interactions et celui de Jean-Louis Tissier et Antoine de Baecque sur le rôle de la marche dans la pratique du terrain.
L’ouvrage se clôture sur le manifeste de la Société de Géographie pour tenter de redonner du goût à la discipline/science et sur quelques propositions. On relèvera parmi elles l’idée de vouloir former les historiens du second degré en géographie pour casser le déséquilibre de cette bivalence artificielle mais rien n’est hélas dit sur le premier degré qui reste pourtant le point de départ…
Quelques coquilles à signaler :
- p 12 : « Camille Schmoll » est prénommée « Catherine »,
- p 124 : « d’avantage » au lieu de « davantage »,
- p 338 : « Bernadette Merenne-Schoumaker » est prénommée « Brigitte ».
jeudi 9 décembre 2021
Mapping ancient Athens
Une équipe d'archéologues et de géographes ont développé un SIG permettant de visualiser sur les traces de l'Athènes Antique. L'interface est ergonomique et facilement utilisable. C'est un projet qui peut permettre de développer des séances en prise avec l'histoire et la géographie en seconde.
lundi 6 décembre 2021
Jacky Fontanabona (1948-2021) chercheur en didactique de la géographie
Chercheur en didactique de la géographie, Jacky Fontanabona était aussi professeur d’histoire-géographie, agrégé de géographie et formateur d’enseignants.
Jean-François Thémines, qui a eu la chance de travailler avec lui comme d'autres chercheur.e.s de l'INRP, retrace son parcours et donne une liste de ses principales publications.
A lire sur le blog de Jean-François Thémines :
Jacky Fontanabona (1948-2021) chercheur en didactique de la géographie
Jacky Fontanabona a été membre du comité de rédaction de la revue Mappemonde jusqu’en 2015-2016 où il a commis plusieurs articles (voir cette sélection).
Il connaissait très bien les travaux de Peirce sur la sémiotique. Son schéma de 2001 sur les statuts sémiotiques de la carte reste toujours très opérant pour comprendre le passage du croquis géographique comme outil de communication au document cartographique comme outil d'investigation.
vendredi 3 décembre 2021
Apprendre la géographie par l'expérience
Le groupe Pensée spatiale de l'Irem a le plaisir de vous annoncer le lancement du site Apprendre la géographie par l'expérience.
Ce site est destiné aux enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur qui ont envie de développer des cours de géographie en prise avec l'expérience des élèves/étudiants. L'objectif est ici d'offrir des ressources théoriques, des exemples de mises en pratiques, qui puissent être reproduits et adaptés dans d'autres contextes.
Une liste de diffusion a été créée pour échanger autour de l'apprentissage de la géographie par l'expérience. Vous pouvez vous inscrire : https://listes.u-paris.fr/wws/subscribe/geoexp.irem
jeudi 25 novembre 2021
Fonds Paul Claval
https://socgeo.com/fonds-paul-claval/
mardi 23 novembre 2021
Aux frontières du travail enseignant. Géographies de professionnalités mouvantes
Thierry Philippot & Jean-François Thémines (dir.), 2021, Aux frontières du travail enseignant. Géographies de professionnalités mouvantes. Rouen, Presses Universitaires de Rouen et Le Havre
Aux frontières du travail enseignant. Géographies de professionnalités mouvantes : l’ouvrage, dirigé par Thierry Philippot et Jean-François Thémines, vient de paraître aux Presses Universitaires de Rouen et le Havre, dans la collection : La professionnalisation, entre travail et formation, dirigée par Richard Wittorski.
Il est issu du séminaire ESTER (Espaces et Territoires) dont les chercheur.es contributeur.rices sont : Anne-Laure Le Guern, Thierry Piot, Éric Saillot, Jean-François Thémines (Université de Caen Normandie) ; Marie-Renée Guével, Corinne Mérini, Carine Simar (Université de Clermont-Ferrand) ; Anne Glaudel, Thierry Philippot (Université de Reims Champagne-Ardenne) ; Cédric Aït-Ali, Karine Bonnaud, Jean-François Marcel (Université de Toulouse).
Pour en savoir plus :
https://jeanfrancoisthemines788063388.wordpress.com/2021/11/22/aux-frontieres-du-travail-enseignant-geographies-de-professionnalites-mouvantes/
vendredi 12 novembre 2021
Séminaire du collectif ApprEs « Espaces d’apprentissages »
Séminaire du collectif ApprEs « Espaces d’apprentissages »
Laboratoire ÉMA (École – Mutations – Apprentissages)
La première séance de la troisième année du séminaire ApprEs 2021-2022 aura lieu le mercredi 24 novembre 2021 de 14h à 16h, à nouveau en présentiel (de préférence), site INSPÉ de Gennevilliers, salle B 018, et possiblement à distance.
Le lien : https://zoom.us/j/3273207724?pwd=cW5YOFRDM0ZmcWs2QTJKRlNubzllQT09
ID de réunion : 327 320 7724
Code secret : HHFY7K
Laurent LANNEAU (Académie de Strasbourg)
Flexibilité et pratiques coopératives en classe
La Forticl@sse est un laboratoire pédagogique Future Classromm Lab situé dans l'école élémentaire de Neuf-Brisach en Alsace (68). Il est à disposition des quatre classes pour y mener des pédagogies actives afin d'atteindre les "compétences du XXIè siècle". Après une année de conception avec les partenaires, l'espace collectif accueille chaque classe dans deux salles et un couloir avec du mobilier flexible et du matériel numérique. Les élèves, par groupes, se répartissent dans les huit zones : enquêter/échanger, concevoir, créer, mutualiser, développer, se détendre, s'isoler et présenter/interagir, pour y mener leurs projets.
Laurent Lanneau, PEMF, chef de projet de cet espace FCL a mené une recherche auprès de ses élèves avec l'enseignant-chercheur Sylvain Connac sur les aménagements flexibles comme facilitateurs de la coopération entre élèves. Ces réflexions ont été transférées dans la salle de classe, plus classique, de Laurent Lanneau. À défaut de mobiliers modulables, ce sont en quelque sorte les élèves qui deviennent "flexibles" grâce aux pratiques coopératives.
La maternelle publique s'inspire de plus en plus de pratiques issues de la pédagogie Montessori. Ces pratiques, hétéroclites, ont souvent un point commun, celui de laisser une forme de liberté nouvelle aux élèves (plus accentuée que d'ordinaire) de déplacements et de mouvements dans l'espace de la classe. Nous proposons de revenir aux racines de ces choix en considérant ce qu'il se fait dans les classes Montessori sur ce point. Ces pratiques mettent en leur cœur l'espace (donc aussi le temps), en les articulant à ce que Maria Montessori appelait une "philosophie du mouvement".
Pour plus d’informations : pascal.clerc@u-cergy.fr
mardi 9 novembre 2021
Colloque « Rendez-vous en didactique » 30 mai 3 juin 2022
Vous pouvez déposer une proposition de communication ici. Vous pouvez aussi vous connecter au site web du colloque et cliquez sur « Mes dépôts » du menu de gauche. Pour votre dépôt, une feuille de style est accessible ici. Les consignes présentées sous la rubrique « Appel à communications » du site web.
lundi 8 novembre 2021
Questionnaire pour les enseignants d'histoire-géographie de collège:
vendredi 29 octobre 2021
Colloque Enseigner la géographie : défis présents et à venir
Les propositions peuvent être faites en français et en anglais.
Accéder à l'appel à communication
Découvrir le colloque IGU CGE Rennes 2022.
jeudi 7 octobre 2021
Séminaire Relations Education et Territoires MRSH Caen (19 et 20 octobre 2021)
Le pôle FETE (Formation Education Travail Emploi) de la MRSH de Caen, l’UMR ESO et le Céreq organisent un séminaire consacré aux Relations entre Education et Territoires à la MRSH Caen.
Ce séminaire se tient en deux temps :
Mardi 19 octobre 2021, 14h – 18h : Séminaire de l’Observatoire Education et Territoires
avec, de 14h à 16h30, la présentation de cinq thèses/recherches doctorales :
- Anne Chiardola : La typicité des enseignants de l’école rurale : entre territoire et numérique
- Cécile Tybin : Etude de la mobilité des personnels éducatifs exerçant en zone rurale
- Alicia Buissonnet : Orientation et territorialité (à partir de trois territoires différents (rural-montagne, quartier sensible urbain et piémont alpin)
- Anne Balland-Siccard : Ruralité et construction des choix d’orientation : Une comparaison de collèges dans les milieux ruraux
- Quentin Brouard-Sala : Dépassement des fonctions sectorielles des politiques à destination des jeunes : tensions et complémentarités avec l’aménagement des bourgs de Normandie.
et, de 16h30 à 18h, les présentations des travaux :
- du GRD Ruralités et « ambition scolaire » coordonné par Anne-Laure Le Guern (Université de Caen Normandie, CIRNEF),
- de l’Observatoire Education et Territoires coordonné par Anne Chiardola
Mercredi 20 octobre 2021, 14h-16h : Présentation débat autour de deux ouvrages de Pierre Champollion (EA 4571Education, cultures, politiques, Observatoire Education et Territoires)
Barthes, A., Champollion, P. & Alpe, Y. (dir.) (2017). Permanences et évolutions des relations complexes entre éducations et territoires. Londres : ISTE. 349 p.
Champollion, P. (dir) (2020). Territorialisation de l’éducation. Londres : ISTE, 244 p. https://www.istegroup.com/fr/produit/territorialisation-de-leducation/
Lien vers le site de l’Observatoire Education et Territoires :
https://observatoire-education-territoires.com/
Pour en savoir plus : Blog de Jean-François Thémines
mardi 5 octobre 2021
Call for Papers: Association of American Geographers (AAG) Annual Meeting, New York, 25 February-1 March 2022
Wicked Problems – Challenges and Opportunities for Geography Education
Sponsored by the Geography Education Specialty Group
Organizers: Roger Baars (Kyoto University) and Thomas Larsen (University of Northern Iowa)
- Exploring how human-environment and spatial thinking can contribute toward teaching and learning about wicked problems
- Tracking how students develop more sophisticated understandings of wicked problems in geography
- Communicating issues of uncertainty, ambiguity, and temporality in geography courses
- Managing emotions (e.g., anxiety and hope) and affect in teaching wicked problems
- Examining moral and ethical aspects (e.g., environmental justice and racism) of teaching about wicked problems
- Integrating concepts of consensus, multi-stakeholder involvement, and context specificity in teaching geography
- Seeking to unify knowledge in a siloed education system
- Proposing new pedagogical approaches (e.g., problem-based, experiential, situational learning)
vendredi 24 septembre 2021
Séminaires du réseau RIICLAS
Trois axes de recherche larges et ouverts ont été retenus qui permettent à la fois d’assumer des problématiques transversales et issues de champs disciplinaires variés et de parvenir à un transfert des recherches conduites vers la formation initiale et continue du corps enseignant.
- Pratiques et représentations
- Ressources pour enseigner
- Diversité des territoires
Intervenants
nathalie.wallian@univ-reunion.fr
Professeur en Sciences de l’Education à l’Université de La Réunion (INSPE)
Sylvain Genevois
sylvain.genevois@univ-reunion.fr
Maître de Conférences à l’Université de La Réunion (INSPE, Laboratoire ICARE)
Eleda Robo
eleda.robo@inspe-guyane.fr
Pour faire suite à cette première présentation, Eléda ROBO proposera une intervention sur « La contextualisation des enseignements mathématiques dans deux territoires de l’Outre-mer français : la Polynésie française et la Guyane française. »
vendredi 3 septembre 2021
Séminaire Géocapabilités
Dans le cadre du projet Geocap 3, un webinaire est organisé pour présenter comment enseigner la géographie autrement avec les géocapabilités. Ce séminaire est ouvert à tous les enseignants, formateurs, tuteurs qui le souhaitent. Il aura lieu le 14 septembre à 18h heure de Paris (en anglais);
mercredi 11 août 2021
Compte rendu de la session sur les Geocapabilités mercredi 11 aout 2021, Conférence IGU, Prague
Compte rendu de la session sur les Geocapabilités mercredi 11 aout 2021, Conférence IGU, Prague
Caroline Leininger-Frézal, maitre de conférences, Université de Paris
La commission « geography education » de l’IGU tient son colloque à Prague du 10 au 14 aout 2021. Une session du colloque a été dédié à la théorie des Géocapalités et à ses derniers développements dans le cadre du projet Geocap 3 . Pour comprendre la théorie des géocapabilités.Quatre présentations se sont succédées :
· Using a social justice framework to consider the application of a GeoCapabilities approach in secondary schools serving young people in less privileged social and economic communities Mary Biddulph
· Bridging the divide: teaching about migration and drawing on academic geography to support the development of the school geography curricula. Tine Béneker
· Teaching about migration using a GeoCapabilties approach – ‘vignettes’ as a way for teachers to connect with disciplinary knowledge Caroline Leininger, Luc Zwartjes
· Evaluating the GeoCapabilties approach to teaching about migration David Mitchell, Martin Hanus
L’enjeu de cette session était d’inscrire la théorie des geocapabilités dans une perspective de justice sociale. Comment l’approche par geocapabilités peut aider les enseignants à lutter contre les inégalités d’apprentissage en géographie ? Comment cela participe aux développements des compétences professionnelles des enseignants ?
La présentation de Mary Biddulph a permis d’éclairer ce que nous pouvons définir comme la justice sociale en éducation au travers de 4 critères ; la justice distributive, la justice relationnelle, la capacité à être acteur (agency) et la solidarité (mutuality). Pour en savoir plus.
La présentation de Tine Beneker était ciblée sur l’enseignement des migrations, sujet du projet Geocap3. Elle a montré les différences de points de vue sur les migrations entre les géographes, spécialistes et les enseignants. Cette présentation a montré tout l’intérêt des collaborations entre les enseignants du secondaire et des chercheurs en géographie.
La présentation de Caroline Leininger et Luc Zwartjes s’est focalisée sur l’écriture et l’usage des vignettes par les enseignants. Comprendre ce qu’est une vignette. Les vignettes constituent un outil pour identifier les enjeux épistémologiques et didactiques des sujets à enseigner. L’écriture des vignettes a un impact fort sur la conception du cours qui en découle. Découvrir les vignettes produites sur les migrations.
La dernière présentation de David Mitchell et Martin Hanus a permis de faire un point sur l’ensemble du projet Geocap3 mais aussi de mettre en évidence les outils développés pour aider les enseignants à évaluer les apprentissages des élèves. Découvrir ces outils.
Pour en savoir plus :


